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Par Frank Rodi
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Les gens réagissent à l'annonce des travaux de trois ans dans le tunnel et proposent des solutions. (Photo : (Photo : archives))

La fermeture de trois voies sur six du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, le 31 octobre prochain en vue de travaux d’une durée de trois ans, risque de compromettre la routine de plusieurs automobilistes… ou pas. Le journal Les Versants est allé à la rencontre de la population. 

Près de 60 % des usagers qui empruntent quotidiennement le tunnel devront modifier leurs habitudes de déplacement afin d’éviter les pires scénarios d’embouteillage.

« Je ne me sens pas concerné du tout. Ça ne changera pas ma vie. Je reste à Saint-Bruno. Je travaille à cinq minutes de chez moi, à Saint-Bruno aussi. Je suis privilégié », répond un citoyen abordé au lac du Village.

Il n’est pas le seul. Une jeune femme a confié qu’elle étudiait à Saint-Hyacinthe. « Ça ne me concerne pas », souligne Éléonore Plamondon. De son côté, son ami soutient qu’il ne sera pas affecté par les travaux et la fermeture du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. « Quand je vais à Montréal, j’emprunte le pont Victoria. »

» Ça va couper des liens. »  – Annie et Pascale

Même son de cloche pour un autre Montarvillois. « Je ne vais jamais à Montréal. Je demeure à Saint-Bruno, mon emploi est aussi à Saint-Bruno. J’ai cette chance », dit-il. 

Il n’est pas le seul qui ne traverse jamais du côté de l’île. Le journal a aussi rencontré des retraitées. « Cette fermeture, ça nous affecte plus ou moins. Nous sommes à la retraite. Nous n’allons jamais à Montréal », précisent les deux dames. 

Deux autres femmes, Annie et Pascale, estiment qu’au-delà des travailleurs qui auront à voyager vers Montréal le matin et à revenir à la maison en fin de journée, ces travaux de longue durée risquent d’influencer aussi les longues sorties de fin de semaine. « C’est majeur, comme travaux. Pour les sorties extérieures, ça risque d’influencer aussi la destination des gens. Ça va couper des liens avec la famille et les amis plus éloignés. Ces travaux ont été reportés depuis trop longtemps. Maintenant, ils sont pris à la gorge, tout se défait dans le tunnel. C’est ce que ça donne aujourd’hui; ça touche tout le monde. »  

Enfin, il y a ceux qui ne possèdent pas de voiture et qui optent pour le transport collectif, comme cette Montréalaise, rencontrée à Saint-Bruno-de-Montarville. « Je demeure à Montréal, dans Ahuntsic. Je viens ici pour profiter de la nature, de la montagne. Je n’ai pas de voiture. Je voyage en métro et en autobus. Ces travaux dans le tunnel forceront ceux qui utilisent leur voiture à changer leurs horaires », témoigne la femme.      

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