Derrière l’objectif: des défis de deux frères et leur père atteint de la SLA pour amasser des fonds pour la cause

Photo de Gabriel Provost
Par Gabriel Provost
Derrière l’objectif: des défis de deux frères et leur père atteint de la SLA pour amasser des fonds pour la cause
De gauche à droite: Maxime, Jacques et Steeven Plante.

Leur père étant atteint de la Sclérose latérale amyotrophique (SLA), deux frères se sont donnés le défi d’amasser des fonds pour la recherche contre cette maladie incurable, à travers la campagne Derrière l’objectif.

« Les premiers signes qu’on a vu, c’était  à Noël », dit Maxime Plante. « La voix de notre père a changé et nous avons alors pensé qu’il s’agissait d’un cancer de la gorge. » Avec le temps, des symptômes ont continué de s’ajouter, notamment la paralysie partielle du visage et une difficulté de l’usage des membres inférieurs du corps. 

Après plusieurs examens médicaux, qui ont mené à divers diagnostics qui ne semblaient pas correspondre au problème, Jacques Plante a rencontré un neurologue, qui a déterminé qu’il était atteint de la SLA. 

Comprenant alors que leur père allait perdre de plus en plus ses facultés, ses deux fils ont voulu l’aider et entre autres adapter la résidence familiale, à Saint-Lambert-de-Lauzon, près de Québec, pour qu’elle puisse être accessible en quadriporteur. 

Ils ont également voulu procéder à une collecte de fonds pour amasser les sommes nécessaires à l’achat d’un appareil qui permettrait à leur père de communiquer adéquatement avec eux, la maladie faisant en sorte que parler devenait de plus en plus difficile pour M. Plante. « Il utilisait une application pour téléphone intelligent avec des phrases préenregistrées pour se faire comprendre et on s’est dit que ça irait mieux avec l’appareil adéquat. » 

Maxime et Steeven se sont alors donné pour objectif, à travers une collecte de fonds, d’amasser les 7500$ nécessaires à cet achat. Mais comme le disent ses fils, le père ne voyait pas l’utilité de cet appareil ou de réaménager la maison alors que sa maladie est incurable. « On a parlé de tout ça avec notre père et il a plutôt souhaité que l’on amasse des fonds pour que de la recherche soit faite afin de pouvoir mieux connaître la maladie et qu’éventuellement d’autres personnes aux prises avec la maladie puissent se faire donner un traitement et non pas être condamnées à en mourir. » 

Défis sportifs

Pour adapter la collecte de fonds à leurs intérêts personnels, Steeven, qui est résident de Saint-Basile-le-Grand, a choisi de participer au Défi Everest, dont l’objectif est d’amasser des fonds en faisant de la course en gravissant des  montagnes de la province pour atteindre d’un total additionné équivalent à la hauteur du Mont Everest, haut de 8849 mètres. « Pour l‘instant, je m’entraîne en remontant la montée des Trinitaires, puis en empruntant l’entrée du parc national du Mont-Bruno située à Saint-Basile », dit-il, ajoutant qu’il est reconnaissable au dossard à l’image du Défi qu’il porte durant ses entraînements. 

11 290$

C’est la somme qui a été accumulée jusqu’à maintenant pour la campagne Derrière l’objectif

Steeven réalisera son défi à d’autres montagnes entre le premier et le trente septembre et espère d’ici là que d’autres personnes se rallieront à lui pour réaliser ce parcours. Six autres personnes font déjà partie de son équipe. « On pourrait se donner rendez-vous à une montagne et la gravir ensemble pour la cause. » Tous les fonds amassés pour ce Défi Everest seront redonnés à la société SLAQuébec, qui effectue de la recherche sur la SLA. 

De son côté, Maxime, qui est adepte de course à pied, a également choisi de relever un défi de taille:faire un marathon. « Le trajet est symbolique puisqu’il  part de l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec, où se trouve la clinique de SLA Québec et donc où le dossier de notre père est traité. La course va se terminer à la résidence familiale, à Saint-Lambert-de-Lauzon. » Maxime va réaliser son défi le 9 octobre  prochain.

Si les deux frères se sont fixés des cibles ambitieuses, le fait que Maxime soit diabétique de type 1 et que Steeven ait un souffle au cœur ajoutent de la difficulté à la situation, mais ils sont déterminés à réussir. « La maladie n’arrête pas, donc il faut continuer nous aussi. » Ils s’entraînent donc chaque jour, quelles que soient les conditions météorologiques auxquelles ils doivent faire face. 

Défi personnel

En plus des défis des deux fils, Jacques Plante s’est lui-même fixé un objectif personnel: parcourir 500 kilomètres à bord de son quadriporteur sur les pistes cyclables de sa région. « Le fait de devoir réaliser son défi lui a comme redonné de l’énergie », dit Steeven. « Parfois il a des journées plus difficiles mais dès qu’il se sent bien il part et va parcourir quelques kilomètres. »

À travers leur campagne, qui a été nommée derrière l’objectif en l’honneur de leur père qui a été photographe de carrière, les trois membres de la famille ont jusqu’à maintenant été en mesure de cumuler 11 290$au moment d’écrire ces lignes. 

Tous les détails liés à l’évolution de la campagne et aux entraînements peuvent être trouvés sur la page Facebook de la campagne Derrière l’objectif.

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