Un deuxième roman pour Pascal Horvath

Nash et les ptérodactyles, une enquête fantastique

Pascal Horvath sera à la Maison des écrivains de Montréal ce jeudi 30 mars, 17 h, pour le lancement officiel de son deuxième roman, Nash et les ptérodactyles. Rencontre avec un auteur grandbasilois.
Lors de cet événement, Pascal Horvath présentera le processus de création de son dernier ouvrage et sera disponible pour autographier des exemplaires de Nash et les ptérodactyles, un livre de 284 pages.
Une deuxième carrière en chantier
Pascal Horvath est d’abord courtier d’assurances depuis plus de 20 ans, mais parfois, l’espace d’un moment, il troque son emploi à plein temps pour celui, à temps perdu, d’écrivain. Après À corps défendant en 2012, il publie maintenant, toujours à compte d’auteur, Nash et les ptérodactyles, bouquin qu’il qualifie d’enquête fantastique. « Pour moi, la publication de ce livre est la confirmation que j’ai une deuxième carrière qui m’attend », lance en entrevue Pascal Horvath, qui sera également à la bibliothèque Roland-LeBlanc, à Saint-Basile-le-Grand, le dimanche 23 avril, de 13 h 30 à 16 h, dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, pour une activité littéraire (réservez auprès de la bibliothèque au 450 461-8000, poste 8500).

« Pour moi, la publication de ce livre est la confirmation que j’ai une deuxième carrière qui m’attend. » – Pascal Horvath

Nash… comme le mathématicien
Lors d’un entretien avec le journal pour discuter de son premier titre, Pascal Horvath avait mentionné qu’à la demande de sa fille, il planchait déjà sur un autre récit, une « histoire de gens ordinaires qui réalisent des choses extraordinaires ». Le titre de chantier en était Noah et les ptérodactyles. Les ptérodactyles sont restés, mais Noah est finalement devenu Nash, pour John Forbes Nash Jr, un mathématicien schizophrène qui a entre autres inspiré le réalisateur Ron Howard pour son film Un homme d’exception (d’après la biographie Un cerveau d’exception, écrite par Sylvia Nasar). « Nous rencontrons Nash, un mathématicien fameux, mais qui a un côté sombre, assez tôt dans le roman, contrairement aux ptérodactyles, qui apparaissent bien tardivement. Ceux-ci sont au cœur de l’enquête : est-ce que leur race est bel et bien éteinte? » demande le romancier, qui parle de trois histoires en une.
Plusieurs niveaux
Il y a cette trame narrative concrète de Jean-Roch, l’homme de la campagne, dont le quotidien sera perturbé à la suite d’une rencontre fortuite. Celle de Nash au volant d’une voiture blanche d’abord, mais aussi la rencontre de scientifiques au service du gouvernement canadien qui logent dans un hôpital et qui le mènera dans cette « enquête fantastique ». « Cela allumera sa curiosité sur le chemin de découvertes intrigantes où les doutes et les surprises accompagnent le personnage et le lecteur jusqu’à la fin. » Mais il y a aussi, nous apprend Pascal Horvath, ce deuxième niveau, qui effleure l’échiquier mondial, l’ordre et le rôle des pays dans le monde. Enfin, cette relation ambiguë entre le génie et la folie, le réel et le fantastique. « Pour comprendre, le lecteur doit avoir une certaine base de connaissance de notre pays, de poursuivre le Grandbasilois. Ça peut aider pour conserver un intérêt dans l’histoire. »
Selon M. Horvath, qui signe à l’occasion la chronique Société du journal Les Versants en tant que collaborateur, le Canada, malgré son aspect « bon enfant », occupe un rôle beaucoup plus important que ce qu’on nous fait croire dans l’échiquier mondial. « C’est un rôle silencieux, mais le Canada a une place essentielle dans le jeu d’échecs. »
Le père de famille travaille déjà à un troisième projet, un « spaghetti d’idées farfelues », encore un peu pêle-mêle, qui a besoin de tricotage et qui devrait aborder la quête du bonheur. « Derrière chaque histoire concrète, il y a une histoire abstraite que je souhaite mettre en lumière. Personnellement, je crois que le bonheur, il faut cesser de le chercher, parce qu’il se trouve en nous. Il suffit de le prendre. »
La Maison des écrivains (salle Émile-Nelligan), est située au 3492, avenue Laval, à Montréal (station de métro Sherbrooke).