Des enjeux et des candidats dans les districts 5 et 6 à Saint-Basile

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Par Frank Rodi
Des enjeux et des candidats dans les districts 5 et 6 à Saint-Basile
Le parc de la Seigneurie est un enjeu qui a été mentionné souvent dans les discussions. (Photo : Michel Paquet)

À Saint-Basile, Guy Lacroix, le conseiller sortant du district 5, fait face à André Métivier et Paul Belzile. Sarah Saïdi, Olivier Cameron-Chevrier et François Poisson visent le district 6.

Pour Guy Lacroix, solliciter un deuxième mandat est une « suite logique » après quatre ans. « Plusieurs personnes rencontrées sont reconnaissantes de mon travail. Mais on ne peut pas plaire à tous non plus. » Le journal Les Versants a évoqué avec lui l’éléphant dans la pièce. En mars, les responsabilités du conseiller lui ont été retirées. Il remet en question les mesures prises par la Direction de santé publique et les dirigeants contre la pandémie, privilégie la liberté de chacun contre la COVID-19. « Ce n’est pas un sujet que j’aborde avec les citoyens. Ce sont mes convictions. Ma campagne n’est pas basée sur ce sujet, mais en fonction du conseil et des enjeux. » Guy Lacroix en dresse quelques-uns, dont les stationnements sur le territoire, « qu’il faut adresser et régler ». M. Lacroix souhaite proposer d’autres projets au parc de la Seigneurie. On lui doit, entre autres, la patinoire citoyenne. « C’est un parc très occupé l’été. Il y a aussi un enjeu de stationnement et de sécurité autour de ce parc. » Il évoque aussi la vitesse, sur Basile-Daigneault, des Patriotes, Principale… et étudie la mise en place de mesures d’atténuation. « C’est un problème récurrent ». Pour dynamiser le secteur des commerces de la montée Robert, il avance l’idée d’avoir un comité de développement économique.

André Métivier, du Parti grandbasilois (PG), est gestionnaire de formation. Il a œuvré pendant 35 ans pour des organisations publiques. Il siège au CA de La Butte. Il souhaite amener sa part dans la gestion de la Ville. Parmi les enjeux qui lui tiennent à cœur, il nomme la bonification du parc de la Seigneurie et le retour d’activités au centre-ville. « Le parc de la Seigneurie est un grand parc, mais qui manque d’amour. Il y a des plateaux d’activité pour le soccer et le baseball, mais c’est presque exclusivement ça. En hiver, rien ne s’y passe. Il faut bonifier cet espace, ajouter des activités. » Une butte à glisser, des sentiers de randonnées, des jeux d’eau, une patinoire avec bandes. Pour dynamiser les commerces de la montée Robert et ramener des gens dans le centre-ville, le candidat estime qu’il faut faire sortir le monde. « Un certain dynamisme s’installera graduellement. » Selon lui, la halte du Village, au coin de Robert et Savaria, « peut être mieux exploitée ».

Paul Belzile demeure dans le district 6, mais se présente dans le 5 « parce que mon fils y demeure avec sa famille et parce qu’il y a déjà une bonne candidate dans le 6 ». Il précise : « Je me présente parce que je veux faire avancer les choses pour mon fils et mes petits-enfants. Aussi en raison du conseiller sortant, un complotiste. Je ne veux pas que ma famille vive avec des faussetés. » Parmi les enjeux du district, M. Belzile estime que les infrastructures de ce quartier manquent d’amour, entre autres Basile-Daigneault. Il est d’avis que pour revitaliser le cœur du village et les commerces, ça passe par le parc de la Seigneurie. « En le redynamisant, on amène de la vie autour, incluant le centre-ville. Les commerces qui sont là tiennent le fort; il faut les soutenir et les maintenir en place. » C’est pour cette raison qu’il applaudit l’acquisition par la Ville de la bâtisse du 200, rue Principale pour en faire une Maison de la culture. « La culture attirera des gens dans le cœur de la ville. »

District 6

Le candidat du PG Olivier Cameron-Chevrier se porte candidat pour écouter, représenter et défendre ses citoyens. Après quelques semaines de porte-à-porte, il admet qu’un enjeu revient fréquemment dans les discussions. « Il y a une problématique aux heures de pointe sur la rue Principale, avec le boulevard du Millénaire. » Il revient sur le « gros investissement » dans le parc du Ruisseau » et conçoit que le planchodrome est bien utilisé, que sa réfection était un besoin. Or, il propose « un partenariat avec une école de skate privée pour des cours aux jeunes ». Or, il reconnaît un problème de consommation d’alcool dans les parcs. « C’est une inquiétude dans ces lieux. » Le district 6 se distingue par ses terres agricoles au sud-ouest du secteur de la gare, un endroit que la Ville veut dézoner depuis des années. « Les terres agricoles, on ne veut pas s’en servir n’importe comment. Environ 70 % appartiennent à la Ville. Ça doit servir aux citoyens. »

Candidate indépendante et écologiste, Sarah Saïdi veut faire des enjeux environnementaux son cheval de bataille. Elle se dit consciencieuse, motivée et persévérante. « En tant que mère de deux enfants en bas âge, je suis très préoccupée pour l’avenir de mes enfants. Je m’engage en politique municipale pour participer à la transition écologique. » Selon elle, les jeunes familles ne sont pas représentées au conseil municipal. Elle souhaite porter la voix de celles-ci. Parmi les enjeux qui lui tiennent à cœur, elle note la sécurité des piétons et des cyclistes dans les quartiers résidentiels. D’où son initiative de jeux libres dans la rue pour les enfants. « C’est un projet que je verrais dans plusieurs rues, comme sur du Ruisseau. » Elle souhaite mettre de l’avant la mobilité active pour le déplacement dans les rues. La circulation sur la route 116 demeure un irritant, ce qui entraîne des débordements sur Principale. « Il faut bonifier l’offre de transport en commun. » Enfin, elle préfère densifier des espaces mal utilisés, « comme l’îlot de chaleur de Maison Éthier», que de perdre les terres agricoles du secteur sud-ouest.

François Poisson demeure à Saint-Basile depuis 32 ans et dans le district 6 depuis 17 ans. Pour ces raisons, il se dit « en mesure de reconnaître les besoins des citoyens de ce district ». Il se targue d’être « le seul vrai candidat indépendant du district, sans étiquette », et se réclame d’aucun parti politique ou d’aucune allégeance à un « chef de parti » indépendant. « Je n’ai aucune allégeance, obligation de fidélité envers aucun parti politique et candidat à la mairie indépendant. En conséquence, je suis libre de parole, d’expression, de prise de décision et de position », explique François Poisson. Selon lui, le parc canin est primordial. « Il ne faut pas juste en parler. Je n’ai pas l’impression que le dossier a été défendu très fort. Ce n’est pas un enjeu, ni un besoin, c’est une nécessité qui doit devenir réalité. » Il identifie quelques endroits pour le projet, dont le parc du Ruisseau, près de l’aréna ou encore à proximité de la piste de BMX. « Il y a un beau potentiel. » Pour la sécurité des piétons et des cyclistes sur la route 116, il demande une meilleure synchronisation des feux de circulation et évoque une passerelle au-dessus de l’artère achalandée. « Ça ne doit pas être si dispendieux. » Enfin, il évalue la mise en place d’une fontaine d’eau avec aménagement sur un terrain dénivelé de la rue du Ruisseau et l’ajout de barboteuses auprès des jeux d’eau existants, dont ceux du parc du Ruisseau.

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