Saint-Bruno : un lancement de livre pour Martin Sansregret

Martin Sansregret publie chez l’éditeur Le Dauphin blanc un livre de croissance personnelle, La bienveillance au service de la bienvaillance. Rencontre avec celui dont le lancement aura lieu ce soir, à Saint-Bruno-de-Montarville. 

« La bienveillance fait partie de ma vie depuis bien longtemps. Avec le temps, j’ai découvert que la bienveillance était une valeur que j’avais dans la vie. C’est devenu une croyance pour moi », mentionne en entrevue Martin Sansregret. 

Bienveillance et bienvaillance

Dans son bouquin, l’auteur propose une approche nouvelle. La bienveillance combinée à la bienvaillance. « C’est un mot, bienvaillance avec un  »a », qui n’existe pas, que j’ai inventé », note-t-il. 

La bienveillance est une notion associée à l’être humain. Elle est moins affiliée à des organisations. Toutefois, la pandémie a contribué à intégrer davantage la bienveillance dans les plans de service des ressources humaines de bien des entreprises. Un état généralisé de survie, autant dans la population que dans les entreprises, prévalait et nous incitait à nous soucier et à prendre soin les uns des autres. « La bienveillance a été au coeur de la pandémie. C’est devenu le mot-clé pour faire face à la mort, à l’anxiété de nos proches, à ce que nous vivions comme isolation. » 

L’auteur voulait faire de la bienveillance une approche plus globale pouvant être inspirante et éclairante pour ceux qui reconnaissent ses effets dans les sphères personnelle et professionnelle. Son cheminement lui a permis de comprendre que la bienveillance, à elle seule, ne suffit pas. Elle a besoin de son complément pour avoir du sens.

Ainsi, pour Martin Sansregret, l’alter ego de la bienveillance devenait la bienvaillance. Au-delà de leur similarité sonore et visuelle, ces deux mots sont, pour le principal intéressé, des âmes sœurs. « Ce qui m’est venu, c’est que la bienveillance était maintenant très galvaudée. C’était devenu le mot-clé dans les entreprises. J’ai poussé ma réflexion et j’en suis venu à la conclusion que la bienveillance est un besoin essentiel, comme manger et dormir, mais fusionné par un besoin de bienvaillance, c’est-à-dire de se réaliser », explique M. Sansregret. 

Relation à l’écriture

À la suite d’un divorce difficile au début des années 2000, M. Sansregret s’est fait suggérer de se trouver une expression de création pour lui-même afin d’élaguer ce qu’il traversait. L’écriture est devenue pour lui son élan créatif et une passion. « Sans avoir une intention absolue d’éditer, mais c’est parti de là. Avec le temps, j’ai emmagasiné dans mes tiroirs pas mal d’éléments d’écriture, dont des extraits retranscrits dans la publication », explique-t-il.

Aujourd’hui, ce père de trois enfants écrit tous les jours. Selon lui, ça prend une discipline pour écrire. Heureusement, il a suivi, dans le passé, des formations d’écriture avec la poétesse Hélène Dorion ainsi qu’avec la romancière Marie Laberge. « Ça prend trois éléments-clés, amorce l’auteur. D’abord, la passion d’écrire. Ensuite, la discipline et le travail. Puis, l’humilité de recommencer. »        

Lancement

Le lancement du livre La bienveillance au service de la bienvaillance a lieu au Cafellini, à Saint-Bruno-de-Montarville, ce mardi 10 février. Quand on lui demande pourquoi un lancement à Saint-Bruno alors qu’il demeure à Boucherville depuis près de 20 ans, l’auteur répond que son bouquin a été écrit à 90 % dans ce café de la rue Montarville. « C’est comme ma deuxième maison », confie-t-il. 

Or, certains commerces servent aussi des boissons chaudes du côté de sa municipalité. C’est un concours de circonstances qui l’a attiré à Saint-Bruno-de-Montarville, il y a de ça bien des années. Il y a 14 ans, M. Sansregret et sa conjointe étaient à la recherche d’une garderie pour leur fils. Il n’y en avait pas à Boucherville, mais une place se montrait disponible dans une garderie familiale à l’entrée de Saint-Bruno.

Un café d’ambiance

« C’est ce qui m’a permis de découvrir Cafellini. Depuis ma retraite en 2020, je suis là tous les jours pour écrire. Ça me fait un bien immense. » 

Ils sont nombreux, les gens qui écrivent dans ce lieu. Assis à côté de notre table lors de cette entrevue, le réalisateur Philippe Falardeau travaille son prochain scénario. Il fréquente cet endroit quelques fois par semaine. La Montarvilloise Mélissa Perron a rédigé en partie l’un de ses romans au Cafellini. D’autres le font aussi. Mais qu’est-ce qui attire ce Bouchervillois à Saint-Bruno, alors qu’il est maintenant retraité et que son fils de 18 ans n’a plus besoin de garderie? « J’ai essayé d’autres cafés, mais ça ne s’explique pas. Il y a des ambiances, des énergies de café qui sont favorables pour écrire, rentrer dans sa bulle, comme dans un espace de confort, de doudou. Je sens qu’il y a un sentiment de communauté, de gens qui viennent fréquemment. J’ai rencontré des habitués et il s’est créé graduellement le goût de se parler, simplement. Aussi, au niveau de leurs employés, il y a ici des baristas d’une grande bienveillance », témoigne Martin Sansregret. 

Un homme de famille

C’est ainsi qu’il se qualifie, un homme de famille. Ses enfants et petits-enfants sont importants pour lui. Sa conjointe aussi. Ce premier livre, l’homme de 66 ans le dédie presque à toute sa famille. La dédicace s’adresse à sa partenaire de vie et mère de son fils, à ses trois enfants, à ses sept petits-enfants ainsi qu’à ses frères et sœurs.

« Je l’ai fait ainsi parce que j’ai sept petits-enfants. Je ne pense pas qu’ils vont me connaître beaucoup avec l’âge que j’ai. J’ai demandé à mes filles de garder des exemplaires pour qu’un jour, mes petits-enfants puissent le lire. Je n’avais pas envie de le dédicacer à une seule personne. Peut-être que c’est de la bienveillance familiale… »