Dialogue avec Gisèle Boisvert
Re/Max Actif Saint-Bruno
Les artistes peintres Gisèle Boisvert et Lise Lecours-Bergeron poursuivent leur duo dans les locaux de Re/Max Actif Saint-Bruno. L’exposition se déroule jusqu’au 14 novembre.
Citoyenne de Mont-Saint-Hilaire, Gisèle Boisvert a été résidante de Saint-Bruno-de-Montarville pendant plus de 20 ans. « C’est une ville que j’ai affectionnée énormément, répond-elle au journal Les Versants. Pour moi, exposer à Saint-Bruno-de-Montarville est un réel plaisir; un retour aux beaux souvenirs : le lac en son centre, le Vieux Presbytère et ses belles expositions, sa montagne où je joggais à travers les sentiers. L’hiver venu, le ski de fond prenait le relais! »
Mme Boisvert soutient que proposer quelques-unes de ses œuvres dans la région la rend fébrile : « Comme nous sommes en duo dans cette exposition, nous allons présenter les fruits de nos inspirations récentes tout en favorisant la mise en valeur des œuvres de chacune. »
Elle est une habituée des collaborations : l’année dernière, accompagnée de deux autres artistes peintres, Gisèle Boisvert a travaillé devant public un grand format afin de l’offrir à un participant du Relais pour la Vie. Selon elle, l’art visuel fait partie des préoccupations de la municipalité de Saint-Bruno-de-Montarville.
Membre de l’Association des artistes peintres affiliés de la Rive-Sud (AAPARS) depuis 2002, Gisèle Boisvert travaille sur papier avec l’encre, l’huile ou encore l’acrylique. Elle aime particulièrement les encres en tant que « mouvement de départ, pour ensuite y introduire d’autres médiums comme l’huile, le collage ou la peinture à vitrail, selon l’inspiration du moment ».
Selon elle, c’est d’abord à partir d’une idée, lancée à l’âge de ses 16 ans, qu’elle a été amenée à peindre : « J’ai toujours eu cet élan vers le dessin, le jeu des couleurs, mais [cette idée] a pris forme à l’aube de la quarantaine et je n’ai jamais cessé de peindre depuis! »
« Quand je peins, je suis en dialogue avec la toile et la chimie des couleurs qui s’y déposent. » -Gisèle Boisvert
Au départ, la peinture n’était qu’un passe-temps, qu’elle prenait la peine de visiter à l’occasion, mais, d’après Mme Boisvert, « le besoin viscéral s’est imposé ».
Celle qui s’est vu attribuer la médaille d’or, toutes catégories confondues de l’Abbaye Fontdouce, à Charente-Maritime, en France, plus tôt cette année, précise : « Ce besoin de créer, de s’exprimer par la couleur et les formes occupe maintenant une grande place dans ma vie. Je dirais que la vie m’a accordé ce rendez-vous avec moi-même. »
Dialogue avec l’œuvre
À propos de sa démarche artistique, elle dira qu’elle « puise son inspiration dans les forces de la nature, sa puissance, ses contrastes, ses lignes, ses courbes qui font résonance avec les méandres de son paysage intérieur. Inviter l’observateur dans son univers empreint de mystère où les éléments sont le point de départ pour y créer sa propre histoire, son propre dialogue. »
« Quand je peins, je suis en dialogue avec la toile et la chimie des couleurs qui s’y déposent. Du chaos initial émergent des formes, puis, petit à petit, une histoire se construit, s’organise en fonction des ombres et de la lumière, faisant un parallèle aux cycles de la vie. La nature étant ma source d’inspiration, son harmonie, son équilibre sont au cœur de mes compositions. Colorer chaque œuvre révèle un mystère, une mouvance dans une facture semi-réaliste ou abstraite », de poursuivre l’artiste peintre.
Fierté
Au cours des deux dernières années, Gisèle Boisvert a exposé ses tableaux à l’étranger à plusieurs occasions : France, Belgique, Italie, Chine, États-Unis. De passage à la Médiathèque de Villers-Cotterêts, en France, en 2017, elle a décroché une médaille d’or. En 2016, à la galleria de la Pigna, à Rome, en Italie, Mme Boisvert s’est vu remettre une médaille de bronze. « Mon ascension récente dans les expositions internationales est au-delà de mes aspirations. Cette envolée m’apporte fierté, reconnaissance et confiance en moi. Mais avant tout, c’est le sentiment d’accomplissement et de réalisation de moi qui est le plus satisfaisant. Cette capacité aussi de créer mon univers personnel, unique, qui m’appartient! »
Rappelons qu’en exposant un mois chez Re/Max Actif Saint-Bruno, les artistes Gisèle Boisvert et la Grandbasiloise Lise Lecours-Bergeron s’engagent à remettre 25 % du montant de leurs ventes à l’organisme Opération Enfant Soleil. C’est une cause qui touche personnellement Mme Boisvert : « Ayant moi-même eu un enfant avec de graves difficultés à la naissance et qui en a gardé d’importantes séquelles neurologiques, j’endosse la cause totalement, surtout dans le contexte économique actuel où de nombreuses coupes budgétaires ont affecté l’accessibilité rapide aux services de santé et de réadaptation. Cet effort pour améliorer les soins et traitements aux enfants malades est plus que nécessaire et bénéfique. »
QUESTION AUX LECTEURS :
Êtes-vous satisfaits avec l’offre culturelle à Saint-Bruno-de-Montarville?


