Le retour de Sword
Le groupe sera en spectacle au Club Soda le 13 avril
Sword, le groupe rock des années 80 originaire de Saint-Bruno-de-Montarville, se reforme officiellement et donnera un concert le vendredi 13 avril au Club Soda, à Montréal.
Le chanteur Rick Hughes, le batteur Dan Hughes, le guitariste Mike Plant et le bassiste Mike Larock, les membres originaux de Sword, remonteront sur scène le temps d’un spectacle, le 13 avril.
Le journal Les Versants est allé à la rencontre du groupe, rassemblé à Saint-Basile-le-Grand trois fois par semaine pour répéter en vue de la réunion à Montréal. « L’épée [sword en français] est ressortie, lance Rick Hughes. Notre retour dépendait de certaines choses : “Est-ce que je suis encore capable de chanter du Sword? Est-ce que les tounes ont bien vieilli? Et est-ce que ça vaut la peine?” La réponse est “oui” à ces trois questions. Pour nous, ç’a toujours été à propos de la musique. »
Le concert avant un nouvel album
Lors de sa performance au Club Soda, le groupe reprendra la vingtaine de chansons de ses deux albums, Metalized et Sweet Dreams, parus respectivement en 1986 et 1988, et quelques nouvelles compositions. Éventuellement, celles-ci se retrouveront sur un troisième disque, à venir. « L’album est en stade d’écriture. Pour le moment, nous voulons nous concentrer sur le spectacle du 13 avril, puis partir là-dessus pour la suite », insiste Mike Plant, le « chef d’orchestre » de Sword.
Dans les années 80, au plus fort de sa popularité, Sword accompagnait en tournée des géants du rock et du heavy métal, comme Motörhead (tournée Rock ‘N’ Roll) en Europe, et Alice Cooper (tournée Nightmare Returns) au Canada. Le quatuor a aussi assuré la première partie au Québec de la tournée Damage Inc de Metallica. En février 1988, les Montarvillois ont parcouru seuls les États-Unis. Le son de Sword rappelle d’ailleurs certains des mythiques groupes de ce genre musical, entre autres le vieux Iron Maiden de 1982 et 1983, l’époque Number Of The Beast et Piece Of Mind.
« Pour nous, ç’a toujours été à propos de la musique. » – Rick Hughes
En entrevue, Rick Hughes évoque qu’avant de prendre la décision d’un retour, il craignait de ne pas être en mesure de chanter des titres comme « F.T.W. », « The End Of The Night », « Outta Control » et autres classiques de Sword. « Sword a fait de grosses tounes rock qui demandent de la voix. Je me suis posé des questions sur celle-ci; j’avais peur que mes cordes vocales ne tiennent pas la route. »
La cinquantaine et pères de famille
Finalement, les gars semblent plus en forme que jamais, malgré la cinquantaine pour chacun d’entre eux. Ils sont aussi tous pères de famille, et leurs enfants (10 au total pour les 4) souhaitent les voir à nouveau sur les planches, guitare, basse, baguettes et micro à la main. Certains les ont d’ailleurs déjà vus en action, lors d’une première réunion, en 2010-2011. « Je crois que nos filles ont été surprises. “Ah oui! C’est ça, Sword!” », relate Mike Plant.
Les membres de Sword se sont divisés en 1995. Pour expliquer cette séparation, les gars évoquent leurs femmes, leurs enfants, le travail; la vie, quoi. « Maintenant, les enfants sont grands! » observe Dan Hughes. Rick et lui sont les frères d’une autre musicienne de Saint-Bruno, Lulu Hughes, qui sera en concert au Centre Marcel-Dulude en 2019.
Sword est remonté sur scène en 2011 pour des prestations à La Baie, Québec et Rimouski, et en 2012 en Allemagne et au festival Heavy MTL, au parc Jean-Drapeau, aux côtés notamment de Voidvod, autre produit québécois qui donne dans le métal. « Les gars de Voidvod sont de très bons amis à nous, que nous respectons pour l’ensemble de leurs œuvres », s’entendent-ils.
Maturité
La différence entre le Sword des années 80 et le Sword de 2018? « La maturité. À 50 ans, nous sommes capables de faire la part des choses, d’avoir des vies plus saines. Nous sommes définitivement plus matures », de conclure Mike Larock.
Des billets sont encore disponibles pour l’événement au Club Soda.
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous connu Sword dans les années 80?


