Littérature: le 12 août, j’achète un livre québécois

Chaque année, le 12 août est l’occasion idéale de célébrer la littérature québécoise et d’acheter un livre publié par des auteurs d’ici. Le journal a demandé à quelques auteurs de la région pourquoi il est important de lire des livres québécois.

Avoir de la curiosité

Mélissa Perron, native de Saint-Bruno, auteure des romans Promets-moi un printemps, Belle comme le fleuve, Au gré des Perséides, Femme caméléon et Le retour de l’oie blanche.

« Cette journée est devenue incontournable dans le monde littéraire québécois et c’est grâce aux lectrices et lecteurs qui ont, justement, à cœur la lecture québécoise. C’est à eux que l’on doit ce succès monstre de cette journée du 12 août. Pour une autrice comme moi, c’est aussi excitant qu’à Noël : l’effervescence d’offrir à son lectorat des livres, les voir se les procurer, photographier leurs achats et partager le tout sur les réseaux sociaux… C’est le rêve de toute personne qui écrit, de voir son travail être en valeur de cette façon. C’est comme ça que les livres continuent à vivre. Nous avons d’extraordinaires autrices et auteurs au Québec. Ayons la curiosité d’en connaître davantage. »

Mélissa Perron était au Renaud-Bray de Saint-Bruno, le 12 août dernier, et à la librairie Raffin de Repentigny pour signer des exemplaires.

« Une partie de nous »

Emmanuel Hippolyte, résident de Saint-Basile-le-Grand et auteur du recueil de poésie Rampe de changement

« Lire un livre québécois, c’est lire une partie de nous. La littérature a cet effet unique. Et en tant qu’auteur, avec un lectorat majoritairement québécois, je constate l’impact qu’une plume d’ici peut avoir dans la vie des lecteurs. Il y a quelque chose de profondément touchant à se reconnaître dans les mots d’un écrivain de chez nous. »

« L’ADN québécois »

JoÈve Dupuis, résidente de Sainte-Julie et auteure des romans à succès Mères sans surveillance. JoÈve a publié deux ouvrages en 2025, soit T’es belle pis j’taime et son premier tome de la trilogie Juju.

« À mes yeux, lire des œuvres québécoises, ça va beaucoup plus loin que d’encourager les auteurs d’ici. C’est plonger dans notre culture autrement. Je suis convaincue que je ne suis pas la seule plume à glisser, au passage de mes histoires, des lieux, des saveurs, des légendes, des expressions et des traces de l’ADN québécois. Et sincèrement, le talent est grand au Québec, aussi bien en profiter! »

L’auteure était en séance de dédicaces à la librairie Buropro citation de Victoriaville. Un lieu particulier pour elle, puisqu’il s’agit d’une région mise de l’avant dans le tome Jess de la série Mères sans surveillance.

Diversité d’œuvres

Samuel Champagne, résident de Sainte-Julie et auteur de plusieurs livres, dont Destination extrême – Londres : la face cachée, Entre filles et L’identité de genre racontée aux enfants.

« Le marché du livre québécois est somme toute petit si l’on se compare, mais on a une grande diversité d’œuvres remarquables et il faut le célébrer! »

« Rayonner nos histoires »

Marie-Noëlle Morency, résidente de Saint-Bruno et auteure de l’ouvrage Bleue de toi

« En ces temps de bouleversements géopolitiques, nous sommes tous invités à repenser ce qui forge notre identité et nos valeurs. Le Québec regorge d’innovation et de créativité, particulièrement dans le domaine littéraire. C’est à la fois un miroir tendu vers nous-mêmes et une invitation à l’imaginaire des possibles. On redécouvre la richesse de la littérature autochtone, avec des voix comme celle de Naomi Fontaine.

La littérature de genre connaît un véritable essor : polar, horreur, science-fiction, romance contemporaine… Et des auteurs comme Éric Chacour et Kevin Lambert font rayonner nos histoires bien au-delà de nos frontières. Bref, pour rendre hommage à notre langue – si belle et si riche – et à notre créativité sans limites, il faut lire québécois! »

Marie-Noëlle Morency participait, avec d’autres autrices des Éditions Druire, à cette journée à la librairie Lintrigue à Saint-Hyacinthe.