Des ateliers de prévention de la détresse bientôt terminés, faute de moyens

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Par Gabriel Provost
Des ateliers de prévention de la détresse bientôt terminés, faute de moyens
Le projet aurait besoin d’un financement d’au moins 65 000$ pour continuer. (Photo: capture d’écran)

Un projet d’ateliers pour prévenir la détresse psychologique dans la population a fait ses preuves et a été approuvé par les personnes qui les ont suivis: il se pourrait que tout prenne fin sous peu, faute de financement.

Après plusieurs mois à organiser le tout et à faire en sorte que les présentations puissent se faire auprès de divers organismes et organisations comme la Ville de Longueuil, c’est l’incertitude qui plane au-dessus de Résilience Rive-Sud. Pourtant, plusieurs acteurs du milieu communautaire qui ont veillé à faire de ce projet un succès indiquent que de belles percées ont été faites au cours de la dernière année.  

C’est notamment le cas de celle qui est chargée du projet, Marie-Ève Langlois. « Le bouche-à-oreille et les contacts effectués font en sorte que nous recevons de plus en plus de demandes pour offrir nos ateliers […] Afin de nous positionner selon les publics visés, nous avons créé un deuxième atelier qui sera d’ailleurs donné prochainement aux employés de la Ville de Longueuil et, éventuellement, dans les autres municipalités de l’agglomération. » 

Fin imminente

La directrice du Carrefour Le Moutier, Madeleine Lagarde, indique qu’au moins 65 000$ seraient nécessaires à la poursuite du projet. « Cette somme permettrait de garder la formatrice et animatrice qui donne les ateliers. » Elle ajoute que la demande est si forte présentement qu’au moins une autre personne pourrait s’ajouter afin de répondre à la demande pour les ateliers. Mais sans davantage de fonds pour poursuivre les activités, tout pourrait prendre fin de façon abrupte. « On va soutenir pendant encore trois mois, après on ne pourra plus. Au moment où ça prend son envol, ce serait tellement dommage de tout abandonner. » 

« On va soutenir pendant encore trois mois, après on ne pourra plus »

-Madeleine Lagarde

Même si l’échéance est proche, elle espère que les fonds nécessaires pourront arriver à temps. Cela donnerait notamment l’occasion à Résilience Rive-Sud de poursuivre sa mission dans la communauté longueuilloise et de fournir les outils nécessaires pour prévenir la détresse psychologique. « Le projet peut être amené à se développer et s’arrimer à d’autres outils comme les Sentinelles dans la communauté », dit-elle. Ces acteurs seraient sensibilisés aux enjeux de santé mentale et pourraient être mobilisés directement auprès des citoyens.

Collaboration d’organismes

Le projet est une co-construction entre la Table de concertation en santé mentale de la Rive-Sud et le sous Comité Résilience de l’agglomération de Longueuil et le fruit d’un partenariat entre plusieurs organismes, soit L’Arc-en-ciel des seigneuries, groupe d’entraide en santé mentale, APAMM-RS et Carrefour Le Moutier. Ils se sont associés afin de prévenir la détresse vécue par plusieurs en raison de la pandémie et renforcer l’entraide citoyenne pour les citoyens de l’agglomération de Longueuil. 

Que pensez-vous de l’importance accordée à la santé mentale dans notre société?

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