En pensée avec les sans-abris

En pensée avec les sans-abris

Le Centre d’action bénévole soulignait la Nuit des sans-abris. (Photo : Frank Jr Rodi)

La 29e Nuit des sans-abris

Le Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs conviait la population à un souper solidaire en plein air, le vendredi 19 octobre dernier. L’événement, qui a attiré plus de 60 personnes, a eu lieu dans le cadre de la 29e Nuit des sans-abris.

Le rendez-vous tenu dans le stationnement du Centre d’action bénévole se déroulait en simultané avec plusieurs autres vigiles de solidarité au Québec. « C’est un événement national, mentionne la coordonnatrice aux programmes familles et solidarité alimentaire du CAB Les p’tits bonheurs, Marie-Ève Lépine. C’est l’occasion pour nous de sensibiliser la population à l’itinérance et à la pauvreté. Ce sont des phénomènes qui existent bel et bien, non seulement dans les métropoles, mais aussi en banlieue, même ici, à Saint-Bruno. »

En 2016, lorsque le CAB a décidé de se joindre au mouvement La nuit des sans-abris pour la première fois, 13 personnes avaient été identifiées sans-abris à Saint-Bruno-de-Montarville. Aujourd’hui, Mme Lépine avance une trentaine d’individus.

D’après elle, personne n’est pas à l’abri de situations vulnérables. En ce sens, elle évoque toutes sortes de coups durs éventuels : perte d’emploi, séparation, problèmes de dépendance, violence conjugale… « Quand une personne est à risque ou en position de vulnérabilité, ce n’est pas long avant qu’une situation se dégrade. C’est quelque chose qui peut arriver à tout le monde », souligne Mme Lépine.

« C’est l’occasion pour nous de sensibiliser la population à l’itinérance et à la pauvreté. Ce sont des phénomènes qui existent bel et bien, […] même ici, à Saint-Bruno. » – Marie-Ève Lépine

Celle-ci rappelle que ces gens dans le besoin peuvent parfois être un voisin, un ami, un parent. « Bref, n’importe qui de votre entourage. »

En ce sens, le CAB Les p’tits bonheurs, en tant qu’organisme qui dessert la population montarvilloise, souhaite sensibiliser la population en général au phénomène de l’itinérance. C’est la raison pour laquelle il a joint le mouvement, en 2016. « L’importance de la sensibilisation, c’est l’idée d’avoir une ville solidaire », de poursuivre Marie-Ève Lépine.

Quoi faire?

Lorsqu’on lui demande comment la population peut prêter assistance, Marie-Ève Lépine répond : « De manière individuelle, chaque citoyen doit être sensible à la cause et à l’écoute, offrir des dons, en argent ou sous forme de denrées, acheter à la friperie du CAB, ou encore devenir bénévole et donner de son temps et de son énergie. »

En effet, lorsque les visiteurs du CAB font des achats à la friperie, l’argent revient à l’organisme pour lui permettre d’offrir des services à la population plus démunie. « C’est une boutique qui roule bien. Tout est ensuite réinjecté dans la communauté », conclut Mme Lépine.

L’activité gratuite se voulait festive et familiale. Parmi les activités entourant la soirée spéciale, soupe et chili avaient été préparés par les jeunes de la Maison des jeunes de Saint-Bruno et l’auteur-compositeur-interprète Jean-François Lessard a offert une performance musicale.

La Nuit des sans-abris

La Nuit des sans-abris est un événement de sensibilisation à la situation de pauvreté, de désaffiliation sociale et d’itinérance qui confronte de plus en plus de Québécois. Lancé en 1997, cet événement a pris de l’ampleur et depuis 2000, il se tient simultanément devant plusieurs organismes qui œuvrent auprès des personnes démunies. Le but premier est de dénoncer la pauvreté et d’inviter la communauté à manifester sa solidarité envers les personnes sans-abris.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous participé à cette Nuit des sans-abris?

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