Christiane Frigault expose en solo
Christiane Frigault exposera dans les locaux de Re/Max Actif Saint-Bruno au cours du prochain mois. L’artiste peintre de Brossard, qui sera en vernissage le dimanche 21 mai, de 13 à 15 h, présentera ses œuvres du 17 mai au 14 juin lors d’une exposition solo intitulée Regards sur leur quotidien.
Depuis quelques années, Christiane Frigault partage son temps entre le plaisir d’écrire et celui de peindre. Selon elle, les deux médiums « se disputent » ses territoires. Après la rédaction de trois romans, cette infirmière de formation est maintenant plongée dans l’expression de ses émotions grâce aux pinceaux et à la peinture.
Dans la galerie de Re/Max Actif, elle présentera une vingtaine de toiles, surtout peintes au cours des deux dernières années. « Exposer à Saint-Bruno-de-Montarville me donne une visibilité dans un milieu qui jouit d’une incontestable réputation de vitalité. Je crois que le dynamisme de cette ville est un atout qui peut servir de tremplin pour le monde artistique », mentionne au journal Chistiane Frigault.
« Mon but est de faire passer l’émotion que j’ai ressentie lors de mes rencontres. J’aime les scènes croquées sur le vif, dans les routines des gens… les gens encastrés dans leur milieu, dans leur vie, dans leur quotidien. » – Christiane Frigault
Dans ses toiles, l’artiste insère des tissus, des bijoux, des métaux, du bois, des bambous. Puis elle empiète souvent de sa toile pour poursuivre la scène sur un autre plan. Elle utilise également l’huile, qu’elle privilégie, ainsi que l’aquarelle, l’eau-forte et les techniques mixtes.
Christiane Frigault se dit interpellée par la spontanéité et le quotidien de ses sujets : « Donner une place à la simplicité, aux petits gestes, mais surtout saisir et tenter de rendre la justesse de certaines émotions. » Ce qui se reflète dans ses tableaux : la petite Vietnamienne timide et hésitante qui tend la main pour prendre un bonbon, les petites Chinoises qui s’amusent avec des ballons, la porteuse de bois du Vietnam qui sourit malgré la dureté de la tâche. Ses toiles sont surtout des adaptations de ses photos de voyage ou de scènes qui l’ont touchée émotivement. « Mon but est de faire passer l’émotion que j’ai ressentie lors de mes rencontres. J’aime les scènes croquées sur le vif, dans les routines des gens… les gens encastrés dans leur milieu, dans leur vie, dans leur quotidien. » Dans sa démarche artistique, elle explique : « Voyeurisme? Peut-être, mais je suis animée par un profond désir de prolonger le passage dans ma vie de ces personnes qui sont venues capter mon regard. »
Christiane Frigault met sur toiles uniquement des personnages, car pour elle, l’être humain est porteur d’émotions.
Celle qui a obtenu un certificat honorifique en arts visuels décerné par la Ville de Brossard en 2016 s’est remise à peindre il y a trois ans. Pendant son séjour en tant qu’infirmière, elle suivait des formations en arts visuels et graphiques, tout en poursuivant un baccalauréat en histoire de l’art à l’UQAM. « Il me restait alors bien peu de temps à consacrer à la peinture », admet MFrigault, qui est membre de l’Association des artistes peintres affiliés de la Rive-Sud (AAPARS).
Elle est également l’auteure de deux romans, Mon frère autiste (2013) et Ma douce-amère infirmière (2014). Membre de l’Union des écrivaines et écrivains québécois, elle a été finaliste pour le Prix du récit de Radio-Canada (2011) pour le texte sur l’inceste : Et elle dansait et elle dansait. Plus tard en 2017, elle doit publier un troisième bouquin, L’insolite troupe de Charles.
Peindre et écrire
Christiane Frigault évoque la dualité entre les pinceaux et les crayons : « Écrire et peindre sont deux activités complètement différentes, qui ne s’influencent pas mutuellement. Elles ne vont pas puiser dans les mêmes ressources intérieures. Alors que mon style d’écriture me cloisonne dans un monde fictif où je n’ai guère le choix de garder une certaine rigueur si je veux maintenir la cohérence des propos, la peinture est un univers débridé qui permet les débordements et les explosions imaginaires. »
Selon elle, pour coucher une histoire sur le papier, « il faut s’accoler à sa trame », alors que pour appliquer une image sur la toile, « il faut savoir en déborder ».
« J’ai deux passions, mais je préfère peindre, car je trouve ce médium moins astreignant que l’écriture. Lorsque je peins, j’écoute la musique et je peux laisser mon esprit galoper, mais lorsque j’écris, je dois le ramener à l’ordre », de décrire Christiane Frigault, qui sera aussi en exposition solo plus tard cet été, à la galerie Vincent-D’Indy de Boucherville (26 juillet au 20 août).
Mentionnons que 25 % des ventes de Christiane Frigault seront directement remises à la Fondation Opération Enfant Soleil.
Les locaux de Re/Max Actif Saint-Bruno sont situés au 1592, rue Montarville. L’entrée est gratuite en tout temps.


