L’humoriste Pierre-Luc Pomerleau pour finir la saison

Centre Marcel-Dulude

L’humoriste Pierre-Luc Pomerleau sera de passage à Saint-Bruno-de-Montarville le samedi 8 avril dans le cadre de son premier spectacle solo. Il s’agira du dernier événement de la programmation 2016-2017 du Centre Marcel-Dulude.
Pierre-Luc Pomerleau parcourt la province depuis quelques années déjà. D’abord pour assurer la première partie de plus de 250 représentations du spectacle de François Bellefeuille, en 2014 et 2015, et aujourd’hui pour promener son premier spectacle solo. Il était d’ailleurs à Saint-Bruno-de-Montarville en avril 2015 dans le cadre de la tournée de Bellefeuille et le public avait grandement apprécié son 15 minutes. « Je retiens bien des choses de cette expérience. Surtout du positif. De par sa rigueur et son désir d’être parfait, François m’a apporté beaucoup. Il m’a donné plusieurs conseils et commentaires sur mes blagues », explique en entrevue Pierre-Luc Pomerleau.

« Il n’y a rien comme une bonne performance sur scène et le bouche-à-oreille qui s’ensuit. C’est plus gratifiant que de recevoir une statue qui sent la cenne noire. »-Pierre-Luc Pomerleau

Ce même François Bellefeuille avait assuré la première partie de Louis-José Houde en 2013 pour Les heures verticales. « Louis-José en est un autre qui cherche rigueur et perfection. L’humour, c’est aussi un échange et un métier d’essais et d’erreurs. Finalement, c’est comme une chaîne. Louis-José a aidé François, qui m’a aidé à mon tour », mentionne Pierre-Luc Pomerleau qui, pour le moment, ne sera pas précédé sur scène d’un humoriste de la relève pour son spectacle, qui est en mode derniers ajustements et peaufinage.
En tournée, il se sent en terrain connu, dira-t-il, parce que les petites salles qu’il occupe maintenant seul, il les a visitées déjà en compagnie du chevelu humoriste.
Sur les planches, Pierre-Luc Pomerleau offre au public du « stand-up anecdotique », c’est-à-dire des histoires inspirées de son quotidien et que tout le monde a déjà vécues. « J’ai un humour assez rythmé, ce qui fait en sorte que j’essaie de livrer un gag aux 10 secondes. Mon objectif, c’est d’insérer des images dans la tête des gens », poursuit le blagueur, qui se démarque par son style analytique et qui s’inspire uniquement de sa vie. « Oui, parce que sinon, c’est difficile de transmettre la bonne émotion au public si tu l’as pas toi-même vécue. »

Plus beau métier du monde

Pierre-Luc Pomerleau est humoriste parce qu’il s’agit du « plus beau métier du monde », mais également parce que c’est un rêve qu’il souhaitait réaliser depuis qu’il est enfant. « C’est une passion, pour moi, de faire rire les gens. » Pour lui, c’est indescriptible la sensation à l’intérieur de lui lorsque le public réagit à son humour. « Ça doit être la même chose que de prendre de la cocaïne », lance-t-il.
Avant de se lancer en humour, Pierre-Luc Pomerleau a été placier pendant quelques années au Vieux Clocher de Magog, une salle réputée pour accueillir les humoristes dont les spectacles sont en rodage. Il y travaillait pendant ses études au cégep et à l’université et ainsi, il a pu voir et parler à plusieurs humoristes du Québec. « Le Vieux Clocher a été pour moi une belle école parce que je rencontrais les humoristes, qui se confiaient à moi en fin de soirée quand ils sentaient que leurs numéros ne fonctionnaient pas. Ça m’a fait comprendre bien des affaires », raconte le Magogois, qui se dit fier de son ascension dans le milieu, faite à son rythme et selon ses capacités.
En 2015, Pierre-Luc Pomerleau était nommé dans la catégorie Découverte de l’année au gala Les Olivier, en compagnie des Mariana Mazza, Fabien Cloutier, Virginie Fortin et Katherine Levac. Trophée qui est allé à cette dernière. L’humoriste est grinçant sur le sujet : « C’était une belle reconnaissance, mais je ne carbure pas aux trophées. Je ne suis pas très gala. J’ai plus de plaisir à rencontrer les gens après mes spectacles ou bien à lire les courriels de ceux qui m’écrivent pour me dire qu’ils ont passé une belle soirée. Il n’y a rien comme une bonne performance sur scène et le bouche-à-oreille qui s’ensuit. C’est plus gratifiant que de recevoir une statue qui sent la cenne noire. »
Pierre-Luc Pomerleau sera au Centre Marcel-Dulude ce samedi 8 avril, à 20 h. Des billets, au coût de 26 $, sont encore disponibles.