Des enjeux et des candidats dans les districts 1 et 2 à Saint-Basile

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Par Frank Rodi
Des enjeux et des candidats dans les districts 1 et 2 à Saint-Basile
La santé du lac Montpellier revient dans les enjeux pour plusieurs candidats. (Photo : archives)

À Saint-Basile, l’élue sortante Josée LaForest défend son siège au district 1 face à Laurie-Line Lallemand-Raymond, du Parti grandbasilois (PG). Dans le district 2, la lutte s’installe entre le candidat indépendant Martin Leprohon et celui du PG, Marc-André Lacroix.

Si elle sollicite un nouveau mandat, l’indépendante Josée LaForest estime qu’il lui reste encore plusieurs projets en tête, dont la poursuite du développement des infrastructures routières. « La circulation me tient à cœur; c’est ma priorité, répond-elle. J’ai l’un des plus vieux secteurs de Saint-Basile, qui se distingue par son vécu. Beaucoup de rues ont été refaites, beaucoup restent à réparer. » Selon Mme LaForest, il y a un autre aspect à prendre en considération lorsqu’il est question du district 1. « C’est un secteur divisé par la 116, qui s’étend au nord comme au sud de la voie ferrée. Il y a un enjeu de sécurité aux traverses de la 116, du côté de la montée des Trinitaires », mentionne-t-elle, avant de reconnaître que le développement commercial qui s’y est installé ajoute une pression supplémentaire. « C’est une issue à régler. »

Mère de deux enfants, Laurie-Line Lallemand-Raymond marche et jogge dans son district. D’après son expérience, la circulation dans les rues locales est un enjeu. D’autant plus que plusieurs d’entre elles n’ont pas de trottoirs. La sécurité des piétons et des cyclistes l’interpelle. « Les camions lourds prennent les rues locales comme voies de transit entre la 116 et le rang des Vingt. Sur Jean-Charles-Michaud, par exemple. Ça occasionne des problèmes de sécurité pour les piétons, les cyclistes, les enfants dans les corridors scolaires », insiste-t-elle. Autre enjeu qu’elle souhaite mettre de l’avant : la proximité et la transparence avec la population, d’abord en diffusant sur le Web les assemblées du conseil. Elle promet d’être « accessible, disponible, à l’écoute et en mode solution » avec ses citoyens. Elle note que son district se distingue par la variété des maisons. « Nous ne sommes pas dans un quartier aux maisons semblables. Il y a une diversité. »

District 2

Marc-André Lacroix demeure à Saint-Basile depuis quelque 40 ans. Sa priorité est de concentrer ses efforts à la bonne santé du bassin de rétention (le lac Montpellier) « dans une perspective de développement durable ». Il précise : « Le bassin de rétention est une richesse au centre de notre district, un joyau de notre communauté ». À l’instar des autres candidats, M. Lacroix considère aussi l’importance de la sécurité des cyclistes, piétons et autres usagers qui se partagent la route. « C’est toujours d’actualité et au cœur des enjeux. Une attention particulière devra être portée aux embouteillages sur des Trinitaires; un aspect primordial pour moi. » La montée des Trinitaires divise les districts 1 et 2 à Saint-Basile. Puis, M. Lacroix prône une meilleure proximité et une écoute auprès des citoyens. « Nous avons constaté un manque de transparence de la part du conseil sortant dans le cadre de certains projets, comme les travaux sur la rue de la Montagne et le PPCMOI [de Messier Savard & Associés]. » Il veut devenir le porte-voix des citoyens, à l’écoute des besoins et des préoccupations.

Martin Leprohon considère qu’au cours des dernières années, le parc Montpellier est passé d’un sentier de transit à un milieu de vie au potentiel immense, dans lequel les gens se retrouvent. « Nous n’avons pas autant d’installations qu’au sud 116; il faut mettre en valeur celles que nous avons déjà. » Les parcs Duquet et Dufresne, les jardins communautaires et la halte du rang des Vingt sont d’autres points de rassemblement d’intérêt, selon lui. Ce père de trois enfants souligne l’enjeu d’accessibilité au cœur villageois et à la gare depuis le district 2. Il souhaite le corriger, par exemple en améliorant les liens de mobilité active et en proposant des solutions plus durables pour traverser la 116. « Il faut trouver des moyens de se déplacer sans voiture tout en assurant la sécurité de tous. »

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