Edouard Beland devant la cage suédoise

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Par Frank Rodi
Edouard Beland devant la cage suédoise
Edouard Beland a porté les couleurs du Collège Français. (Photo : courtoisie)

Le gardien de but Edouard Beland a été recruté par une formation de hockey de la Suède. Le jeune montarvillois de 15 ans évoluera au niveau J18 cette saison.

Edouard Beland a quitté vers la Suède le 11 septembre. Avant, une fête a été tenue à Rougemont, là où famille, amis, coéquipiers et collaborateurs sont venus souligner son départ. « J’ai vraiment hâte!, lance Edouard Beland, en entrevue avec Les Versants. Ce sera une nouvelle expérience, mais une grosse expérience à vivre. »

Toute une expérience d’ailleurs, puisqu’il sera le seul cerbère de la Suède né en 2007 à jouer J18 cette saison.

C’est à la suite de son passage au Showcase CCM, tenu en mai dernier à Denver, Colorado, qu’Edouard Beland a fait écarquiller bien des yeux.

Le Showcase CCM est un événement d’envergure dans le recrutement des jeunes espoirs de hockey pour les clubs juniors des collèges et des universités américaines. Pour le gardien de but de Saint-Bruno-de-Montarville, ce fut là l’occasion de se faire valoir aux yeux de nombreux dépisteurs et entraîneurs.

« Je ne suis jamais allé en Europe. La Suède, c’est loin, je sais. Je vais devoir apprendre le suédois, m’intégrer… mais les gens là-bas nous ont donné confiance. C’est une expérience que je veux vivre. » – Edouard Beland

En effet, à la suite de ce camp de hockey, Edouard Beland a été approché par cinq agents de joueurs pour le représenter. Vingt organisations ont montré de l’intérêt pour recruter le portier. Des concessions autant du midget espoir que du junior A. Rappelons qu’Edouard n’a que 15 ans.

Le clan Beland a eu des discussions avec une dizaine d’équipes du Canada, des États-Unis, de l’Europe, qui ont mené, ensuite, à six offres officielles. « Toutes ces formations qui nous approchent, ça donne le vertige, reconnaît son père, Martin Beland. Mais ça nous a permis d’apprendre comment ça fonctionne. Les règles, les variables, selon le pays, les catégories, les organisations… »

On peut s’imaginer que ces offres étaient toutes alléchantes avec des programmes intéressants. Si bien qu’à la fin, après avoir décliné certaines, Edouard Beland hésitait entre Boston et l’Ontario. Mais c’est le club de la Suède, arrivé à la dernière minute, qui a fait craquer le gardien de but. « Quand la Suède est arrivée, très tard dans l’été, ç’a tout détruit [les autres offres]! » confirme le père.

Edouard Beland est donc membre officiel de l’équipe Kovlands du J18. Il sera aussi joueur affilié de la formation J20 Timrå. Ce qui représente respectivement des catégories équivalentes au midget AAA et au junior majeur québécois. Les deux groupes sont situés à une vingtaine de minutes l’un de l’autre, dans la région de Sündsvall, une ville située en bord de mer, quatre heures au nord de Stockholm.

Or, le défi est plus grand que si le choix s’était arrêté sur Boston ou l’Ontario. « Je ne suis jamais allé en Europe. La Suède, c’est loin, je sais. Je vais devoir apprendre le suédois, m’intégrer… mais les gens là-bas nous ont donné confiance. C’est une expérience que je veux vivre », commente le jeune garçon qui a joué pour le Collège Français.

En entrevue, le fils et le père affirment que l’opportunité présentée par la concession suédoise offre la « meilleure combinaison de tous les éléments permettant à Edouard de poursuivre son développement, spécialement en tant que gardien de but ».

Un programme de développement des gardiens de but intensif et reconnu. Une organisation propriétaire de son aréna et de son centre d’entraînement, lesquels sont réservés pour l’utilisation exclusive de ses clubs sportifs. Ainsi, les athlètes ont accès à la glace et aux installations d’entraînement 24 h/24. « Dans l’ensemble, nous pensons que c’est ce programme qui lui offrira les meilleures conditions de développement et de visibilité en vue du repêchage de la USHL, auquel Edouard sera admissible en mai 2023 », déclare M. Beland.

Edouard Beland porte les jambières de gardien de but depuis le début de sa carrière. Très tôt, il s’est manifesté pour protéger le filet, alors que dans les premières catégories au hockey, le rôle de gardien de but est assuré en alternance par tous les joueurs d’une même équipe. « Je ne sais pas pourquoi. Je voulais arrêter des rondelles. Un automatique, comme si c’était ma destinée », assure celui qui, à 6’1, fait osciller la balance à 165 lb.

Quand on lui demande ce qui l’intéresse en tant que gardien de but, le Montarvillois évoque les responsabilités imposées à l’athlète masqué. « Le gardien fait la différence. Je rétablis les erreurs. Je sauve mon équipe », répond Edouard Beland, que plusieurs comparent à Andrei Vasilevskiy, le cerbère vedette du Lightning de Tampa Bay.

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