Des ventes de vélos en hausse

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Par Frank Rodi
Des ventes de vélos en hausse
La vente de vélos est en hausse partout. (Photo : archives)

Comme pour les piscines, la vente des vélos est en hausse depuis quelques semaines. C’est ce que constatent deux commerces que le journal Les Versants a contactés.

« Ici, c’est le gros rush! Nous sommes débordés, et le temps nous manque », mentionne Nicolas Duval, chez Ultime Vélo.

Depuis la réouverture en mai, il s’est vendu dans cette boutique de Sainte-Julie autant de vélos qui se vendent normalement en une saison estivale de quatre mois, soit de avril à juillet. « Je ne m’avancerai pas sur la quantité, mais nous venons de vendre l’inventaire d’un été complet. »

« Actuellement, les vélos sont plus difficiles à trouver, même chez nos fournisseurs. Il ne reste plus grand chose. » -Denis Arsenault

Il reconnaît que l’augmentation ne s’applique pas seulement à la province. L’engouement est d’une ampleur plus vaste. « C’est partout en Amérique du Nord. »

Le vélo de montagne et le vélo hybride de plaisance sont les modèles plus en demande chez Ultime Vélo. Par contre, le vélo de route est en baisse.

Quand on lui demande ce qui explique cette hausse soudaine pour l’achat de vélos, Nicolas Duval évoque les conséquences de la pandémie. « C’est mon avis bien personnel, mais pour plusieurs personnes, les voyages à l’extérieur ont été annulés. S’ils avaient en tête de se mettre au vélo seulement dans quelques années, ils ont peut-être pris cette chance pour cet été finalement. »

Le prix déboursé pour l’achat d’une bicyclette se situe dans une fourchette entre 500 et 1500 $. Mais au moment d’écrire ces lignes, Ultime Vélo manque de marchandise tellement celle-ci s’est écoulée rapidement. Il y a par contre des modèles autour de 6000 $. « On a atteint des records de ventes dans les dernières semaines. Par contre, on s’attend à ce que celles-ci diminuent beaucoup dans le prochain mois, peut-être deux mois. Pour que finalement, nos chiffres s’équilibrent au bout du compte avec les années précédentes. »

À la boutique Vélos Cadence, on confirme cette folie soudaine pour les vélos. « Oui, définitivement, il y a une hausse de vente pour le vélo, annonce le gérant de Cadence, Denis Arsenault. Ce serait difficile de quantifier cette augmentation, mais on a de la misère à arrêter pour manger tellement il y a de gens dans le magasin. Peut-être le triple de ce qui se vend d’habitude. »

Au point que les bécanes dont les prix varient entre 500 et 2500 $ sont actuellement une rareté. « L’engouement a commencé il y a trois mois environ en Australie, pour ensuite s’étendre aux États-Unis, où il fait plus chaud avant nous. Notre représentant nous avait confirmé que la marchandise partait vite. Pour cette raison, nous avons commandé beaucoup, mais actuellement, les vélos sont plus difficiles à trouver, même chez nos fournisseurs. Il ne reste plus grand chose », poursuit Denis Arsenault.

Les clients se sont équipés en ligne au début du confinement pour les bases d’entraînement. « Les gens roulaient à l’intérieur, puisqu’il était conseillé de ne pas sortir. Les vélos pour enfants ont aussi trouvé preneurs beaucoup, puis les parents, pour accompagner leurs enfants, ont fait l’acquisition de vélos hybrides. C’est le gros de nos ventes. » Ensuite, la tendance régulière de Cadence, soit le vélo électrique et de montagne.

Pour expliquer cette hausse, le gérant du commerce qui a pignon sur rue à Saint-Basile-le-Grand soutient que c’est en raison du confinement. « Tout était arrêté, annulé. Le vélo est devenu le seul sport possible de pratiquer. Les gens se sont mis à la marche, à la course, et au vélo. Étrangement, nous avons vu aussi le retour des patins à roues alignées! »

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