Saint-Bruno : la suite pour l’auteure Clara Finzi
Clara Finzi lançait, en fin d’année 2025, son roman La Menteuse de Malhela, deuxième tome de ce qu’elle prévoit être une trilogie.
« Comme pour tous mes livres, c’est la reconnaissance de tout mon travail. Le tome 2 a dû me prendre 600 heures de travail, d’écriture, de relecture. Présenter le livre, c’est voir que toutes ces heures de travail en ont valu la peine », commente Clara Finzi.
Deux lancements et un salon du livre
La jeune auteure de Saint-Bruno-de-Montarville n’a pas lésiné dans la promotion de son nouveau titre. Elle a organisé deux lancements pour La Menteuse de Malhela, dont l’un à la bibliothèque Georges-Brossard le 30 novembre dernier. L’autre a eu lieu à la résidence Jazz St-Bruno le 7 décembre. Quand on lui demande comment elle se sent dans ces événements, elle répond qu’elle apprécie ces moments. « J’aime beaucoup ces évènements, même s’ils sont assez épuisants! C’est beaucoup de préparation et de stress, mais au final, ça va bien et c’est gratifiant », précise Clara Finzi.
Le 23 novembre, elle a aussi pris part au Salon du livre de Montréal. « C’est formidable de voir des personnes se déplacer pour toi, s’arrêter à ton kiosque, discuter avec toi et décider que dans tout le salon, c’est ton livre à toi qu’elles décident d’acheter. Quand tout ce travail et toutes ces heures d’écriture sont enfin rentabilisés, ce sont les meilleurs moments », dit-elle.
La Menteuse de Malhela
Ce deuxième tome, La Menteuse de Malhela, est la suite de La Charmeuse de Malhela, titre qui a été publié en avril l’année dernière. Son lancement avait aussi eu lieu à la bibliothèque locale montarvilloise.
Questionnée par Les Versants, la romancière explique pourquoi ce volume est important dans sa trilogie. « Le tome 2 est important, car on plonge concrètement dans la contrebande et tous ses impacts. Le personnage de La Charmeuse est bien plus présent. Le lecteur assiste au développement psychologique des trois personnages principaux. Leurs motivations se clarifient et c’est dans le tome 2 qu’apparaît le véritable problème, le fil conducteur de ma trilogie », explique-t-elle.
Selon Clara Finzi, cette suite est la pire chose qui pouvait arriver à ses personnages principaux. À la fin du tome 1, ils découvraient la nature véritable de la contrebande et étaient prêts à tout pour y mettre fin. « Or, ils plongent dans un nouveau monde où la contrebande, c’est plus important que tout. C’est là que les attend Mirabelle, l’antagoniste qui a passé un pacte avec La Charmeuse et qui est prête à tout pour capturer et livrer Flavio, Belliza et Laurenzo à la déesse », ajoute la Montarvilloise.
Cette dernière souligne que ce bouquin a été plus compliqué à écrire que les autres. Entre la première phrase du roman et le recevoir de l’impression, il s’est écoulé deux ans et trois mois. Avant de l’acheminer pour l’imprimer, l’adolescente avait écrit 114 versions de son livre. « Une des raisons de ce long processus, c’est que je n’avais pas de plan clair et que je me suis enfargée dans les idées », plaide la jeune auteure.
L’introduction d’un nouveau personnage complexe, Mirabelle, et de multiples retours dans le passé ont aussi compliqué sa tâche.
Simultanément, elle vaquait aussi à la rédaction d’autres textes. Elle dit avoir été distraite dans son écriture et qu’elle a eu des difficultés à se relancer. « Quand tu écris un premier tome, tu es assez libre de tes actions, surtout qu’au début, je n’avais pas pensé faire une trilogie. Tu peux exploiter ce que tu veux sans conséquence. Un tome 2 est très difficile, parce que tu travailles avec ce que tu as déjà décidé dans le tome 1 sans penser qu’il y aurait une suite, et que tu dois déjà prévoir le tome 3. C’est comme un livre intermédiaire, qui ajoute à l’histoire principale mais qui reste moins important que la finale. »
Ce roman, La Menteuse de Malhela, fait plus de 400 pages.
La finale au mois de mai
Le troisième et dernier tome de cette série devrait paraître au mois de mai. Clara Finzi en est aux dernières étapes de correction. En avril dernier, lors du premier lancement, elle avait évoqué une trilogie qui compterait plus de 1000 pages. La saga aura été écrite entre la fin du secondaire de l’étudiante et son passage au cégep. L’écrivaine y voit un côté symbolique. « Lorsque ma trilogie sera complétée, je serai passée de l’adolescence à l’âge adulte. Je vais avoir terminé mon cégep. Je serai plus vieille et officiellement une adulte. À la bibliothèque, je délaisse tranquillement la zone ados pour la section adultes. »
L’étudiante écrit de deux à trois heures par jour, et ce, à un rythme quotidien. Elle parle d’un horaire strict qu’elle juge essentiel afin de progresser dans ses histoires et de pouvoir les publier rapidement. « J’écris notamment dans le bus, en allant au cégep, et dès que j’ai une pause entre mes cours. Le soir aussi, en rentrant. Sauf en fin de session, c’est très rare que je me donne une journée de congé », fait savoir Clara Finzi.
À venir
Au cégep Édouard-Montpetit, elle participe au projet Paris Palimpseste. Tout son cours de Littérature 104 est concentré vers la littérature parisienne, les arts français, l’histoire, la culture en général. À la fin de la session, en juin prochain, les jeunes partiront vers Paris deux semaines pour un périple littéraire et culturel qui terminera leur cours.
D’ici là, Clara a entamé l’écriture d’un nouveau roman, bien différent de ses précédents récits. « On est plus dans le genre new adult, mais c’est encore trop tôt pour en parler », avance la jeune femme.
