Le roman de Maryse Pagé parmi trois finalistes
Prix des libraires du Québec jeunesse catégorie 12-17 ans
Le roman Rap pour violoncelle seul, de Maryse Pagé, se retrouve parmi les trois finalistes de la catégorie 12-17 ans du Prix des libraires du Québec jeunesse. Pour l’auteure de Saint-Bruno-de-Montarville, cet honneur est l’occasion de donner une deuxième vie à son livre.
« Aujourd’hui, j’ai eu la bonne nouvelle que je suis finaliste avec Rap pour violoncelle seul!, annonce au journal Les Versants Maryse Pagé.
L’œuvre de Maryse Pagé est en lice dans la catégorie 12-17 ans avec les bouquins Lac Adélard (publié à La Courte échelle), de François Blais et Iris, ainsi qu’Un parfum de fausses nouvelles (paru chez Bayard), de Pierre-Alexandre Bonin. « Ce serait un privilège incroyable de gagner le Prix des libraires du Québec! », avance-t-elle.
« J’ai commencé à écrire sur le tard, j’ai travaillé fort, persévéré et cette nomination vient me confirmer que j’ai un certain talent, parce que comme beaucoup d’auteurs, le doute est toujours présent. » -Maryse Pagé
Deuxième vie
Publié chez Leméac (collection Leméac jeunesse), le roman Rap pour violoncelle seul est le huitième titre de Maryse Pagé. Pour l’écrivaine, cette nomination est l’occasion de donner une deuxième vie à un roman qui ne l’aura pas eu facile au cours des derniers mois. Mis sur le marché à la fin du mois de février dernier, soit quelques semaines à peine avant l’arrivée de la COVID-19 au Québec, Rap pour violoncelle seul n’a pas eu la promotion qu’il méritait. Le confinement et la fermeture des libraires, entre autres, auront fait mal au secteur culturel. Sans parler des salons du livre qui ont été annulés au cours des derniers mois. « Je pense que mon roman mérite une meilleure vie, une meilleure couverture, une plus grande visibilité », affirme l’artiste.
Histoire intergénérationnelle
Le récit raconte une histoire intergénérationnelle, une rencontre forcée entre un ado, Malik, et un aîné, Marius. Deux êtres diamétralement opposés, mais qui, par la force des choses, se lieront d’amitié. Le premier est jeune et pauvre, l’autre est riche et vieux. Les deux personnages ne devaient pas se rencontrer, et pourtant. « Je souhaitais écrire cette histoire d’amitié improbable, deux solitudes qui se rencontrent. Les débuts sont difficiles entre les deux; ils n’étaient pas voués à devenir amis », nous racontait Maryse Pagé lors de la sortie du roman.
Du côté du comité de sélection pour la catégorie 12-17 ans du Prix des libraires du Québec jeunesse, on évoque à propos de l’histoire de Mme Pagé « un moment inoubliable et riche en émotions en compagnie de Marius, vieux monsieur antipathique à l’humeur décapante et Malik, jeune homme aux prises avec une réalité qui lui demande de grandir un peu trop vite ».
« Rendue là, j’ai gagné! », nous lance une Maryse Pagé ravie. Le site Internet du Prix des libraires indique que « le prix met en lumière le rôle essentiel des libraires, celui de découvrir et partager leurs révélations littéraires ». La Montarvilloise poursuit sur sa lancée : « Le fait que mon roman soit en nomination, il se fera remarquer encore plus par les libraires du Québec qui sont maintenant, si ce n’est déjà fait, invités à le lire pour pouvoir voter. Quand je lis [sur le site du Prix des libraires] « il s’agit ici de récompenser des créateurs.trices dont la richesse de l’œuvre, la qualité d’écriture et l’originalité ont semblé remarquables aux libraires », je ne peux qu’être fière de cette nomination. »
Sur la liste préliminaire
Avant de se retrouver parmi les finalistes de la catégorie 12-17 ans, Rap pour violoncelle seul avait été sélectionné en septembre pour être sur une liste préliminaire de six titres. La romancière s’était alors montrée « très heureuse » d’être de ce groupe, et qu’elle « espérait [m]e retrouver parmi les finalistes ».
Les gagnants de chaque catégorie seront couronnés en février prochain. « J’ai commencé à écrire sur le tard, j’ai travaillé fort, persévéré et cette nomination vient me confirmer que j’ai un certain talent, parce que comme beaucoup d’auteurs, le doute est toujours présent, partage celle qui a récemment publié la biographie Woody Belfort – Pourquoi marcher quand on peut voler?. Si cette nomination peut me faire connaître davantage comme auteure jeunesse et par le fait même être encore plus en demande pour rencontrer des jeunes dans les écoles, j’en serai enchantée. »
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous déjà lu le roman Rap pour violoncelle seul?


