Prix Coup de cœur pour Raymonde L. Fortin

Association des propriétaires de Saint-Bruno

Raymonde L. Fortin est la plus récente peintre à se voir attribuer le prix Coup de cœur du public au terme de l’exposition annuelle de l’Association des propriétaires de Saint-Bruno (APSB).
Un honneur que Raymonde L. Fortin a obtenu pour l’ensemble de son œuvre. « Un immense plaisir!, lance la Montarvilloise, rencontrée dans les bureaux du journal Les Versants. C’est énorme, le prix Coup de cœur du public; une distinction qui vaut bien des premiers prix qui pourraient être remportés ailleurs. Parce que j’aime beaucoup les gens. »

« Je me souviens qu’à six ou huit ans, j’avais déjà mon chevalet. » -Raymonde L. Fortin

Elle indique que l’exposition organisée par l’APSB, qui se consacre aux artistes et sculpteurs, se déroulait dans un endroit qui lui a permis d’échanger avec les gens et de raconter les histoires derrière ce qu’elle peint.

Une peintre

Raymonde L. Fortin se définit comme une peintre globe-trotteuse au parcours atypique. « Je ne suis pas autodidacte, dira-t-elle. Et je ne suis pas une artiste, mais une peintre. Je n’ai pas fait les beaux-arts et je ne vis pas de cette passion. Je trouve donc difficile de m’attribuer le titre d’artiste. »
Elle voyage à plusieurs reprises, dont 125 séjours en Europe. Elle a également déposé ses valises aux États-Unis, au Mexique, en Russie. Le Canada, elle l’a traversé d’est en ouest. Au fil des années, Mme Fortin a pris plusieurs clichés (une autre de ses passions) et différents cours afin d’améliorer ses techniques. « Je me considère comme une personne très curieuse, passionnée, qui a développé un appétit pour toujours apprendre. La connaissance, l’apprentissage… je trouve que c’est une voie intéressante à vivre », ajoute la retraitée, qui a suivi des cours toute sa vie avec des artistes peintres, dont l’aquarelle avec Richard Bélanger. Mme Fortin utilise ses photographies de voyages pour peindre ses toiles, qu’elle oriente vers les paysages et l’architecture.
Impressionnée par le sud de l’Allemagne, la Provence et la Toscane, elle soutient que Saint-Bruno-de-Montarville demeure un endroit inspirant pour ses citoyens et pour les peintres. « Saint-Bruno est intéressante pour différents aspects. Ce n’est pas encore une grosse ville, car elle a su conserver son cachet villageois. C’est convivial, humain, sympathique grâce à ses terrasses, ses cafés, ses coins particuliers, comme celui du site du Vieux Presbytère. C’est une municipalité de verdure, très fleurie aussi. » Concernant l’implantation probable d’un complexe sportif au centre-ville, Mme Fortin se contente de répondre : « Je ne me verrais pas habiter à côté d’un bloc de béton mur à mur. »

Depuis l’enfance

Elle peint depuis son enfance. « Je barbouillais tout le temps! Je me souviens qu’à six ou huit ans, j’avais déjà mon chevalet », mentionne-t-elle. Son cheminement artistique l’a amenée à jouer avec différents médiums : le fusain, la gouache, le pastel, l’huile, l’aquarelle. Aujourd’hui, elle privilégie l’acrylique, bien qu’elle préfère la peinture à l’huile. « En voyage, l’huile, c’est un non-sens; c’est pourquoi je travaille avec l’acrylique. C’est une question pratico-pratique. »
Dans son atelier de Naples, en Floride, où elle passe l’hiver, ou encore dans son quartier de Saint-Bruno-de-Montarville, Raymonde L. Fortin retrouve calme, sérénité, beauté lorsqu’elle dépose les couleurs sur ses toiles. Devant son chevalet, elle entre dans sa bulle : « C’est un délassement complet! J’oublie le monde quand je m’y consacre. La peinture, c’est le plus beau des repos, la meilleure façon de s’évader. »

Apprendre toute sa vie

Polyglotte, Raymonde L. Fortin parle plusieurs langues, dont l’allemand et l’espagnol. Selon elle, cela lui procure un bagage de communication, une richesse. « Ces connaissances font partie de ma débrouillardise. Quand je voyage, quand je rencontre des gens, je souhaite que notre conversation aille plus loin que le simple “Bonjour!” C’est captivant, vivre; l’ennui, je ne connais pas ça! » observe-t-elle.
Elle est d’avis qu’apprendre est la « clé pour rester jeune, en santé et ouvert d’esprit ». Intéressée par le retour aux études, les langues, l’enseignement et le bénévolat, Mme Fortin rappelle aux gens que l’Université du troisième âge offre des « choses intéressantes ».

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