Le troisième roman de Patricia Portella Bricka

Gaston et les autres

La romancière Patricia Portella Bricka lançait le mercredi 28 novembre dernier son troisième bouquin, Gaston et les autres. L’événement avait lieu à la Vieille gare de Saint-Bruno.
« Pour moi, l’aboutissement d’un roman, c’est comme un bébé qu’on finit de mettre au monde, mentionne au journal Les Versants Patricia Portella Bricka. L’écriture de Gaston et les autres représente deux ans de travail et d’écriture matinale. » L’écrivaine écrit exclusivement très tôt le matin, car c’est à ce moment de la journée que ses « idées sont les plus structurées ».

« Une merveilleuse histoire d’amour […] entre une mère et ses enfants. » – Patricia Portella Bricka

Pour Patricia Portella Bricka, un nouveau roman, c’est aussi un « encouragement à continuer d’écrire sur la thématique de la détresse humaine, plus particulièrement celle de la femme, qui semble intéresser mon lectorat ». Mme Portella Bricka poursuit : « Cette détresse peut revêtir plusieurs aspects, car elle peut être occasionnée par l’Histoire, ou par la violence conjugale, ou encore par un contexte économique défavorable. Mais elle peut être aussi en lien avec des valeurs sociétales ou une souffrance plus intrinsèque et personnelle, comme c’est le cas pour l’héroïne de Gaston et les autres. » Ce troisième titre de l’auteure, Gaston et les autres, est paru aux Éditions de la Pleine Lune, comme ce fut aussi le cas pour son précédent manuscrit, Les gens du Sud n’aiment pas la pluie.

L’histoire

Le plus récent livre de la Montarvilloise relate l’histoire de Johanne, une quinquagénaire qui affronte la crise du vieillissement. Le personnage remet en question les décisions de sa vie : sa carrière, ses divers amants, son divorce, ses relations problématiques avec ses enfants. Un crâne, qui figure parmi ses nombreux objets personnels, devient un confident, une sorte de fétiche un peu bizarre… Cela n’est pas sans inquiéter son fils homosexuel et sa fille anarchiste, qui se demandent si leur mère n’aurait pas besoin de voir un psy. « Johanne, l’héroïne du roman, est une quinquagénaire divorcée et nostalgique d’une jeunesse passée, résume l’auteure. Elle est également mère de deux jeunes adultes qui ont des vies vraiment différentes de la sienne et qui l’obligent, elle, à se remettre en question. Mais c’est aussi une merveilleuse histoire d’amour maternel entre une mère et ses enfants, remplie à la fois de maladresse et de tendresse. C’est enfin l’histoire d’un crâne, un crâne humain qui s’appelle Gaston et qui vient mettre un peu d’originalité et de piment dans la vie de Johanne. Gaston, c’est l’absurdité incarnée qui, étrangement, viendra relativiser les problèmes de l’héroïne. »

Lancement

À la Vieille gare, une soixantaine de personnes se sont réunies pour célébrer le lancement de Gaston et les autres en compagnie de la romancière. Quand on lui demande si c’est important de tenir cet événement à Saint-Bruno, Patricia Portella Bricka répond par l’affirmative. « Absolument. J’habite Saint-Bruno depuis 25 ans et j’ai tenu à faire le lancement de mes trois romans dans cette ville, que j’adore. »
Née en France, Patricia Portella Bricka a immigré au Québec en 1994. À la suite de ses études en lettres et en gestion, elle se réoriente et se consacre à l’état d’itinérance chez les femmes. Paru aux Éditions de la Paix, son premier roman, L’Itinérante, a été publié en 2000.
En entrevue, elle explique que l’écriture agit sur elle comme une catharsis : « C’est aussi une façon de mieux comprendre le monde quand je le mets par écrit. Le côté obscur de la vie s’éclaircit alors et je peux mieux l’appréhender, y découvrir les beautés cachées qu’elle recèle. Écrire, c’est aussi simplement montrer ce qui est à l’état brut, présenter ce qui me touche sans retouches. »
Patricia Portella Bricka planche déjà sur la rédaction d’un autre récit. L’histoire, cette fois, se déroule dans un village inuit du Nunavik où elle s’est rendue cet été pour recueillir des renseignements nécessaires à ce nouveau roman.

QUESTION AUX LECTEURS :

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