Saint-Bruno : un PTI de près de 120 M$
Saint-Bruno-de-Montarville a adopté son Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2027-2028-2029 en séance extraordinaire le 16 juin. Le document totalise des investissements prévus de 119,6 millions de dollars.
« Un plan triennal, c’est vraiment une projection que nous faisons dans l’avenir et qui est vouée à changer. Autant les projets que les montants. Il ne faut pas prendre cela comme l’équivalent d’une résolution dans le béton du conseil », illustre le maire de Saint-Bruno, Ludovic Grisé Farand.
Le nouveau PTI présente des projets que la Ville de Saint-Bruno se propose de réaliser sur son territoire au cours des trois prochaines années.
Ce n’est pas un PTI record. Nous sommes loin des 154 M$ du PTI 2024-2025-2026 adopté il y a trois ans. Mais à 119,6 M$, c’est le programme triennal le plus imposant depuis celui (133 M$ en 2021) présenté en pleine pandémie par l’ancienne administration.
L’accent sur les infrastructures
Le PTI est divisé en sections. En scrutant le document, on constate une panoplie de travaux inscrits dans la section « Génie ». Il y a plus de 20 projets sous cette portion du plan triennal. Les parties consacrées aux « Travaux publics » et aux « Loisirs, culture et vie communautaire » s’en tirent avec quatre planifications chacune. « Ça dit que nous mettons l’emphase sur l’entretien et le maintien des infrastructures. Énormément de reconstructions de rues », commente Ludovic Grisé Farand.
Le conseil municipal l’a évoqué à quelques reprises au cours des derniers mois. Le nombre de mètres linéaires de rues refaites a été quadruplé par rapport à ce qui se faisait auparavant. Dans le PTI, le programme de resurfaçage est inscrit à raison de 1 800 000 $ pour les trois prochaines années. Ça équivaut à un montant global de 5 400 000 $.
Des travaux d’envergure sont aussi dans les plans.
Répartition des investissements
Il faut toutefois signaler que sur la globalité des investissements, 60,8 % de ces sommes seront assumées par l’ensemble des citoyens de Saint-Bruno. « C’est-à-dire aux citoyens de la ville, dans la taxation générale », précise le maire. Le reste sera financé par l’arrivée de subventions, des emprunts au secteur et d’autres sources de financement.
Parmi les 10 plus gros projets…
Ainsi, dans les 10 principaux projets inscrits au PTI, il y a notamment la construction d’une nouvelle station de pompage sanitaire au site Gardenvale et d’une conduite de refoulement. Ces installations, au coût de plus de 16 M$, sont nécessaires pour les projets de développement derrière les Promenades St-Bruno et au secteur Sabourin. « Ça prend ça, insiste le maire. Mais ce sont les promoteurs qui vont en payer la majeure partie, peut-être même 100 % des 16 millions. »
Le programme de réfection d’aqueduc et de chaussée (PRAC) arrive au deuxième échelon des projets phares de ce PTI. Planifié pour les trois prochaines années, il est estimé à 13 500 000 $. Il y a toutefois une portion qui provient de subventions.
La phase 2 de la reconstruction et de l’urbanisation de la montée Sabourin, à 12,1 M$, sera payée en partie par les promoteurs du secteur Sabourin. La reconstruction des infrastructures de la rue Sagard dans le parc industriel, à 11,1 M$, sera financée par des emprunts au secteur industriel.
« Les quatre projets majeurs, ce ne sont même pas les citoyens de Saint-Bruno qui vont les payer en majorité. Ce sont des taxes aux secteurs. Il faut le voir ainsi. C’est seulement 60 % de ce montant global qui sera assumé par la population. C’est important à dire, parce que s’il n’y avait pas de projets de développement et de reconstructions d’infrastructures qui donnent lieu à des taxes aux secteurs, le PTI serait 40 % moindre que ce que nous présentons », rappelle Ludovic Grisé Farand.
Pour la pérennité
Par ailleurs, plus des 3/4 (76 %) des projets inscrits au PTI sont consacrés à la pérennité des infrastructures de la municipalité. Puis 20 % des travaux sont à propos de croissance et d’amélioration. « Nous avons inversé les dépenses à la Ville. Maintenant, nous nous occupons de nos affaires et de nos infrastructures », complète la conseillère municipale du district 1 – Des explorateurs, Louise Dion. Elle est l’élue responsable du dossier du Génie.
Pour le premier magistrat, le conseil municipal a décidé de « se concentrer à l’essentiel et de retourner à la base ».



