Une illustration de Rizada pour « Le 12 août, j’achète un livre québécois »

L’artiste Rizada, de Saint-Bruno-de-Montarville, illustre l’affiche de l’événement « Le 12 août, j’achète un livre québécois ».

Le rendez-vous « Le 12 août, j’achète un livre québécois » a été fondé en 2014 par Patrice Cazeault et Amélie Dubé. Cette année, l’illustration de l’événement est l’œuvre de Rizada. « C’est une grande vitrine pour une illustratrice, lance d’emblée Mélissa Perron, qui a répondu aux questions du journal Les Versants. Mais je l’ai plutôt fait par plaisir et pour m’impliquer encore plus dans cet événement qui me tient à cœur. »

De son côté, l’un des fondateurs du « 12 août, j’achète un livre québécois », l’auteur Patrice Cazeault, évoque l’approche avec l’artiste : « Mélissa m’avait contacté l’automne dernier pour me présenter une illustration inspirée du 12 août et j’ai tout de suite été emballé par son talent! Son style met en valeur ce que représente notre événement, soit un geste simple, positif et beau. Dès qu’est venu le temps de planifier la 8e édition, je n’ai pas hésité une seule seconde à la solliciter. »

« C’est une grande vitrine pour une illustratrice. » -Mélissa Perron

Ce que confirme Mélissa Perron : « Un soir, l’automne dernier, je me suis amusée à illustrer une affiche pour le 12 août. Chaque année, ils approchent une artiste dont ils adorent l’œuvre. Quand je leur ai envoyé l’illustration, ils m’ont dit avoir découvert mon talent et j’ai été choisie! »

L’image illustre une petite fille campée entre des piles de livres sur lesquelles poussent des plantes. L’artiste avait envie de recréer la puissance de la lecture. « Un livre peut faire germer une idée, faire pousser une réflexion et faire fleurir notre esprit. On voit sur l’affiche que la petite lectrice, même débutante, a déjà les bénéfices de ce que la lecture nous offre », analyse Mélissa Perron.

Rizada, son nom d’artiste, est renommée pour son coup de crayon puisqu’elle peint la porcelaine depuis plus d’une décennie. Rappelons qu’au début de la pandémie, en mars 2020, elle avait répondu à l’appel du premier ministre François Legault. Rizada faisait partie de ces influenceurs qui ont pris part au mouvement « Propage l’info, pas le virus », à l’instar des Cœur de Pirate, Jonathan Roberge, Marie-Mai, Sarah-Jeanne Labrosse, François Bellefeuille et autres Élise Gravel. L’illustratrice avait alors publié une image avec ce message : « Sauve des vies en restant chez toi. »

Un rendez-vous qui prend de l’ampleur

Depuis 2014, « d’un mois d’août à l’autre », les librairies sont de plus en plus sollicitées la journée du 12. « C’est beau de voir autant de lectrices et de lecteurs soutenir le milieu du livre québécois avec autant d’enthousiasme », partage avec nous la Montarvilloise.

Approché par le journal, c’est un Patrice Cazeault ravi qui admet qu’il est encore surpris par le succès de l’aventure. « C’est devenu une tradition et l’événement continue d’avoir un effet marqué année après année! »

Car le succès de la journée ne s’estompe pas. L’année dernière, en pleine pandémie, les ventes de bouquins ont grimpé de 599 %, selon les données compilées par la Banque de titres de langue française. Une statistique qui s’élevait à 621 % en 2019. Pour la première du « 12 août, j’achète un livre québécois », en 2014, les ventes avaient augmenté de 214 %.

Quand on lui demande comment le concept pourrait être amélioré, Mélissa Perron affirme que si elle pouvait bonifier cette journée devenue tradition, elle souhaiterait la souligner dans une petite librairie qui aurait pignon sur rue au cœur de Saint-Bruno. En effet, il n’y a pas de libraire indépendant sur le territoire, ni à Saint-Basile-le-Grand, ni à Sainte-Julie.

Mélissa Perron est aussi l’auteure du roman Promets-moi un printemps, publié en 2019 chez Hurtubise. La suite, Belle comme le fleuve, sera sur les tablettes le 25 août prochain. Pour l’écrivaine, « Le 12 août, j’achète un livre québécois », c’est aussi l’occasion de partager le goût et l’intérêt pour la lecture avec ses enfants. « Plusieurs lectrices m’ont dit qu’elles profiteront de la journée du 12 août pour se procurer Promets-moi un printemps afin d’être prêtes pour la suite. [Pour ma part], comme chaque année, j’irai en librairie avec mes filles choisir nos coups de cœur! »

Selon celle qui peint sous le nom de Rizada, la journée du « 12 août » est dédiée à la curiosité et à la découverte. « Les autrices et auteurs québécois sont généreux de leur talent. Même si notre littérature est plus jeune que celle de beaucoup d’autres peuples, sa qualité leur est comparable et nous n’avons aucune raison de ne pas cultiver un penchant pour [nos écrivains]. Juste d’y penser, j’ai hâte de me retrouver devant les rayonnages, prête à me faire toucher au cœur grâce au texte d’une quatrième de couverture! »

L’initiative « Le 12 août, j’achète un livre québécois » a été lancée afin de donner un coup de pouce à l’industrie du livre au Québec.