Employé par l’APES pour l’été: passionné par son emploi

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Par Gabriel Provost
Employé par l’APES pour l’été: passionné par son emploi
Julien Godard a notamment travaillé au marché public de Boucherville durant l'été. (Photo: courtoisie APES)

Julien Godard était employé pas l’Action pour un environnement sain (APES) dans le cadre du programme Emplois d’été Canada. Grâce à cette expérience, il est désormais passionné par l’agriculture.

Âgé de 20 ans et résidant à Saint-Basile-le-Grand, le jeune homme a commencé à travailler pour l’APES grâce au programme d’emploi lancé par le gouvernement fédéral. Cette subvention permet notamment à des organismes communautaires qui n’en auraient pas forcément les moyens d’avoir accès à des employés afin de réaliser certaines tâches durant la saison estivale. 

Besoin d’employés

À l’APES, la directrice de l’organisme, Muriel Steenhoudt, avait notamment besoin de jeunes qui seraient présents comme employés dans les kiosques des marchés publics de Boucherville et Saint-Bruno, qui ont lieu les fins de semaines et qui sont une occasion pour les producteurs locaux de vendre des produits aux différents clients du coin. 

En plus de manquer de bras pour cette première tâche, l’organisme avait également besoin de personnel pour réaliser de l’entretien dans les deux jardins communautaires qui sont sous sa responsabilité à Saint-Basile, en plus d’entretenir les plates-bandes comestibles présentes à la maison des jeunes et à la maison scoute de la municipalité. C’est donc à ces multiples fonctions que Julien a été assigné durant l’été, mais il ne s’y est pas limité. 

C’est que Richard Dufour, vice-président de l’organisme Le Collectif 21, se trouvait parmi les contacts de Muriel Steenhoudt. L’organisme dont M. Dufour est vice-président gère un jardin qui pratique la permaculture, à Boucherville. Ce type de culture vise à développer les sols et la terre en créant des écosystèmes qui respectent la biodiversité. 

Implication bénévole

Voyant là un potentiel d’apprentissage pour son employé d’été, la directrice de l’APES lui a proposé d’aller s’impliquer au jardin de Boucherville en dehors de ses heures de travail afin d’apprendre de nouvelles méthodes desquelles pourraient bénificier les espaces de Saint-Basile dans la production de fruits et de légumes. 

À plusieurs reprises durant l’été, en soirée, Julien Godard prenait donc la route du Collectif 21 afin d’aller en apprendre un  peu plus sur la permaculture auprès de Richard Dufour. À ces visites se sont ajoutées des passages chez des producteurs locaux, notamment une entreprise  montréalaise de culture de champignons.

Mme Steenhoudt demandait à Julien qu’il rédige une chronique chaque fois qu’il était de retour de ses expéditions à Boucherville, chose qu’il a fait à plusieurs occasions. Les textes qui ont été produits et publiés sur le site internet de l’organisme permettent entre autres aux lecteurs de s’immiscer dans le monde du jardinage et d’apprendre de nouvelles techniques. 

« Julien prend vraiment son travail à cœur et il partage les publications de l’organisme et ses amis aussi s’y intéressent. »

-Muriel Steenhoudt

Muriel Steenhoudt mentionne à propos de son employé qu’elle trouve qu’il « prend vraiment son travail à cœur et il partage les publications de l’organisme et ses amis aussi s’y intéressent. » Pour la directrice de l’APES, il s’agit d’une réussite. « Ce sont les jeunes qu’il faut intéresser et qui doivent s’ouvrir à des sujets comme le jardinage et la permaculture, qui sont les techniques de l’avenir. Elles vont profiter aux jeunes, qui eux sont l’avenir. »   

Le vendredi soir, Julien vient bénévolement à la plate-bande communautaire de la maison les jeunes La Butte,  en-dehors de ses cours universitaires, pour entretenir l’espace et y essayer des techniques apprises au C21. Ici, dans l’optique de produire des aliments de qualité par la permaculture, c’est le sol qui est enrichi à l’aide de différents moyens. 

« Le but est de pouvoir créer un sol riche sans utiliser de pesticides ou d’engrais. Tout est dans la préparation du sol avec la création de buttes de paillis, qui se décomposent dans le sol et qui font en sorte qu’il est bon pour plusieurs années et qu’il s’auto suffise », dit le jardinier.   

Avec la saison estivale qui est désormais terminée, le retour en classe et les fonds du gouvernement du Canada qui ont dû cesser, l’APES ne peut garder Julien Godard à son emploi que pour les dernières semaines du marché public de Boucherville. 

Le jeune homme continue cependant à s’impliquer auprès de l’organisme et à entretenir les plates-bandes et jardins, une activité qui lui était inconnue au début de l’été et pour laquelle il a désormais développé une passion. « Mon père et moi comptons louer un espace de jardin communautaire l’été prochain pour être en mesure de continuer la production sur l’espace de permaculture », dit-il. 

Que pensez-vous de l’intérêt que portent les jeunes au jardinage?

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