Rencontre avec les « briqueteurs »

Une tonne de briques, l’exposition 100 % Lego

La 4e exposition Une tonne de briques avait lieu à Saint-Basile-le-Grand le 3 juin dernier. Rencontres avec des passionnés de petites briques colorées.
Ils étaient plusieurs exposants à occuper le gymnase de l’École primaire de la Mosaïque dans le cadre de cette 4e exposition 100 % Lego. Qui avec une locomotive, qui avec des reproductions médiévales, qui avec une scène d’un concert du groupe AC/DC, qui avec un chemin de fer, qui avec des ponts, qui avec une base spatiale, qui avec des villes et des villages en entier… Au total, 34 exposants provenant de la grande région de Montréal, dont les membres du club Brickomaniacs. « Nous sommes la deuxième ou la troisième plus importante exposition de Legos au Québec en termes de pieds carrés et de nombre d’exposants, affirme Jonathan Bussière, président d’Action jeunesse Saint-Basile-le-Grand, qui chapeaute l’événement. Nous commençons à avoir une belle renommée. »

« Ce qu’il a réussi à créer, ça vient me chercher parce qu’il a pris différents ensembles de mon enfance, de la collection Castle, pour en faire un gigantesque univers. Tout est dans sa présentation. » – Jonathan Bussière

Jonathan Bussière est aussi membre de Brickomaniacs. Dans le cadre de ce rendez-vous des passionnés de petites briques, il a reproduit une locomotive d’antan avec un collègue du club, Guillaume Rancourt. « À deux, ça nous a pris entre 80 et 100 heures pour ce travail », explique Jonathan. Et le nombre de pièces? « À un moment, nous arrêtons de compter! »
De ce côté de la salle, il y a le jeune Étienne Drouin qui s’est penché sur une reproduction de la scène d’un concert d’AC/DC. Tout y est… ou presque : les musiciens, les canons, la cloche, les éclairages, les flammes, les spectateurs, même les toilettes chimiques! « C’est un projet sur lequel je travaille depuis 2015, lorsque j’ai vu le spectacle », avance le jeune homme de 20 ans. Il souhaite maintenant monter une autre scène de concert rock : le World Slavery Tour d’Iron Maiden. Il ajoute : « J’ai trouvé une figurine Lego de pharaon. C’est ce qui m’a donné cette idée. »
Parmi la trentaine de personnes qui présentent leurs différents montages et maquettes, Jonathan Bussière admet un coup de cœur pour le travail de Pascal Dehasse. « Il y a beaucoup de choses que j’ai déjà vues parce que je participe à cinq ou six autres expositions de la sorte chaque année. Mais ce qu’il a réussi à créer, ça vient me chercher parce qu’il a pris différents ensembles de mon enfance, de la collection Castle, pour en faire un gigantesque univers. Tout est dans sa présentation », observe-t-il avec admiration.
Plus loin là-bas, une longue table contient une panoplie de maquettes colorées. Derrière cette table, deux jeunes garçons, Jacob et Jazmaël St-Pierre. Ils sont âgés respectivement de 7 et 10 ans. « À la maison, les Legos, c’est devenu une histoire de famille, commente la maman. Jazmaël a commencé vers l’âge de 6 ans, et il a donné la piqûre à son petit frère. Aujourd’hui, papa et maman jouent aussi aux Legos. »
Sébastien Racicot, un autre exposant rencontré sur le site, parle du Lego comme d’un passe-temps créatif et sans limites, sauf pour le budget. « Ce que j’aime lorsque j’expose comme aujourd’hui, c’est le regard des autres. Les enfants sont épatés de voir qu’il est possible de créer autre chose avec les ensembles officiels. Les briques nous permettent de faire du travail d’artiste, comme le pinceau et la peinture pour un peintre, sauf que cette fois, c’est le Lego, le médium! »

QUESTION AUX LECTEURS :

Êtes-vous amateurs de conventions et d’expositions comme celle d’Une tonne de briques?