Le nouveau héros de Marie-Chantal Plante
Littérature jeunesse
Avec sa nouvelle série de romans pour enfants, Marie-Chantal Plante s’adresse à un lectorat de 8 ans et plus. Les deux premiers tomes de Théo le Héros sont disponibles depuis peu chez AdA, juste à temps pour la période des Fêtes.
Après un projet refusé par AdA, Marie-Chantal se voit proposer par cette même maison d’édition une série illustrée. « On me donnait carte blanche, et à la suite de notre réunion, l’histoire de Théo s’est mise à mijoter dans ma tête. Rapidement, des idées avaient germé », mentionne en entrevue avec Les Versants la Grandbasiloise Marie-Chantal Plante.
« Pour être écrivain, il faut vivre de ses écrits. Ce n’est pas le cas; ce n’est pas assez payant! […] Je me considère une auteure officieusement, mais c’est plutôt un hobby. » – Marie-Chantal Plante
Le tome 1, Le dénicheur, et le tome 2, Les hommes en noir, campent l’histoire de Théo, un garçon qui connaîtra un début de vacances d’été extraordinaire.
En l’espace de 360 pages, le jeune Théo affrontera des démons peu sympathiques, accompagnera des personnages peu bavards et drôlement vêtus et se liera d’amitié avec un visiteur de l’espace. Et ce n’est que le début des aventures de Théo; deux autres tomes sont prévus à cette nouvelle série jeunesse de Marie-Chantal Plante. « Quand j’ai rédigé ces romans, c’est la première fois que j’étais bien consciente de ce que j’effectuais, soit écrire pour un public, constate la romancière qui dit fonctionner par flashs. À un moment, je vais me retrouver avec plusieurs flashs, et je ferai des liens entre eux pour les tomes suivants. »
Constater qu’elle écrit pour un lectorat de 8 ans lui permet de s’adapter, d’aller vers le public visé, d’accoucher de phrases plus courtes, d’être plus concise dans les chapitres, d’alléger les descriptions. « Je me sentais plus en maîtrise de mon manuscrit, ce qui m’a permis de me lâcher ‘’lousse’’ à certains passages et d’aborder des sujets qui me passionnent, dont le surnaturel et les hommes en noir », explique la mère de la trilogie Elliott, chasseur d’ombres.
Inspirée par la série des frères Winchester
Parlant de surnaturel, Mme Plante n’hésite pas à dire qu’elle est une fervente amatrice de la série Surnaturel et des frères Sam et Dean Winchester. Son roman Le dénicheur est parsemé de clins d’œil à l’émission populaire; des références étaient aussi évidentes dans l’intrigue impliquant Elliott et ses amis. « C’est une série que j’aime beaucoup! J’ai une grande admiration pour les gens qui en écrivent les scénarios; ils le font merveilleusement bien. Pendant un certain temps, c’était même un événement familial à la maison avec les enfants. On passait un bon moment en famille à regarder les épisodes. »
Or, dans le bouquin Les hommes en noir, la romancière emprunte une tout autre direction. Alors que le premier tome aborde des thèmes du fantastique, la suite est très axée sur la science-fiction. « Je me suis permis un trip. »
Les théories
À la fin du tome 2, une section informations complémentaires permet aux lecteurs d’en apprendre davantage sur certains phénomènes : les hommes en noir, le crash de Roswell, la zone 51, les voyages sur la Lune, les secrets de l’aéroport de Mirabel. « Malgré ce que peuvent laisser croire mes romans, je ne suis pas une fervente croyante des phénomènes extraterrestres ou paranormaux, dit-elle à l’adresse de ses lecteurs, souhaitant que ceux-ci se renseignent, posent des questions. Je crois surtout en l’importance de garder l’esprit ouvert et d’être prêt à revoir son opinion en présence de faits nouveaux. »
L’auteure a aussi fait paraître, plus tôt ce printemps, Un si beau monde, le tome 1 d’Esthética, une nouvelle trilogie adressée à un public plus adulte. Le deuxième tome doit sortir en novembre, et le volume final sera sur le marché le printemps prochain.
Mais malgré tout, malgré une dizaine de romans avec son nom sur la couverture qui pourraient être en circulation d’ici la fin de l’année 2019, Marie-Chantal Plante ne se considère pas comme une écrivaine. « Je crois que pour être écrivain, il faut vivre de ses écrits. Ce n’est pas le cas; ce n’est pas assez payant! Je serais plus à l’aise d’utiliser ce terme si je connaissais un certain succès. Je me considère une auteure officieusement, mais c’est plutôt un hobby. »
Actuellement sans emploi à la suite d’une démission, la mère de deux garçons admet que cette décision lui offre plus de temps pour coucher sur le papier les aventures de ses personnages : « Je n’étais plus heureuse, après 17 ans au même endroit. Je vivais de l’angoisse, de l’anxiété. J’ai préféré partir. Je vise maintenant une place au gouvernement. »
Rencontres avec le public
Marie-Chantal Plante sera en séances de dédicaces au kiosque AdA du Salon du livre de Montréal, en fin de semaine. À nouveau cette année, elle participera ensuite au Grand salon des auteurs jeunesse québécois de l’École Jacques-Rocheleau, à Saint-Basile-le-Grand. Elle sera sur place les 28 et 29 novembre.
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous déjà lu un roman de Marie-Chantal Plante?


