Le bonheur de Patrick Norman

Centre Marcel-Dulude

Lorsqu’il se produira sur les planches du Centre Marcel-Dulude, le samedi 1er avril prochain, le chanteur Patrick Norman aura lancé un nouvel album la veille, le 31 mars. Bonheurs partagés est le 32e album en carrière de l’artiste, lequel reprend en duo 12 titres de son catalogue.
Ce nouvel album, Bonheurs partagés, comprend 12 reprises en duo de quelques-unes de ses « chansons oubliées ». Après avoir lancé l’an dernier une production de duos en compagnie de Renée Martel, Patrick Norman réitère en partageant le micro avec d’autres amis de longue date : se sont succédé en studio les Paul Daraîche, Guylaine Tanguay, Laurence Jalbert, Marie-Ève Janvier, Martin Deschamps, Nathalie Lord et bien d’autres. Le douzième duo de l’album est un morceau instrumental enregistré avec Jean-Guy Grenier au banjo. « Ce sont des reprises de chansons oubliées. Des pièces auxquelles je n’ai pas touché depuis fort longtemps, mais de belles chansons », explique Patrick Norman en entrevue avec le journal.
Étant donné les circonstances, le guitariste évoque la possibilité d’avoir quelques surprises sur scène à Saint-Bruno-de-Montarville. « Je n’en dis pas plus… »

« Je continue parce que je ne veux pas rester à ne rien faire, je n’ai pas envie de me retrouver dans un foyer à me bercer dans ma chaise. » – Patrick Norman

Il poursuit : « Lancer un nouveau disque, c’est toujours un bonheur renouvelé. Évidemment, ça vient encore avec les mêmes inquiétudes, mais c’est un besoin. Il ne s’agit pas de se contenter de l’accomplissement, mais de toujours tendre vers l’avenir. »
Ces inquiétudes, elles sont les mêmes pour chaque artiste, précise-t-il, parce que selon lui, rien n’est gagné d’avance à la sortie d’un nouvel opus : « Il n’y a rien d’acquis, ça ne veut pas dire que le public va embarquer dans mes affaires. »
Trente-deux albums, 48 ans de carrière, 70 printemps. Pourquoi continuer? « Je continue parce que je ne veux pas rester à ne rien faire, je n’ai pas envie de me retrouver dans un foyer à me bercer dans ma chaise », lance-t-il. Il se dit très en forme et désire présenter encore des spectacles. « Je veux continuer d’évoluer dans la musique, faire une différence dans la vie des gens. Et puis, j’ai encore plusieurs projets. »
Malgré la sortie de Bonheurs partagés, c’est la tournée Après la tombée du rideau qu’il reprendra, et ce, après un congé loin de la scène de trois mois, une première pour lui en 48 ans de métier. La première date de son retour est au Centre Marcel-Dulude, à Saint-Bruno-de-Montarville. « C’est la première fois que je prends une si longue pause. C’est quelque chose que j’appréhendais, mais je voulais essayer ça. Ça m’a permis de travailler sur d’autres projets, mais aussi, c’est que rendu à 70 ans, ça me tente moins de faire de la tournée pendant les mois de février et mars », de poursuivre Patrick Norman.
L’Ordre du Canada
Récemment, Patrick Norman a reçu l’Ordre du Canada. Tout au long de sa carrière, il a obtenu des prix et des nominations pour son travail artistique, mais cette fois, son dévouement et sa contribution à la nation ont été soulignés, alors que le gouverneur général David Johnston lui a décerné l’Ordre du Canada le 17 février. « J’ai trouvé cela intimidant et fantastique à la fois. Je me demandais dans quoi j’allais m’embarquer. L’aristocratie et le country sont deux opposés. Mais finalement, c’est un bel et grand honneur que j’ai reçu. Nous sommes très peu à travers le Canada à être décorés de la sorte », relate le musicien, qui a profité de l’occasion pour faire des rencontres intéressantes, notamment l’astronaute Chris Hadfield et le paranageur Benoît Huot. « Benoit et moi avons un point en commun : j’ai appris qu’il avait vécu dans ma maison de Saint-Hubert, que j’ai vendue à ses parents en 1984, année de l’enregistrement de “Quand on est en amour”! »
Cet été, Patrick reprend la barre de l’émission Pour l’amour du country, sur ICI ARTV. « Le country, c’est la musique qui me branche, c’est la musique qui nous appartient, à nous, les Nord-Américains. Cette musique parle de nous et nous rassemble. »
Patrick Norman sera au Centre Marcel-Dulude (530, boul. Clairevue Ouest) le 1er avril, à 20 h. Des billets, au coût de 40 $, sont encore disponibles.