Daphnée Lemay, arbitre au hockey

Photo de Frank Rodi
Par Frank Rodi
Daphnée Lemay, arbitre au hockey
Daphnée Lemay est arbitre pour le hockey mineur à Saint-Bruno-de-Montarville. (Photo : archives)

Nouvelle acquisition des Blues du Collège Dawson en vue de la saison 2020-2021, Daphnée Lemay ne fait pas que jouer au hockey. Les matchs, parfois, elle les arbitre.

Depuis maintenant deux saisons, Daphnée Lemay arbitre des rencontres de hockey mineur à l’aréna Michael-Bilodeau, à Saint-Bruno. « J’adore arbitrer! Je suis la seule fille arbitre à Saint-Bruno. C’est une nouvelle passion pour moi, qui me permet d’être encore plus souvent sur la glace, mais aussi de comprendre le jeu selon une nouvelle perspective », raconte celle qui a 17 printemps.

Daphnée Lemay évolue actuellement sur la brigade défensive des Amazones de Laval/Montréal au midget AAA. Elle est aussi en sport-études à l’École secondaire De Mortagne, à Boucherville. Malgré son emploi du temps chargé, elle prend son rôle d’arbitre au hockey très à cœur. Elle témoigne : « Parfois on ne s’en rend pas compte, mais pas d’arbitre, pas de game! On a donc un rôle très important. Ce n’est pas toujours possible de plaire à tout le monde, c’est un travail de décisions. On est cependant très bien soutenus par l’organisation. »

Avant de devenir arbitre, Daphnée a fait part de son intérêt pour remplir ce rôle. Plusieurs étapes étaient nécessaires afin qu’elle arrive à ses fins : « Il faut faire une formation et réussir l’examen. À chaque début de saison, je retourne en formation. » Les arbitres sont ensuite supervisés régulièrement afin de constater les erreurs et s’améliorer. « Nous sommes bien encadrés et supervisés par l’organisation de Saint-Bruno », poursuit celle qui a débuté en tant que juge de ligne auprès des plus jeunes.

« Pas d’arbitre, pas de game! » – Daphnée Lemay

D’ailleurs, quand on lui demande si elle a déjà été victime de menaces ou d’insultes de la part des parents dans les estrades ou des joueurs sur la glace, l’adolescente rétorque qu’elle ne s’en fait pas trop avec la situation. « Honnêtement, ça arrive que les parents crient dans les estrades. Même chose avec les entraîneurs et les joueurs. Mais il suffit de bien connaître ses règlements et d’être sûre de soi pour expliquer correctement ses décisions et désamorcer bien des situations! »

Avec le temps, la patineuse a pris de l’expérience avec l’uniforme zébré, assez pour se voir avec des responsabilités augmentées et être sur la glace lors de parties de catégories plus élevées.

Sélectionnée pour la demi-finale bantam AAA

Bien qu’elle n’ait que deux années d’expérience dans le domaine de l’arbitrage, la Montarvilloise a su capter l’œil de responsables provinciaux. En effet, elle a eu l’occasion d’arbitrer récemment l’une des demi-finales bantam AAA du Tournoi de hockey féminin de Québec, tenu du 30 janvier au 2 février. Une compétition qui a souri aux formations bantam AAA et midget AAA des Remparts du Richelieu, qui ont soulevé les bannières des championnes de leur catégorie. En tout, elle a été choisie pour arbitrer cinq duels du tournoi régulier, dont cette demi-finale bantam AAA.

Dapĥnée, qui a eu la chance d’être supervisée par plusieurs arbitres féminins, commente son expérience : « Déjà d’avoir été sélectionnée pour faire partie de l’équipe d’arbitres au Tournoi de hockey féminin de Québec, c’est impressionnant! Mais à ma première présence dans une [compétition] provinciale, j’ai été choisie pour arbitrer une demi-finale, c’est tout un honneur! C’était la première fois que j’arbitrais ce calibre. Je suis contente de cette nomination, puisque c’était la première fois que j’arbitrais en dehors de Saint-Bruno. »

Un emploi apprécié

Selon la principale intéressée, son emploi du temps à l’école secondaire et au sein des Amazones ne lui permet pas de dénicher un emploi étudiant « dans une boutique, par exemple ». D’une semaine à l’autre, ses disponibilités varient. « Avec l’arbitrage, j’indique mes disponibilités et on me [programme] des parties. L’arbitrage me permet donc de travailler à mon rythme », note Daphnée Lemay.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des