Saint-Bruno : Colabor demande la protection de ses créanciers

Groupe Colabor, dont l’entreprise est située dans l’écoparc de Saint-Bruno-de-Montarville, a déposé une demande de protection contre ses créanciers.

Groupe Colabor Inc. a annoncé aujourd’hui, le jeudi 8 janvier, que la Société et certaines de ses filiales, Transport Paul-Émile Dubé ltée, Le Groupe RestoAchats Inc. et Les Pêcheries Norref Québec Inc., demanderont à la Cour supérieure du Québec de rendre une ordonnance initiale visant à les protéger contre leurs créanciers en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). 

Dans sa demande d’ordonnance initiale, Colabor cherche à faire approuver un processus officiel de vente et de sollicitation d’investissements afin de donner aux parties intéressées l’occasion de soumettre des propositions afin de déterminer la meilleure transaction possible pour la Société, ses filiales concernées et les parties prenantes. La demande d’ordonnance initiale cherche aussi, notamment, à faire suspendre des procédures visant Groupe Colabor et ses filiales concernées, notamment les réclamations des créanciers et l’exercice de certains droits contractuels, ainsi qu’à faire approuver un financement de débiteur-exploitant temporaire devant être accordé par La Banque Toronto-Dominion, la Banque de Montréal et La Banque de Nouvelle-Écosse afin de financer le processus VSI et les activités de la Société pendant sa restructuration. 

Rappelons qu’en décembre, Groupe Colabor faisait le point sur son entreprise. Le distributeur alimentaire annonçait alors dans un communiqué qu’il n’est pas apte à fournir certaines garanties à ses créanciers et qu’il pourrait demander la protection des tribunaux.  

L’action du Groupe Colabor avait depuis chuté à plus de 80 % à la Bourse de Toronto. 

Le 16 octobre 2025, Groupe Colabor prolongeait jusqu’au 30 janvier 2026 de sa convention de tolérance intervenue avec ses principaux prêteurs de premier rang et Investissement Québec. Les modalités modifiées exigeaient le maintien de 1 million de dollars en liquidités et d’un bénéfice avant intérêts, Impôts, et amortissement minimal vérifié à tous les mois. (FR)