Déso en changement constant

Déso en changement constant
Le groupe Déso comporte maintenant une cantine, une pizzéria et deux camions-restaurants. (Photo : Gabriel Provost)

Alors qu’une PME(petite et moyenne entreprise) sur trois risque de manquer de liquidités avant l’été, certaines réussissent à s’en sortir mieux que d’autres et à innover malgré la pandémie. C’est notamment le cas de Déso Burger, qui n’en est pas restée aux hamburgers malgré les temps plus difficiles.

Un texte de Gabriel Provost

Adam Roy est copropriétaire, avec Miguel Rivadeneira et David Mineau, de l’entreprise de Saint-Bruno-de-Montarville depuis environ cinq ans. « Au début, bien des gens étaient réticents quand ça nous a été vendu, mais je pense que l’on a pris du galon et que l’on fait les choses dans le but de s’améliorer, de bien faire pour les bonnes raisons », dit Adam Roy. Après les clients hésitants, plusieurs autres obstacles se sont ensuite dressés sur le chemin des entrepreneurs.

Un début de saison inattendu
À quelques jours seulement de l’ouverture pour la saison 2020, avant même que la pandémie ne se présente, des changements majeurs ont dû être mis en place chez Déso. En février, un dégât d’eau a endommagé en grande partie le restaurant. Les trois copropriétaires ont été forcés de fermer l’établissement. Ils ont cependant été sauvés par leurs camions de cuisine de rue.

Plutôt que d’attendre la réouverture après les travaux, ils ont installé une petite tente dans le stationnement, se sont procuré une tablette pour prendre les commandes à l’auto, et le service à l’auto de Déso était ainsi né. « Le 2 avril, on était déjà adaptés et prêts avec ce service. C’est vraiment à la suite du succès de ça que l’on s’est rendu compte que c’était une entreprise en soi. »

« Le 2 avril, on était déjà adaptés et prêts. » – Adam Roy

Une fois les travaux de réparation du restaurant terminés, un service à l’auto, avec borne de commande et tableaux menus, a été installé de façon permanente. Ce nouveau service donne ainsi l’occasion à davantage de personnel de travailler. Selon Adam Roy, l’entreprise a désormais « des ventes pendant l’année entière. Avant, on ne pouvait pas garder tous les employés à l’année. Il fallait que certaines personnes soient au chômage durant les mois de novembre à février. Maintenant, tout le monde est là et on a tous un revenu stable ».

Après les hamburgers, la pizza
En plus d’avoir modernisé le système de commande à l’auto, les trois cuisiniers entrepreneurs ont mis « les mains » à la pâte pour l’ouverture de leur propre pizzéria. « On voulait profiter de l’essor de la restauration pour emporter durant la pandémie, et on avait l’équipement depuis un certain temps. Le fait que le local se soit libéré, qu’il soit juste à côté et que le prix était abordable, ça nous a poussés à faire le projet », dit Adam Roy.

Après avoir déçu une partie de la clientèle en retirant les hot dogs de leur menu, puis en remplaçant le restaurant de fine cuisine asiatique Choi, qui était bien apprécié par ses clients, par une pizzéria, les copropriétaires du groupe Déso devront redoubler d’efforts pour conquérir les amateurs de nourriture. Mais selon M. Roy, l’équipe n’est pas à bout de projets et de nouvelles idées et n’a pas le choix d’innover. « On marche encore au mois et tous les deux mois, donc, si je n’ouvre pas un service à l’auto et si je ne suis pas ouvert à l’année, moi, je crève et mon staff crève. Rendu là, c’est de la survie aussi. »

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