Dumas et les années 80

Centre Marcel-Dulude

L’auteur-compositeur-interprète Dumas sera de passage au Centre Marcel-Dulude, à Saint-Bruno-de-Montarville, ce vendredi 18 janvier. Entrevue avec un enfant des années 80.
Steve Dumas profite de 2019 pour reprendre sa tournée entamée l’année dernière afin de promouvoir Nos idéaux, un disque paru il y a bientôt un an. Seul sur scène pour la première fois depuis plus d’une décennie, il propose un « concert unique, original visuellement et techniquement, du jamais-vu au Québec », selon le principal intéressé. Il admet que ce retour à la solitude sur les planches est un pari envers lui-même, un défi qu’il s’est lancé. « C’est confortable d’être en groupe, d’être entouré. Il y avait un certain vertige, une crainte de se lancer solo à nouveau, sans filet. Mais l’accueil a été exceptionnel, les critiques ont été bonnes, autant pour l’album que pour le spectacle. C’est au-delà de mes attentes et tout se passe dans le plaisir en ce moment », raconte Dumas au téléphone.

« Les années 80 sont très fortes dans mon imaginaire, dans mon écriture aussi. » -Dumas

Tout au long de sa carrière, Dumas a abordé le thème du temps qui défile dans ses chansons. C’est encore le cas avec quelques titres de Nos idéaux, comme « 1995 », « Vertigo » ou encore « Le déserteur de Fort Alamo ». « J’ai souvent parlé du passé, du temps qui s’en va, du regard vers l’arrière. J’ai un côté nostalgique et j’aime faire un clin d’œil à cette époque que j’ai vécue. C’est pourquoi, à travers le disque, il y a parfois des références à d’autres chansons. Mais il est aussi question du présent dans Nos idéaux; je suis à l’aube de la quarantaine, et les réponses à nos questions se trouvent souvent dans le présent. »

Ses idéaux

Quand on lui demande quels sont les idéaux qu’ils souhaitent atteindre en cette nouvelle année, Dumas rappelle qu’il a été gâté professionnellement au cours de 2018, notamment avec plusieurs dates en salle. « Je veux poursuivre ce concert solo, peut-être même après la période de Nos idéaux, et reprendre la création. En tant que père, je veux vivre dans le présent. »
Lorsqu’il évoque une année 2018 profitable pour lui professionnellement, Dumas fait référence à son travail de collaboration avec Martin Roy sur la trame sonore du film d’animation 3D La course des tuques, paru avant Noël au cinéma. Ensemble, ils ont composé près de 70 minutes de musique, avec une dominance de claviers, puisque le film se déroule dans les années 80.

De sa génération

Dumas s’est dit choyé d’obtenir un tel mandat. « Un cadeau, une chance incroyable, commente le chanteur des succès « Alors, alors » et « Le bonheur (rien ne nous arrêtera) ». La guerre des tuques, c’est de ma génération! J’ai vu les Contes pour tous. Ce beau projet musical m’a non seulement permis de sortir de ce que je fais habituellement, mais aussi de créer pour un public cible dont fait partie mon fils. »
À travers la panoplie de produits dérivés du film, un disque de chansons est aussi proposé. Dumas y a écrit une pièce originale, « Ensemble », pour la version francophone. Pour le volet anglophone, « Together » est interprétée par l’icône des années 80, Cyndi Lauper, avec qui Dumas a collaboré à New York. « Une rencontre surréaliste! Je ne pensais jamais que je me retrouverais avec elle en studio. C’est comme si j’avais voyagé dans le temps; sa voix est intacte », raconte-t-il, encore surpris par cette rencontre qui a réveillé chez lui des souvenirs de la chanson « We Are the World ».

La culture populaire des années 80

L’enfant des années 80 qu’a été Dumas admet qu’il a été marqué par cette décennie : « C’est mon enfance. Les premières musiques que j’ai écoutées, les premiers films que j’ai vus viennent de cette époque. Les années 80 sont très fortes dans mon imaginaire, dans mon écriture aussi. C’est peut-être la raison pour laquelle il y a des claviers dans ma musique. »
Pur hasard, le spectacle solo Nos idéaux se conclut par « Time After Time », un titre popularisé par Cyndi Lauper. « C’est une pensée pour les amis, les amours qui passent, les gens que tu rencontres sur la route, mais dont tu perds la trace : “If you’re lost you can look and you will find me…”, comme un écho. Je trouve que ça termine bien la soirée. »
Des billets sont disponibles, au coût de 33 $. L’humoriste Philippe Laprise, qui sera au Centre Marcel-Dulude le lendemain, le samedi 19 janvier, n’a pas répondu à la demande d’entrevue du journal Les Versants.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous été marqués par les années 80?