Saint-Basile : le Huard devient le U-Art
Saint-Basile-le-Grand a ouvert les portes de son nouveau centre culturel, situé au 200, rue Principale. En avant-première, l’intérieur du bâtiment, le nouveau nom, la signature et la programmation printanière des lieux ont été dévoilés vendredi dernier.
« Aujourd’hui, c’est le dévoilement du bâtiment, l’inauguration protocolaire. Le 14 mars, il y aura le dévoilement au grand public », mentionne au journal la mairesse de Saint-Basile-le-Grand, Kim Méthot.
Le U-Art, milieu de culture, est entre autres un jeu de mots avec le nom de l’ancien bar Le Huard. La nouvelle appellation a été recommandée par le comité consultatif de développement culturel à la suite d’un atelier de réflexion. La Société d’histoire de Saint-Basile s’est aussi penchée sur le dossier.
Le terme milieu fait aussi écho à la localisation du lieu au cœur du noyau villageois, en plus d’un lien avec le »Café du milieu », qui se trouvait à proximité et où la culture avait une place considérable. L’endroit est situé à l’intersection de la montée Robert et de la rue Principale.
Les coûts
Après une acquisition du bâtiment à 900 000 $ et des travaux dont le coût est estimé à 1 945 000 $, taxes incluses, le U-Art, milieu de culture, est maintenant une réalité à Saint-Basile-le-Grand. La Ville évoque un investissement.
« Je trouve que c’est un beau cadeau que la Ville se fait sous la gouverne de Kim Méthot. Mais c’est un travail qui a commencé de longue haleine avec les administrations précédentes », rappelle le député de Chambly, Jean-François Roberge.
En effet, c’est lors du premier mandat du maire Yves Lessard, en juin 2021, que la Municipalité a acquis l’édifice du 200, rue Principale. Ce qui était auparavant le bar Le Huard allait devenir la Maison de la culture, puis finalement, un centre culturel. C’était l’idée de départ.
D’ailleurs, vendredi, certains membres de cette administration de l’époque, Line Marie Laurin, Josée LaForest, Richard Pelletier, étaient aussi sur place. Une invitation leur avait été adressée.
« Avoir des lieux de rencontres, ça change la dynamique. De l’avoir mis en plein centre du coeur villageois, c’est judicieux. Il faut redonner un centre à une ville qui grandit, qui se déploie, mais en même temps, il y a le noyau villageois qui est important, celui qui était là depuis longtemps », insiste le nouveau ministre de la Montérégie, Jean-François Roberge.
Le passé des lieux
M. Lessard a rappelé le passé de ce lieu, de cet endroit. D’abord un magasin général, le bâtiment a connu diverses vocations par la suite, dont un hôtel, une taverne, un bar. « C’était un lieu de rencontres. Les gens venaient se fréquenter ici. Nous n’avons pas juste choisi un endroit. Nous avons choisi un endroit qui est identitaire. Il est situé physiquement au bon endroit par rapport au coeur villageois. C’est un rappel historique », raconte-t-il, parlant aussi d’un lieu de mémoire et de partage.
« Ce n’est pas juste de choisir un endroit pour faire rayonner les arts et la culture, c’est un endroit aussi qui est parlant, symbolique, identitaire pour la municipalité », d’ajouter Yves Lessard.
L’ancien maire a aussi souligné le travail du conseil municipal actuel, qui a gardé le cap, malgré quelques débats et opinions partagés. « C’est normal, nous sommes là pour bien gérer les deniers de la population. Mais dans 10, 15 ans, allons-nous être contents de l’avoir? Il n’y a pas de moment où nous pouvons nous donner un lieu semblable sans que ce soit dispendieux. Chapeau au conseil, au personnel de la Municipalité. »
Un travail de collaboration
L’implication et la participation de Martine Lapointe (directrice du Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire) et de Julie Patenaude (cheffe de division culture), notamment, ont été soulignées. Celles des membres du comité consultatif de développement culturel aussi. Ils ont reçu des félicitations pour leur soutien à la réalisation du projet.
Des propos entérinés par le député fédéral de Mont-Saint-Bruno – L’Acadie, Bienvenu-Olivier Ntumba. « Je tiens à souligner la présence des fonctionnaires. Nous avons beau être ceux et celles qui vont couper les rubans, c’est vous qui travaillez en arrière, c’est vous qui rendez ça viable et tangible. Merci de votre travail. »
M. Ntumba a parlé du centre culturel comme d’« un lieu de rencontres, de créativité et de fierté collective. Ce centre représente bien plus qu’un bâtiment. Il incarne la vitalité culturelle de notre communauté et offre un espace où les talents d’ici pourront s’exprimer et rayonner ».
Expositions, conférences, spectacles, ateliers créatifs ou simple moment autour d’un café ou pour une séance d’études, le U-Art s’adresse à tous.
Vendredi, c’est l’artiste Gabriella, originaire de Saint-Basile-le-Grand, qui a eu l’honneur de donner la première prestation afin d’inaugurer la salle de spectacle.
Ouverture grand public et programmation
Les Grandbasilois sont invités à l’ouverture grand public, le samedi 14 mars. Le centre culturel sera ensuite accessible selon ses heures d’ouverture régulières. Des billets sont maintenant en vente au villesblg.ca/u-art pour une série d’expositions, de spectacles, de conférences, d’ateliers et de projections prévus dans les prochains mois. Andy St-Louis, Manu Militari, Mara Tremblay et Catherine Durand, l’artiste Pascal Normand, la réalisatrice Laura Rietveld et son film La famille de la forêt ne sont que quelques exemples de ce qui est prévu au U-Art ce printemps.
