Du télétravail à Sainte-Julie pour les employeurs et la salariés en 2021

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Par Frédéric Khalkhal
Du télétravail à Sainte-Julie pour les employeurs et la salariés en 2021
À gauche Suzanne Roy et à droite Andrée Laforest devant le centre de cotravail en construction.

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, avec la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, et les instances politiques de la région, ont annoncé pour la première fois au Québec une subvention pour un centre de télétravail qui s’installera bientôt à Sainte-Julie.

Impossible pour la Ville de Sainte-Julie de se lancer seule pour financer un espace à la location pour favoriser le télétravail. « C’est pour cela que nous avons imaginé le projet dans un partenariat public, privé avec l‘aide du gouvernement. C’est une première au Québec pour ce genre d’établissement », explique Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et présidente de l’Union des Municipalités du Québec (UMQ).

L’ouverture des locaux de télétravail, situés à proximité de la station d’autobus à Sainte-Julie, aux abords de l’autoroute 20, devrait se faire le 1er avril 2021. À la baguette, l’entreprise Hedhofis et son président Frédéric Deshaies. Ce dernier se réjouit de l’appui reçu du gouvernement, de la Ville et de l’ensemble des Municipalités de la région dans les services de location d’espace de travail qu’il proposera prochainement. « L’aide des Villes et du gouvernement a permis d’avoir une offre plus standard. Nous avons des établissements déjà en fonction dans le Vieux-Montréal, à Longueuil, à Brossard qui sont à pleine capacité. À cause de la position géographique de ce projet à Sainte-Julie, nous aurions eu des coûts plus importants. Cette aide nous permet de les réduire environ de 15 % et de proposer quelque chose de plus raisonnable. »L’aménagement des locaux est estimée à 500 000 $ par l’entreprise.

Pour l’occasion, Andrée Laforest est venue hier, le 25 août, faire l’annonce d’une aide de 92 000 $ au projet. « On répond ici à un besoin favorisant plusieurs employeurs. Cela permettra de faire du télétravail dans de bonnes conditions. Si on peut, on va copier ce projet pour qu’il fasse des petits », a précisé lors d’un point de presse la ministre.

C’est ainsi que dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), l’aide gouvernementale a été octroyée à la MRC de Marguerite-D’Youville pour le centre cotravail. « Il y a eu un investissement de la part de Sainte-Julie de l’ordre de 15 000 $ qui se caractérise essentiellement par une mise à contribution de nos ressources humaines pour l’élaboration de ce projet. Un projet initié par la Ville. Avant la pandémie, avant même l’annonce de la fermeture du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, nous commencions à travailler dessus. Évidemment, nos démarches se sont accélérées avec les événements qu’on connaît », indique au Versants Mme Roy.

La fermeture du pont-tunnel pour travaux durera quatre ans, la pandémie a permis de favoriser le télétravail à la maison, pas toujours dans les meilleures conditions, et c’est ainsi que ce projet vient à point pour la mairesse. En effet, il permettra d’adopter de nouvelles méthodes de travaille qui répondent en même temps aux problèmes de congestion sur les autoroutes 20 et 30.

« La question de la congestion de la rive-sud, ce n’est pas en pleurant sur notre sort qu’on va changer les choses. » – Suzanne Roy

Atténuer la congestion
Aucune autre municipalité au Québec n’avait encore proposé cette alternative de télétravail dans des locaux en location pour enrayer la congestion. « Cet endroit pourra être utilisé par les entreprises ou les travailleurs autonomes de la grande Montérégie. Je suis certaine que ce sera un grand succès et qu’il sera possible de remplir ce centre et même l’agrandir. On a d’autres idées de services à mettre en place pour bonifier ce projet, comme éventuellement déménager le médialab à proximité », précise Mme Roy.

Les travaux du pont-tunnel s’échelonneront de juillet 2020 jusqu’à la fin de 2024. Il est déjà prévu que les travaux sur l’autoroute 20 pour instaurer une voie rapide réservée aux autobus de Sainte-Julie jusqu’à la station de métro Radisson à Montréal, soient achevés avant le début des travaux du pont-tunnel. Une solution de transport en commun qui risque d’être très populaire selon la mairesse.

« Ici le FARR nous donne une tape dans le dos pour ce que je souhaite appeler un Centre de relais de travail. Il aura pour fonction de relier les travailleurs et les employeurs tout en ralliant l’efficacité, l’économie et l’environnement. La question de la congestion de la rive-sud, ce n’est pas en pleurant sur notre sort qu’on va changer les choses. Ce projet est utile surtout pour le développement durable de notre société », a indiqué en conférence de presse Mme Roy.

Différent des grandes villes
Pour la mairesse, la clientèle attendue est différente de celle qu’attire les centres de télétravail déjà présents dans les grandes villes. « On y trouve beaucoup plus de travailleurs autonomes. Bien sûr, à Sainte-Julie, le centre sera ouvert à tous, mais je crois qu’ici les grandes entreprises seront intéressées à ce projet pour éviter à leurs employés les déplacements. »

Déjà sur la couronne nord de Montréal, certaines Villes s’intéresse à dupliquer le projet. « Plusieurs Municipalités de la couronne nord m’ont contacté pour se renseigner comme Terrebonne ou encore Laval. Ce genre d’annonce va sûrement en motiver d’autres », de préciser M. Deshaies.

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