Sophie Martel initie les enfants au yoga
Auteure jeunesse
Deux ans après la parution de l’ouvrage Mon premier livre de yoga, pour les enfants du préscolaire, l’auteure jeunesse montarvilloise Sophie Martel revient cette année avec YogAmusant. Un bouquin d’initiation au yoga qui s’adresse aux enfants du primaire, de 6 à 10 ans, et publié chez Caractère.
YogAmusant propose une pratique du yoga en quatre saisons. Pour chacune d’elle, les activités proposées gravitent autour de différents thèmes : la ferme, la plage, le parc, les récoltes, l’Halloween, Noël… chaque thème représentant une séquence complète de yoga. De plus, le lecteur y trouvera des jeux, des postures actives, des postures d’étirement, des exercices de visualisation et de respiration. La présentation et les illustrations colorées d’Amandine Gardie de chaque posture permettent d’initier un seul enfant ou un groupe. Le livre, écrit en collaboration avec Geneviève Raymond, est conçu sous la forme d’un chevalet facile à utiliser. « Je poursuis la démarche entreprise lors de la conception du premier livre, qui s’adressait aux tout-petits. Celui-ci, YogAmusant, a été pensé pour les enfants un peu plus vieux, et adapté à la réalité des éducatrices en service de garde. Le concept se veut plus facile, plus dynamique, accessible et exploitable », explique en entrevue Sophie Martel, psychoéducatrice de métier.
Depuis un an, elle est aussi professeure de yoga, afin d’aller chercher davantage d’« expérience et de crédibilité » dans ses fonctions. Grâce à une meilleure structure de leur ouvrage, les auteures donnent ainsi aux éducatrices et aux enseignantes des moyens pour sensibiliser les enfants à l’utilisation du yoga à un très jeune âge.
Les bienfaits
Depuis qu’elle a fait l’essai du yoga et de la méditation, Sophie Martel se sent en contrôle de son anxiété et de son irritabilité. Elle se dit aussi plus sereine dans sa vie. « Chaque posture apporte ses bienfaits. Ça dépend, mais pour les enfants, on parle notamment d’une meilleure attention, de concentration, d’équilibre, de force, de digestion, d’endurance, de flexibilité, de relaxation », explique madame Martel.
Sophie Martel, l’auteure jeunesse
Consultante pour la Fondation Lucie et André Chagnon pendant cinq ans, Sophie Martel a visité plusieurs Centres de la petite enfance au cours de sa carrière, en plus d’œuvrer auprès d’enfants atteints du trouble du spectre de l’autisme. « Pour rendre public le travail effectué avec les éducatrices et développer des moyens pour motiver ces enfants, j’ai rédigé quelques courts romans, dont le premier, Le monde d’Éloi, une histoire sur l’autisme », raconte la mère de deux enfants.
Suivent trois autres livres dans la collection Une histoire sur… de la maison d’édition Dominique et compagnie : Anaïs voit rouge (une histoire sur la colère, en 2009), ainsi que Sam apprend à aimer l’école et Amina subit le racisme (respectivement des histoires sur la motivation et la diversité culturelle, parues toutes les deux en 2010). « Pour chacun de ces romans, je me suis inspirée de mon vécu professionnel, mes amis, ma famille. J’ai rencontré des enfants d’âge préscolaire qui faisaient de grosses crises de colère et qui s’opposaient à tout. Ensuite, j’ai visité plusieurs milieux scolaires, aux 1er et 2e cycles, dans lesquels il y avait une problématique de motivation. Enfin, pour écrire Amina subit le racisme, je me suis inspirée d’une amie marocaine et de mon conjoint, qui vient du Laos. Pour les enfants qui souffrent d’être différents, ce livre donne des moyens pour parler de cette réalité », de poursuivre la romancière, pour qui l’écriture est libérateur.
Grande lectrice, Sophie Martel a fait des rencontres importantes au cours de sa vie, dont la directrice éditoriale Claire Chabot ainsi que le psychoéducateur Germain Duclos. Ils sont devenus des mentors pour la Montarvilloise. « Claire Chabot m’a accompagnée tout au long de mon cheminement d’auteure ainsi que pour mon projet YogAmusant. Germain Duclos et elle sont les deux personnes qui m’ont poussée vers l’écriture. Ils sont vrais, authentiques et humains, et ils m’ont permis de croire en moi, en mes rêves, et de les mener jusqu’au bout. »
Psychoéducatrice de métier, elle a œuvré auprès d’enfants en difficulté. D’abord en milieu scolaire, elle a fait la connaissance d’enfants qui ont su la toucher par leur sensibilité et leur force. Puis, en CPE, dans un projet de prévention dirigé par Germain Duclos. « J’aime aider les autres et j’aime les gens. C’est un naturel pour moi. Dès mes années au secondaire, j’allais vers les autres et je prenais soin d’eux. C’est ça, la psychoéducation : aider les jeunes marginaux à s’adapter dans leur quotidien pour vivre plus sereinement. »


