Un deuxième roman et un bébé pour JoÈve Dupuis

La Julievilloise JoÈve Dupuis vient d’accoucher de son deuxième roman, À moi la liberté!, paru en mai aux Éditions De Mortagne.
« Je réalise qu’en publiant un deuxième roman, je comprends mieux la technique, j’ai appris comment le monde de l’édition fonctionne. Je constate que je peux penser à amorcer une carrière en ce sens, une carrière d’auteure, et conserver l’espoir de publier un jour un troisième livre », mentionne au journal JoÈve Dupuis, qui a envoyé son manuscrit complété à De Mortagne le 6 janvier dernier. Deux semaines auparavant, le 24 décembre, elle accouchait d’un premier bébé alors qu’à l’extérieur, le mercure indiquait 15°.
Après avoir publié dans la collection Tabou des Éditions De Mortagne le livre Montagnes russes, une histoire qui traite de bipolarité, JoÈve Dupuis livre cette fois un roman plus léger, un bouquin parfait pour les vacances d’été, à lire, peut-être, sur les plages d’Ogunquit, dans le Maine, là où une bonne partie du roman se déroule, et qui plaira aux amateurs de chick lit. « C’est un roman plus léger qui aborde notamment le laisser-aller, l’importance de l’image, l’amitié, les apparences. Il y a aussi cette histoire d’amour très 2016. Mais au-delà de tous ces clichés, il y aussi place à réflexion sur la spontanéité, l’instinct, l’écoute de soi », raconte la romancière actuellement en congé de maternité.
Pour écrire son roman, JoÈve Dupuis a puisé dans ses histoires personnelles, comme les nombreux périples en famille vers Ogunquit chaque année depuis son enfance, tout en ajoutant une touche de son imagination. « Mon conjoint et moi ne sommes pas mariés, alors je ne me suis jamais sauvée de mon mariage comme le fait Marisol! »

« Écrivaine, c’est mon métier de rêve. » – JoÈve Dupuis

Elle admet que la rédaction du manuscrit a été plus longue que prévu, notamment en raison d’ajustements en cours de route. « La grossesse a fait en sorte de me ralentir dans mon écriture aussi. »
Métier de rêve
Mais JoÈve Dupuis se considère-t-elle écrivaine ou conseillère en communication et relations publiques pour la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM), son emploi régulier? « Pour le moment, je me considère maman à 100 %. C’est encore beaucoup de bonheur et de fierté. Je suis en train de vivre la plus heureuse période de ma vie et je veux en profiter au maximum. Écrivaine, c’est mon métier de rêve, alors que mon travail de tous les jours en communication, que j’adore, me garde près de l’écriture à temps plein. Vivre de sa plume est difficile, c’est la raison pour laquelle le rôle d’auteure demeure un rêve », explique JoÈve Dupuis, pour qui écrire est une partie de plaisir quotidienne.
En publiant ce deuxième titre, la Julievilloise souhaite divertir le public tout en le faisant réfléchir, mais surtout, effacer ce syndrome de l’imposteur qu’elle ressentait en écrivant. « Avec cette nouvelle publication, je m’affirme en tant qu’auteure, je réalise que je suis capable d’aller jusqu’au bout. »
Écriture accessible
Pour JoÈve, écrire est libérateur. Mettre des mots sur le papier, remplir des pages blanches, lui permet de rejoindre son côté créatif. C’est aussi une façon d’évacuer qui fait du bien. Selon elle, l’écriture est de plus en plus accessible. « Je traîne toujours avec moi un calepin. J’ai des “post-it” dans mon sac à main. On peut écrire à l’ordinateur, au iPad, au cellulaire. L’écriture reste accessible, dans l’autobus, dans le train, en vacances, et ça me plaît! »
Ces temps-ci, la maman planche sur un nouveau manuscrit, qui deviendra éventuellement un troisième roman traitant d’un « sujet à la mode », et qui devrait la confirmer davantage dans son emploi rêvé.
Celle qui a vécu 10 ans à Saint-Bruno-de-Montarville, de 17 à 27 ans, travaillant notamment comme monitrice dans les parcs de la ville au début des années 2000, se dit une fille de la Rive-Sud (Montréal), du coin, et qui vit à fond. Née à Saint-Basile-le-Grand, JoÈve Dupuis réside aujourd’hui à Sainte-Julie. Avant la publication de son premier roman, elle s’est fait connaître dans Occupation double.