En attendant un ippon contre la COVID-19

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Par Frédéric Khalkhal
En attendant un ippon contre la COVID-19
(Photo : courtoisie)

Le Centre de karaté Saint-Bruno se rappellera de son 25e anniversaire. Le 5 septembre devait être un moment marquant pour l’entreprise sportive de Pierre Rouillier, directeur du centre, un moment un peu gâché par la pandémie mais qui sera célébré.

Les sports de combat ont été les derniers à recevoir l’autorisation des instances gouvernementales pour reprendre leur pratique. « Ça a donné un coup dur à tous les sports de combat. Nous avons fermé le 13 mars pendant trois mois, sans revenus. Heureusement que certains élèves m’ont aidé en continuant leur abonnement », explique celui qui vient d’accrocher à sa ceinture noire, après 30 ans d’efforts, son cinquième dan dans sa discipline, le karaté Kyokushin. Un cinquième dan passé au Japon en novembre 2019.

L’aventure du club de karaté montarvillois a commencé en 1994, alors que le résidant de Saint-Basile-le-Grand venait d’obtenir sa ceinture noire.
En 25 ans, le club a réussi à se bâtir une certaine notoriété et regroupait, avant l’épidémie, 225 membres. « Il y a environ deux semaines, le nombre de membres du club avait baissé de 50 %, mais nous sommes en ce moment en période d’inscription. Notre saison commence véritablement au mois de septembre; l’été est plutôt une période creuse. »

Une chance, la ministre Isabelle Charest dévoilait, le 1er septembre, le plan du gouvernement du Québec pour poursuivre le déconfinement de la boxe, du judo, du karaté, de la lutte, du taekwondo et du kick-boxing. « On a été les derniers à rouvrir nos portes. Nous avons peut-être été moins touchés que d’autres sports de combat, car au karaté, il est possible de s’entraîner sans contact. »

La famille de ceintures noires de M. Rouillier – sa femme policière à Montréal est ceinture noire troisième dan et son fils, ceinture noire – n’a pas attendu l’annonce de la ministre pour trouver des solutions afin de rester en contact avec les membres du club pendant le confinement. « On venait avec ma femme et mon fils au dojo, alors que nous étions fermés, pour faire des capsules vidéo à nos membres. C’est ça qui nous a permis de tenir. »

« Il y a environ deux semaines, le nombre de membres du club avait baissé de 50 %, mais nous sommes en ce moment en période d’inscription. » – Pierre Rouillier

Première règle, la prudence
Les combats sont désormais possibles en respectant certaines règles édictées par la santé publique. Des règles qui ne semblent pas si claires pour Shihan Rouiller, qui a décidé de ne pas reprendre les combats avant d’être certain des mesures à respecter.

La sécurité dans le dojo est d’ailleurs le maître mot depuis que les membres peuvent de nouveau gravir les marches du 1568, rue Montarville.
En plus d’utiliser le désinfectant pour les mains en entrant dans les lieux, chaque élève doit respecter une distance de 1 mètre autour de lui pendant l’entraînement qui se déroule masqué, des collants au sol déterminant l’emplacement de chacun. Un circuit a été établi pour éviter que les arrivants ne croisent les sortants et les vestiaires sont condamnés. « Tout le monde vient en tenue. Nous avons des bouteilles de désinfectant partout. Le sol ou encore les sacs de frappe sont désinfectés en tout temps. On travaille fort pour garder le dojo ouvert. »

Impossible de passer à travers ce 25e anniversaire sans marquer le coup. C’est pourquoi M. Rouillier, sa conjointe, les 10 professeurs du club et les élèves se réuniront le 19 septembre dans le parc du lac du Village, à 10 h 30, pour effectuer une démonstration en public. Ils en profiteront pour en faire une séance de recrutement. «

C’était impossible d’accueillir du public dans le dojo avec les mesures de distanciation. Ce sera un peu comme des portes ouvertes », de conclure M. Rouillier.

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