Tous autour de la littérature d’ici

L’Association des auteurs de la Montérégie

L’Association des auteurs de la Montérégie (A.A.M.), grâce au soutien financier du Forum jeunesse de Longueuil, concevra une série d’événements littéraires audacieux mettant à l’avant-plan de jeunes écrivains et des artistes issus de diverses disciplines artistiques. Des rendez-vous multidisciplinaires autour de la littérature, voilà ce que réservent les cabarets Langues pendues. L’appel de candidatures pour auteurs et artistes se déroule présentement, jusqu’au 20 février.

Le projet vise à développer une solidarité envers nos artistes et permettre au public d’assister, près de chez lui, à des événements culturels professionnels et originaux. Pour le premier événement, qui aura lieu le 21 avril prochain dans le cadre du Festival de littérature de la Montérégie, l’A.A.M. est à la recherche de 3 auteurs, 2 artistes d’autres disciplines et 1 photographe. Tous les candidats doivent œuvrer professionnellement dans leur domaine et être âgés de 35 ans et moins. Pour connaître les autres critères et les normes de présentation de dossiers, il n’y a qu’à consulter le site Internet www.languespendues.blogspot.com.

Cette réalisation est née de la cohésion entre acteurs communautaires, privés et publics : c’est-à-dire d’un partenariat porté par l’A.A.M. et appuyé par la bibliothèque municipale de Saint-Bruno-de-Montarville ainsi que le Café Le St-Denis. Ce dernier accueillera les cabarets au 1428, rue Montarville, à Saint-Bruno, où le public pourra avoir un contact privilégié avec les artistes dans une salle intimiste.

De plus, le projet vise à tisser des liens entre artistes, entrepreneurs et citoyens pour assurer la vitalité culturelle sur notre territoire ainsi qu’une représentativité des disciplines artistiques. Si l’on se fie au portrait de la relève artistique montérégienne, publié au printemps 2006 par le Conseil montérégien de la culture et des communications, « les organismes montérégiens ne sont pas en mesure actuellement d’embaucher des jeunes de la relève, puisque le personnel en poste a lui-même de la difficulté à se rémunérer adéquatement pour les heures travaillées ». La situation des créateurs n’est pas nouvelle; toutefois, avec des résidants qui veulent prendre part à une culture dynamique, innovante et locale, ce projet pourrait agir comme catalyseur.

Le blogue de l’événement comprend également une section destinée aux bénévoles et entrepreneurs qui aimeraient inclure les arts à leur vie ou à leur milieu de travail. Décentralisation de la culture, une manière de déjouer la forte attraction qu’exerce Montréal sur la Rive-Sud, mais surtout une façon d’augmenter l’accessibilité aux œuvres professionnelles.