Du sport électronique à l’école

Photo de Frank Rodi
Par Frank Rodi
Du sport électronique à l’école
Thomas Pelletier, dans la dernière rangée, cinquième à partir de la droite avec la casquette noire, fait partie d'un groupe de plusieurs élèves qui s'adonnent aux jeux électroniques au Cégep Édouard-Montpetit. (Photo : Courtoisie)

On apprenait la semaine dernière que de plus en plus d‘écoles secondaires et de cégeps intègrent les sports électroniques comme option envisageable. C’est le cas du Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil.

Depuis quelques mois déjà, une équipe e-Sports a été créée à Édouard-Montpetit. Cette formation des Lynx regroupe près d’une trentaine de « cyberathlètes ».

« C’est un grand honneur de faire partie de ce groupe. Je ne pensais pas être pris… plusieurs ont tenté leur chance, mais seuls quelques-uns pouvaient être choisis. » -Thomas Pelletier

Un grand honneur

C’est le cas de Thomas Pelletier, un étudiant de Sainte-Julie. Un ami lui a conseillé de s’inscrire à Édouard-Montpetit, afin de rejoindre l’équipe e-Sports. C’est que Thomas, à ce moment, étudie à Saint-Hyacinthe. « Pour moi, c’est un grand honneur de faire partie de ce groupe. Je ne pensais pas être pris… plusieurs ont tenté leur chance, mais seuls quelques-uns pouvaient être choisis », mentionne-t-il, au téléphone avec Les Versants.

Selon lui, il aurait été sélectionné pour son « bon talent de communication avec ses coéquipiers » .

Les filles participent aussi

Parmi ses partenaires de jeu qui portent les couleurs des Lynx avec lui, il y a uniquement deux filles. « Les filles aiment les jeux électroniques. Il y en a, elles sont là. En général, il y a moins de filles que de gars; tout le monde le voit ainsi. Mais de mon côté, je suis heureux de constater qu’elles aiment ça… et qu’elles sont bonnes! Ce n’est pas rien pour notre équipe », observe Thomas Pelletier.

Dans une étude menée pour le compte de l’Association canadienne du logiciel de divertissement et publiée à l’automne 2018, on constate non seulement que 61 % des Canadiens se proclament adeptes de jeux vidéo (hausse de 24 %), mais que 50 % de ces joueurs sont des femmes.

Le groupe e-Sports des Lynx évolue au sein de la Ligue Cyber espoir, qui orchestre les parties entre étudiants de divers établissements scolaires. Le tout est gouverné par la Fédération québécoise des sports électroniques.

Au programme, uniquement trois jeux électroniques sont au choix des jeunes, soit Rocket League, Overwatch ainsi que League Of Legends.

Des jeux électroniques… à condition d’intégrer le sport

Or, afin de ne pas passer trop de temps là-dessus [les écrans], les cyberathlètes doivent, tous ensemble, pratiquer des activités sportives au cours de la semaine.

Le jeu en ligne de prédilection du Julievillois est Rocket League. Mais sa relation avec les jeux vidéo ne se limite pas à Rocket League. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a d’abord manipulé les manettes du Nintendo 64 avant de passer, vers 10 ans, à la Wii, aussi de Nintendo. « À 16 ou 17 ans, j’ai transféré à l’ordinateur, grâce à un ami qui m’a permis d’essayer. J’ai vraiment aimé; c’était différent technologiquement. Beaucoup mieux visuellement. Je me suis acheté Rocket League et c’est avec le PC de mon père que je me suis adonné et amélioré à ce jeu », de raconter Thomas Pelletier, qui parle d’un jeu peu complexe, sans pression ni stratégie à adopter.

Le jeune homme aimerait poursuivre des études en télécommunications. « Les réseaux de circuits électriques me passionnent. »

QUESTION AUX LECTEURS : Êtes-vous adeptes de jeux électroniques?

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des