Entretien avec André Besner candidat à la mairie de Saint-Bruno-de-Montarville

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Par Frédéric Khalkhal
Entretien avec André Besner candidat à la mairie de Saint-Bruno-de-Montarville
(Photo : courtoisie)

Dans le cadre des élections municipales à Saint-Bruno-de-Montaville, chaque semaine nous nous entretiendrons avec un des trois candidats à la mairie. Aujourd’hui, André Besner, seul candidat au sein du parti Équilibre, répond à nos questions.

Pourquoi vous présentez-vous une deuxième fois pour devenir maire à Saint-Bruno?

Parce que je demeure convaincu qu’il faut une nouvelle administration au niveau du maire. Il y a un élément qui est fondamental, que les gens oublient souvent, c’est que lors d’une élection municipale, il y a deux votes. Beaucoup de gens l’oublient. Ce sont deux votes pour deux fonctions différentes. La fonction de conseiller est tendancieusement à temps partiel, alors que le maire travaille à plein temps et qu’il a des fonctions plus larges. De ce côté, Saint-Bruno a besoin d’une personne qui a de l’expérience et qui pourra apporter les changements qui sont requis.

Vous avez été conseiller municipal, vous vous êtes aussi présenté à plusieurs autres élections, comme celle de la commission scolaire des Patriotes ou encore aux élections provinciales dans la circonscription de Verdun en 2012, pourquoi pensez-vous que cette fois, c’est la bonne?

Quand j’ai été conseiller municipal, nous étions trois dans l’opposition. Nous avions demandé de nous occuper de dossiers. On voulait collaborer. Il y avait 20 comités au niveau de la Ville. Martin Murray a tout délégué à ses cinq conseillers et avait refusé de nous donner des responsabilités. À ce niveau-là, j’ai vu qu’il y avait une déficience de gestion au sein de la commission scolaire, et comme j’avais peu de responsabilités reliées à la Ville, j’ai décidé de me présenter aux élections scolaires. Sauf qu’il n’y a pas eu de participation électorale.  Mais quand on est élu, on a beaucoup de citoyens dans son district à s’occuper. C’est une tâche qui prend du temps. Il faut situer comme il faut la chose. Je recevais un appel tous les deux mois de la part de citoyens. Il y avait environ 2500 électeurs dans le district. En ajoutant ceux qui n’ont pas le droit de vote, il y a en tout 3000 personnes. À Saint-Bruno, les demandes étaient rares et quelques-unes étaient répétitives. Un élément chatouilleux chez certains, c’était le bruit des avions.

Quand vous étiez candidat en 2017, vous aviez deux candidats dans votre parti Équilibre. Cette année, vous êtes seul. Personne n’a voulu vous suivre?

J’ai eu des discussions au fil des mois sur ce que cela devrait être. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a une tendance forte pour les candidats indépendants. La réalité, si l’on prend le conseil de Ville actuel à Saint-Bruno, vous avez Joël Boucher, ancien chef d’un parti politique, conseiller indépendant; Caroline Cossette, elle a joint l’équipe du maire et, peu de temps après son élection, elle a démissionné. Jacques Bédard, le plus loyal des serviteurs du maire et maintenant son plus grand ennemi; Louise Dion a quitté l’Alliance municipale; Marilou Alarie a quitté le Parti montarvillois. On se retrouve avec un conseil de Ville qui est dysfonctionnel et des gens qui ont quitté les partis.

Est-ce que vous vous souvenez du slogan du Parti montarvillois en 2017? C’était la force d’une équipe, et elle s’est complètement démembrée. Même Vincent Fortier et Isabelle Bérubé ont créé un autre parti. Donc, quel est l’avantage d’être dans un parti?

Il y en a deux : il y a un aspect financier, puisque lorsqu’on est le chef d’un parti, tous les candidats du parti sont des porte-parole pour le chef. Ce que l’on a vu à Saint-Bruno montre que les gens veulent retrouver leur liberté.

Avez-vous trouvé des candidats?

J’ai discuté avec des gens pour savoir si ça pouvait les intéresser. À force de discuter, j’ai trouvé qu’il était plus avantageux de rester seul comme candidat d’un parti, car il y a un avantage financier comparativement à un indépendant.

