Deux Montarvillois victimes de la fraude « grand parents »

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Par Frédéric Khalkhal
Deux Montarvillois victimes de la  fraude « grand parents »
Attention à la fraude « grands-parents » qui a fait deux victimes à Saint-Bruno-de-Montarville. (Photo : archives)

Yves Clerdin, un grand-père vivant à Saint-Bruno-de-Montarville, a été la victime d’une fraude « grands parents ». Ce dernier s’est fait escroquer de 4500 $.

« Une personne en pleur s’est faite passer par mon petit-fils. Il m’a expliqué en sanglot qu’il était avec la police et qu’il risquait la prison à la suite d’un accident dont il était responsable. Il m’a demandé de ne rien dire à ses parents et comme il était incapable de parler et que la ligne téléphonique semblait un peu défectueuse, il m’a transférer à son soit disant avocat. Ce dernier m’a indiqué la procédure à suivre pour que son petit fils ne soit pas incarcéré. Il fallait payer une caution de 4500 $. Dans l’émotion, je suis tombé dans le panneau », d’indiquer M. Clerdin un jour après l’événement, encore secoué.

N’ayant pas cette somme sur lui, il va la retirer à sa banque et un coursier arrive rapidement au domicile de M. Clerdin pour récupérer l’argent. Ayant un doute, au moment de donner l’argent, il prend en photo le coursier avec l’argent.

En appelant son petit-fils pour savoir si tout allait bien, ce dernier lui indique qu’il n’a jamais eu d’accident. C’est alors que M. Clerdin se rend compte de la fraude.
« J’ai déposé une plainte auprès de la police », d’indiquer le résidant encore sous le choc.
Au moment de déposer plainte, M. Clerdin a remis aux policiers la photo du coursier qu’il avait prise. « Lorsque j’ai appelé la police pour leur indiquer que j’avais cette photo, les agents sont venus rapidement », précise-t-il.

Fraude « grands-parents »

M. Clerdin a été victime d’une fraude « grands-parents ». Il s’agit d’une fraude par téléphone où les fraudeurs visent spécifiquement les personnes aînées et se font passer pour un membre de la famille ou de leur entourage. Ils prétextent une situation de détresse (un accident, une arrestation, etc.) qui exige une aide financière immédiate. Ils intimeront à la victime de ne parler de la situation à personne.

Les fraudeurs misent sur le sentiment d’urgence et la réponse émotionnelle de la victime pour obtenir ce qu’ils désirent. Des complices peuvent personnifier un policier ou un professionnel tel qu’un médecin ou un avocat afin d’accroître la crédibilité du scénario.

Le journal a contacté le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) qui nous a confirmé que le 3 août, il n’y avait pas eu que M. Clerdin qui avait été victime de ces fraudeurs à Saint-Bruno-de-Montarville. « Deux enquêtes ont été ouvertes le 3 août pour ce genre de fraude à Saint-Bruno-de-Montarville. »
Le SPAL indique cependant qu’il ne semblerait pas y avoir eu une forte progression de ce genre de délit ces derniers temps.

Aucune assurance de la banque

En plus d’avoir été victime de cette fraude, M. Clerdin se sent de nouveau victime de ne pas avoir la possibilité de récupérer cet argent auprès de sa banque. « Après cet évément, je suis allé voir ma banque pour leur signaler que j’avais été victime d’une fraude. Cette dernière m’a dit que comme j’avais été consentant à donner cet argent, cette somme ne pourrait pas être récupérée ».

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