Des signalements qui se poursuivent à la hausse

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Par Frank Rodi
Des signalements qui se poursuivent à la hausse
La Montérégie affiche une hausse de 20 % des signalements. (Photo : archives)

Bilan annuel des directrices et des directeurs de la protection de la jeunesse / directeurs provinciaux du Québec

Dans le cadre de son 17e bilan annuel, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) fait état de 18 033 signalements traités en Montérégie durant l’année 2019-2020, soit une hausse de 20,4 % comparé au rapport précédent. De ce nombre, 6025 cas ont été retenus.

Un bilan qui ne cesse de grimper en Montérégie, année après année, passant de 2 % en 2016 à 10 % en 2017, puis à 7 % en 2018 ainsi qu’à 10 % l’année dernière. L’augmentation de plus de 20 % annoncée cette fois est la plus importante des dernières années.

 Quotidiennement, ça représente 49 situations d’enfants signalées et exprimées par des gens qui ont à cœur le sort d’un enfant. Cette donnée équivaut à huit situations de plus que l’année dernière.

18 033

C’est le nombre de signalements traités en Montérégie pour 2019-2020.

« L’année 2019-2020 a amené son lot de défis aux Directrices et Directeurs de la protection de la jeunesse du Québec. Confrontés, en fin d’année, à l’amorce de la pandémie de la COVID-19, les DPJ ainsi que leurs équipes ont dû rapidement adapter leur offre de services et leurs pratiques pour continuer de répondre aux besoins des enfants, des jeunes et de leur famille », explique-t-on dans un communiqué.

En épluchant le bilan de la DPJ, on remarque entre autres une augmentation significative des cas de négligence (1798 sur les 6025 signalements retenus pour 29,8 %), tandis que l’abus physique demeure problématique avec 1278 situations (21,2 %). Enfin, les mauvais traitements psychologiques infligés aux jeunes ne sont pas en reste avec 1127 signalements, soit 18,7 %.

Toujours en Montérégie, la provenance des signalements traités au cours de l’année 2019-2020 émane d’abord des employés de différents organismes, à 32 %. Viennent ensuite du milieu scolaire et des milieux de garde, à 23 %, puis des corps policiers, à 19 %.

 Au Québec

En comparaison, 118 316 signalements ont été traités dans la province, une augmentation de 12 % par rapport à 2018-2019. De ces chiffres, 43 549 cas ont été retenus, soit 36,8 %. Ce sont aussi 324 situations d’enfants signalés par jour, soit 35 supplémentaires que l’année dernière de façon quotidienne.

Un bilan qui aurait pu peut-être s’avérer plus élevé. La DPJ constate qu’en contexte de pandémie, le début de l’année 2020-2021 a été marqué par une diminution significative des signalements reçus. Du 1er avril 2019 au 30 juin 2019, le Québec a connu 30 957 signalements pour 4236 pour la Montérégie. Aux mêmes dates cette année, le bilan de ce premier trimestre diminue de 20 % dans la province (24 625) et de 13 % en Montérégie (3681). Pour la directrice de la protection de la jeunesse et directrice provinciale de la Montérégie, Josée Morneau, « la hausse des signalements, drames familiaux, [la mise en place d’une] Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, la dernière année aura été charnière dans l’histoire de la protection de la jeunesse au Québec ».

« Plus forts ensemble! », est le thème choisi pour ce 17e bilan annuel, qui veut mettre en lumière l’importance du travail en partenariat et rendre hommage à ses artisans. Qu’il s’agisse du soutien apporté par la voisine, l’enseignante à l’écoute attentive ou encore les intervenants et organismes de divers horizons, chaque action qui se veut bienveillante pour l’enfant compte et s’additionne les unes aux autres pour tisser le filet de protection sociale essentiel à leur bien-être.

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