Pourquoi les électeurs voteraient-ils pour vous?

J’ai fait un résumé de chacun des engagements électoraux de 2017 et je reprends la quasi totalité de mes engagements de 2017. Le programme de cette année, je ne le dévoile pas maintenant, je le ferai progressivement. Pour le complexe sportif, je préconise un complexe régional avec Saint-Basile et Carignan. Ensemble, on serait plus de 52 000 habitants. J’ai regardé l’exemple de Rimouski. Ils ont fait quelque chose de magnifique dans une ville de 50 000 habitants. Et l’emplacement de ce complexe, je le vois très bien à côté de Niquet Automobiles. C’est une zone entre deux routes, peu utilisée, presque sans maisons, et cela sera un site facilement accessible. L’autre point qui m’intéresse beaucoup, c’est le REM. Je souhaite développer ses avantages très prochainement. Aussi, je souhaite un référendum consultatif pour tout projet majeur d’une certaine importance qui dépasse le million de dollars, pas pour la réfection d’une route. Il faut créer un poste de directeur de développement des affaires. On a une masse de gens d’affaires qui sont sous-représentés et qui sont des payeurs de taxes. Ramener l’harmonie au conseil et à l’agglomération. C’est ce que je disais en 2017. Cela ne fonctionne toujours pas.

La ministre des Affaires municipales souhaiterait imposer des amendes auprès des conseillers s’ils ne respectent pas les règles d’éthique et de déontologie. Quelle est Votre opinion?

Je suis favorable, mais ce que je préconise depuis 20 ans, c’est qu’avant de vouloir se présenter à une élection pour un poste électif, il faudrait que l’on ait des prérequis. Il faudrait des cours préparatoires. Pour bien assumer notre fonction, il faut être préparé. Mais cela ne serait pas une obligation. Il y a une certaine déception du peu de candidats à l’élection à Saint-Bruno. Il y a deux chefs qui se sont construit des équipes. Ça fait des candidats qui peuvent être intéressants, mais on n’a pas eu de candidat indépendant disant ‘’moi, ça m’intéresse et je ne veux pas être dans une équipe’’. Joël Boucher l’avait fait. Ceux qui étaient dans une équipe ont tous débarqué. Alors pourquoi former une équipe qui est peut-être bonne avant l’élection mais qu’après, ça devient douteux. C’est pour ça que c’est si intéressant dans mon rôle, d’être un maire potentiel seul, parce que je n’ai pas d’équipe et que je ne vivrais pas ce que j’ai subi pendant quatre ans, d’arriver et de dire ‘’ça, c’est ma gang et eux ne sont pas avec nous, et vous allez les planter’’. Moi, je serai ouvert et disponible pour créer l’harmonie auprès de tous ceux et celles qui seront élus, peu importe de quel parti.

C’est quoi, la différence qui existe entre vous et les autres candidats au poste de maire ou mairesse?

L’expérience. J’ai une intention ferme de créer une harmonie et d’amener Saint-Bruno ailleurs de ce qu’elle traverse depuis huit ans. Mais l’expérience… vous avez été conseiller municipal comme les deux autres candidats. J’ai été pendant toute une carrière dans une institution financière, et qui dit institution financière dit rigueur. Alors, j’ai une structure, j’ai vécu dans des politiques parfois difficiles, mais une structure qui nous amène à un schéma de pensée et de gestion, et ça, je l’ai, c’est un acquis et je peux vous dire que je le ressens tous les jours. Je suis quelqu’un de discipliné, de conformiste et je m’en vais vers l’avant. Lors d’un débat à la radio, l’animateur était devant moi et, de chaque côté, j’avais les deux candidats. C’était dérangeant de les voir s’affronter. Il risque d’y avoir différents candidats élus et on se retrouvera avec le même schéma que sous Martin Murray.

Si j’étais candidat contre vous, vous me diriez alors que je manque aussi d’expérience?

Non. Je me présente. Je mets sur la table mes projets, je laisse les gens être convaincus. Je ne suis pas un vendeur. Je mets sur la table des propositions et je demande aux citoyens s’ils sont en accord avec ça.

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