Les bienfaits du Club de lecture d'été
Éloïse Lessard a été, de 7 à 14 ans, une participante assidue au Club de lecture d’été. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle est commis à la bibliothèque Roland-LeBlanc.
Influencée par son frère et sa sœur avant elle, Éloïse Lessard avait bien hâte d’atteindre l’âge minimum de 7 ans pour pouvoir participer au Club de lecture d’été de la bibliothèque Roland-Leblanc. « Plus jeune, j’étais surtout attirée par les prix de la fête de clôture. Ma sœur avait gagné un vélo », se rappelle Éloïse.
Petite, elle trouvait bien excitant de rentrer à la bibliothèque avec ses parents, son frère et sa sœur, afin de trouver des bouquins. « C’était une sortie familiale. Les cinq cartes étaient toujours complètes et nous avions des sacs remplis de livres. »
« C’est un bon moyen pour inciter les jeunes à lire, à développer leur goût de la lecture et à découvrir de nouveaux auteurs. » – Éloïse Lessard
Son inscription au Club de lecture d’été lui aura permis de changer ses habitudes de lectrice. Adepte de bandes dessinées, Éloïse s’est plutôt plongée dans les romans et les séries de fantastique à la Amos Daragon, de Bryan Perro. Les BD ne comptent pas au Club de lecture d’été. Elles ne permettent pas aux enfants d’accumuler des pages et des titres dans leur passeport. « C’est un bon moyen pour inciter les jeunes à lire, à développer leur goût de la lecture et à découvrir de nouveaux auteurs. C’est ce qui m’a poussée à lire des romans », de poursuivre Éloïse, qui était conseillée par son frère et sa sœur.
Elle ne se souvient pas combien de titres elle pouvait bouquiner en un été. « Trop! » répond-elle, parce que 100 pages, cela équivaut à une lecture dans le passeport. « Quand les participants sont rendus à un certain âge, nous favorisons la lecture des grosses briques », glisse la directrice de la bibliothèque Roland-LeBlanc, France Goyette.
Aujourd’hui commis à la bibliothèque, Éloïse admet que tous les romans qu’elle aura lus pendant sa jeunesse l’auront aidée à l’école, non seulement en français, mais aussi dans d’autres matières, notamment pour la concentration.
Avec les études au cégep en sciences de la santé, elle lit moins ce qu’elle souhaiterait en raison des lectures attitrées au cours des sessions. La jeune femme avoue tout de même avoir toujours un faible pour le fantastique. En septembre, elle ira étudier à l’Université de Sherbrooke, en biologie-écologie.
Et les prix de la fête de clôture? « Je crois qu’une année, j’ai fini par avoir un chandail!»
Un jour ou l’autre…
Pour France Goyette, c’est un plaisir de voir que certains des étudiants qui travaillent en tant que commis à la bibliothèque Roland-LeBlanc soient un jour passés par le Club de lecture d’été. « C’est une preuve que quelque part, nous semons une graine et qu’il y a des bienfaits à s’inscrire à cette belle activité. Peut-être que le goût de la lecture qu’ils développent quand ils sont enfants disparaît avec les années, mais je suis persuadée qu’il revient un jour ou l’autre. Peut-être quand ils deviennent parents. »
QUESTION AUX LECTEURS :
Est-ce que votre enfant s’inscrira au Club de lecture d’été?

