Stranger Things : une dernière saison qui rassemble

La série Stranger Things s’est conclue le 31 décembre avec la diffusion d’un épisode de plus de deux heures pour clore la cinquième et dernière saison. Des citoyens de la région, amateurs de la franchise, réagissent.  

« J’adore cette série! J’ai vu la dernière saison avec mes enfants », amorce Dorothée Pâris Pasturel, une maman de deux garçons, de 13 et 10 ans. 

Stranger Things est une série d’horreur et de science-fiction. L’action se déroule dans les années 80. Les personnages principaux, des enfants, dont une jeune fille avec des pouvoirs, évoluent à travers les saisons.  

« J’ai tout adoré de la cinquième saison! L’intrigue, le développement des personnages ainsi que le dénouement », exprime le Grandbasilois Samuel Bourbeau Bergeron.

Pour plusieurs, la fin de Stranger Things était l’occasion de se réunir en famille ou entre amis et d’assister à la conclusion d’un phénomène. Les huit épisodes de cette cinquième saison ont été présentés en trois blocs, dévoilés les 26 novembre, 25 et 31 décembre. La dernière émission, d’une durée d’un peu plus de deux heures, était projetée dans certaines salles de cinéma, notamment à Brossard.    

« Quand le dernier épisode est sorti, le 31 décembre, nous devions aller chez des amis. Nous étions tous fatigués. Nous avons décidé de rester à la maison pour regarder Stranger Things », mentionne la Grandbasiloise Lima Bourhis.   

Une série qui rassemble

Selon cette maman d’un fils de 16 ans, s’investir dans une série comme Stranger Things est divertissant pour le noyau familial. « C’est l’fun de vivre ça ensemble. On se colle. On met le lit dans le salon. On commande de la bouffe. On fait du popcorn et on mange des bonbons. Stranger Things nous a donné l’occasion de faire ça, créer de beaux moments en famille », se plaît à dire Lima Bourhis. 

La Montarvilloise Dorothée Pâris Pasturel a regardé la série avec ses enfants et son conjoint. La famille attendait cette saison finale impatiemment. « Nous avons été assidus pour la regarder ensemble. Si l’un d’entre nous n’était pas disponible, on l’attendait afin d’être tous réunis pour voir la suite. À l’occasion, nous avons commandé des repas spéciaux, des sushis ou des pizzas », raconte-t-elle. 

De son côté, Samuel Bourbeau Bergeron a partagé ces moments devant l’écran avec Claudia, sa conjointe. « Elle est, elle aussi, une grande fan de Stranger Things. Partager cette dernière saison avec quelqu’un qui apprécie autant la série ajoute à l’expérience. Même si certains cinémas diffusaient la dernière partie, l’ambiance à la maison était tout de même très mémorable. Regarder Stranger Things en famille, un soir de Noël, donnait un contraste assez drôle et unique », témoigne l’homme. 

Nostalgie

Quand on leur demande ce qui les a accrochés dans cette série, les trois évoquent la nostalgie des années 80.

Dorothée Pâris Pasturel répond qu’elle a été attirée par le mélange de science-fiction et d’horreur, en plus de la thématique des années 80. « C’est pile ma génération! » reconnaît celle qui a aimé retrouver à l’écran des références de l’époque, comme la musique, les films, le look des personnages. « Ça m’a ramenée dans mon passé et mon enfance. J’ai aimé aussi que ce soit une bande d’enfants, les héros de l’aventure. J’y ai vu une inspiration du film Les Goonies, l’un de mes préférés quand j’étais petite. »    

Le côté nostalgique des années 80 a aussi plu à M. Bourbeau Bergeron. Mais l’aspect geek, inspiré du jeu Donjons et Dragons, explique aussi son intérêt pour la série des frères Matt et Ross Duffer. « Un des éléments clés du succès de la franchise réside aussi dans sa capacité à faire évoluer l’aventure à travers de petits groupes de personnages », ajoute le Grandbasilois.

« Ce n’est pas une série qui, de prime abord, m’aurait appelée tant que ça, reconnaît Lima Bourhis. Mais mon copain m’a dit, un soir,  » Il y a une nouvelle série qui vient de sortir et il paraît que ça ressemble un peu aux Goonies  ». Nous sommes tombés en amour avec la série, nous, les parents, mais mon fils aussi. Ça lui a donné le goût de jouer à Donjons et Dragons et il s’est attaché aux personnages. » 

Les meilleurs moments… 

Pour Lima Bourhis, la finale, qui se veut ouverte à propos du destin de Onze, est « incroyable ». Elle affirme que ça permet aux téléspectateurs de choisir ce qu’ils veulent bien comme scénario. Quant à la dernière scène, dans le sous-sol de la famille Wheeler, là où tout a commencé, la jeune femme dit avoir beaucoup pleuré. « Quand les jeunes déposent leur livre de Donjons et Dragons à sa place… j’en parle et je suis encore émotive », précise-t-elle.   

Les dernières minutes de ce huitième et dernier chapitre semblent avoir touché le public. 

« Mon moment favori fut la scène finale, alors que les personnages réalisent que c’est la fin de leur enfance et le début de l’âge adulte, un moment touchant et beau », confie Samuel Bourbeau Bergeron.

Enfin, Dorothée Pâris Pasturel se souviendra longtemps de ces passages où le public découvre la puissance du personnage de Will. « C’était euphorisant! »

Samuel Bourbeau Bergeron renchérit à propos de ces moments concernant Will, dont celui à la fin du chapitre quatre. « Le flashback sur son enfance est un véritable coup de génie narratif et un moment profondément émouvant. »

… et quelques faiblesses

Quant aux moins bons moments de la série, Mme Pâris Pasturel déplore la rapidité à laquelle la bande de héros s’est débarrassée de Vecna et du Flagelleur mental dans le combat final. Selon elle, la bataille aurait pu être plus complexe et la scène, plus longue. « Après toute cette attente, la fin de Vecna et du monstre, c’était un peu trop simple. »   

Selon le citoyen de Saint-Basile-le-Grand, l’un des points faibles de la saison est le manque de sentiment d’urgence à certains moments importants.