En faire plus pour l’achat local

En faire plus pour l’achat local

Selon Vincent Fortier, une nouvelle Politique serait proposée vers l’automne. (Photo : archives)

Saint-Bruno-de-Montarville

Les commerçants et fournisseurs de Saint-Bruno pourraient être davantage priorisés quant à l’octroi de contrats pour la Ville grâce à une réforme de la Politique d’approvisionnement.

Au dernier conseil municipal, la conseillère Marilou Alarie avait soulevé des inquiétudes que la nourriture offerte aux déjeuners du maire venait d’un traiteur situé à Sainte-Julie. Martine Verdon, agente d’information à la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville informe toutefois que le traiteur de cet événement est bien de Saint-Bruno.

Ce point a néanmoins démarré une discussion au conseil, à savoir s’il était possible d’en faire plus afin de prioriser les commerces de Saint-Bruno.

Interviewé par Les Versants, le conseiller Vincent Fortier affirme que oui. Que depuis l’adoption des règlements sur la gestion contractuelle et la délégation des pouvoirs en avril dernier, il y avait des intentions de ce côté. « Il y avait des réflexions à savoir si pour la gestion courante des achats et de l’approvisionnement, c’était mieux de réviser la Politique actuelle ou de rédiger une directive au sein de la Ville », explique le conseiller.

Il atteste que c’est une Politique qui est, ou sera, étudiée afin d’être présentée au conseil municipal au cours de l’année. « On croit qu’une nouvelle Politique va pouvoir réorienter les règles et que ça va être bon de revisiter le guide pour les employés de la ville », estime Vincent Fortier.

Orientations

« Ce qui est intéressant dans ce genre de dossier, c’est de voir ce qui peut être amélioré et, s’il le faut, s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. »

– Vincent Fortier

Pas de nouvelles mesures intensives, selon Vincent Fortier. La nouvelle Politique verrait à réitérer certaines mesures déjà existantes en ce qui concerne l’approvisionnement local. « Ce qui est intéressant dans ce genre de dossier, c’est de voir ce qui peut être amélioré et, s’il le faut, s’inspirer de ce qui se fait ailleurs », soutient-il.

Dans la Politique d’approvisionnement actuelle, on peut adjuger un contrat à un fournisseur local, même lorsque son prix est supérieur à un fournisseur de l’extérieur, jusqu’à concurrence de 5 %.

Vincent Fortier entend revoir cette mesure : « Disons qu’il pourrait y avoir une marge selon les différents types de paliers. Pour une dépense de 50 000 $, la marge de 5 % est intéressante, mais pour une dépense de 200 $, pourrait-on agrandir l’écart maximal? Je ne confirme rien, mais c’est ce genre d’avenues qui pourrait être exploré. »

Le conseiller confie aussi vouloir lier un nouvel élément à la Politique, celui du développement durable : « On veut voir à quel point on peut favoriser les entreprises qui ont une approche de développement durable. On pourrait donc prioriser celles qui polluent moins pour un service équivalent. »

Cette volonté s’inscrirait toutefois dans un souci d’équilibre avec la capacité de payer de la Ville.

Un projet de Politique à l’automne

Selon Vincent Fortier, le dossier est entre les mains de la Division des approvisionnements de la Ville qui, vers le début de l’automne, devrait présenter au conseil municipal une nouvelle Politique. « Ils savent déjà les orientations sur l’achat local, le développement durable, etc. Comme élus, nous, on peut juste soumettre nos réflexions et nos attentes. »

Toutefois, le conseiller croit qu’il y a aussi d’autres initiatives qui encouragent l’achat local, telles que le marché public, la Féérie au lac du Village, etc.

Les entreprises aussi pourraient aider à s’assurer que le plus de contrats soient adjugés sur le territoire de Saint-Bruno.

À ce sujet, la conseillère Caroline Cossette avait émis un avis important à la séance du conseil le 14 mai dernier, comme quoi les fournisseurs locaux pouvaient s’inscrire sur le portail municipal des fournisseurs afin d’offrir leurs services : « Si vous connaissez des commerces qui ont envie de vendre leurs produits et services, ils doivent s’inscrire, la plupart ne le savent pas. »

Cette plateforme ne leur garantit pas des contrats, mais leur permet de soumissionner lors d’appels d’offres.