Daphnée Lemay en patins jusqu’à Dawson

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Par Frank Rodi
Daphnée Lemay en patins jusqu’à Dawson
La joueuse de hockey Daphnée Lemay poursuivra sa carrière avec les Blues du Collège Dawson. (Photo : courtoisie)

La hockeyeuse Daphnée Lemay entamera la saison 2020-2021, en septembre prochain, à la ligne bleue des Blues du Collège Dawson. La Montarvilloise de 17 ans poursuivra ses études en sciences environnementales.

Que représente cette signature avec le Collège Dawson?

Depuis mon admission en sport-études en 1re secondaire, j’ai toujours eu comme objectif de jouer collégial et universitaire. Le hockey, c’est ma passion! Cette sélection représente tous les efforts, les sacrifices, l’entraînement des cinq dernières années. Ça représente aussi un beau succès scolaire, puisque les standards d’admission sont élevés pour entrer à Dawson. Le collège a une grande fierté pour ses équipes sportives et je suis vraiment contente de me joindre à cette école.

Pourquoi avoir choisi ce collège?

Au début, je n’avais pas envisagé d’aller à Dawson à cause de la langue. Dawson aimait le style de joueuse que je suis; ils me voyaient dans leur équipe. L’idée a donc germé. Dawson est un des meilleurs cégeps. Je me suis dit qu’en ressortir bilingue serait un gros avantage pour moi, d’autant plus que si je veux poursuivre le hockey universitaire, la majorité des universités avec des équipes de hockey féminin sont anglophones. Je suis allée à un entraînement et ils m’ont fait une offre.

Pourquoi les sciences environnementales?

J’aime beaucoup les sciences, et ce programme ouvre des portes dans ce domaine à l’université. Comme mon choix de carrière n’est pas encore définitif… Les questions environnementales, ça me touche; donc, c’est un domaine d’études qui m’intéresse.

Étudier en anglais, un gros défi pour vous?

Jusqu’à présent, je réussis bien en anglais au secondaire. Par contre, c’est certain que ce sera un défi et qu’il y aura une période d’adaptation. Je suis prête à me lancer. Maîtriser l’anglais sera un gros atout pour le futur.

Quels ont été les bienfaits du sport-études à l’École secondaire De Mortagne?

J’ai adoré mon programme sport-études au secondaire! Cela m’a permis de me développer comme athlète, autant sur le plan des performances que de l’alimentation, l’éthique de travail. Nous sommes toujours entourés de sportifs, donc d’athlètes qui partagent des buts communs.

« Le hockey, c’est ma passion! » – Daphnée Lemay

Que retenez-vous de votre séjour avec les Amazones?

Je suis très reconnaissante envers la formation des Amazones de Laval/Montréal de m’avoir choisie, de m’avoir fait confiance. Si ce n’était pas des Amazones, peut-être que Dawson n’aurait pas eu l’occasion de me voir!

Capitaine des Amazones… c’est un rôle important pour vous?

C’est un honneur d’avoir le C sur mon chandail! J’ai soumis ma candidature en début de saison et passé une entrevue avec les coaches. Ils ont décidé de me faire confiance, même s’ils ne me connaissaient pas beaucoup parce que je viens de la Rive-Sud (Montréal). C’est une responsabilité que j’assume avec honneur auprès de mes coéquipières et de mes entraîneurs.

Comment a évolué votre carrière en trois ans, soit depuis votre participation à la 52 Finale des Jeux du Québec, tenue en 2017 à Alma?

Lors de ma première saison midget, je n’ai pas réussi à me tailler une place dans le club AAA. Ç’a été très difficile à accepter, mais je me suis retroussé les manches; je me suis démarquée dans le AA où j’ai assumé mon rôle. J’ai développé mon leadership et ma confiance. Je me suis entraînée l’été cinq fois par semaine au gymnase à 6 h 30, j’ai fait un camp pour perfectionner mon patin, bref, je voulais vraiment ma place dans le AAA! Lété dernier, quand je suis retournée au camp des Remparts [du Richelieu], ça n’a pas fonctionné. On m’a offert l’opportunité de joindre les Amazones. C’est beaucoup d’investissement de la part de mes parents, puisque les pratiques sont à Laval. Sans le soutien de la famille, ça n’aurait pas été possible. Maintenant, malgré mon parcours, je suis capitaine de mon équipe AAA et recrutée au collégial. Il ne faut jamais abandonner! Quand on est déterminée, le chemin est parfois difficile, mais on y arrive.

Comment entrevoyez-vous l’avenir du hockey féminin?

J’espère qu’on va faire plus de place au hockey féminin à l’avenir. Nous avons les meilleures joueuses au monde au Canada. Par contre, elles doivent s’autofinancer. Même nous, quand on joue nos parties de midget AAA, on est souvent sur les glaces sans estrade, contrairement aux garçons midget AAA. Je crois que plus on va faire connaître la qualité du hockey féminin, meilleures seront les conditions pour les filles.

Un conseil pour les jeunes filles qui souhaiteraient jouer au hockey?

Le hockey, c’est vraiment un beau sport! En plus d’être une excellente activité physique, on apprend à jouer en équipe; à gagner, à perdre, à se dépasser. Je suis la personne que je suis à cause du hockey. J’ai joué avec les garçons à Saint-Bruno jusqu’au peewee, donc c’est possible de commencer jeune, même s’il n’y a pas d’équipes de filles. J’ai toujours été bien acceptée. Quand j’ai fait le saut au féminin, j’ai connu plusieurs filles qui avaient la même passion que moi.

QUESTION AUX LECTEURS :

Quelles solutions pour l’avenir du hockey féminin?

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