Catherine Mailloux s’attable pour une nouvelle mise en scène
Théâtre Saint-Bruno Players
Pour les membres du Théâtre Saint-Bruno Players, la chute des feuilles, les matins frisquets et les journées qui raccourcissent signifient le retour sur les planches en vue de la présentation d’une pièce d’automne, les 13, 14, 20 et 21 novembre, à 20 h. Cette année, la troupe s’attaque à 13 à table, un texte de Marc-Gilbert Sauvajon.
Après avoir travaillé sur la pièce de théâtre 8 Femmes de Robert Thomas il y a un an et demi, Catherine Mailloux s’affaire maintenant à la réalisation de 13 à table. Un intérêt pour les nombres? « À la fin de 8 Femmes, j’avais dit à la blague que le titre de ma prochaine mise en scène porterait encore un numéro », explique au journal Catherine Mailloux, une infirmière en périnatalité à l’hôpital Charles-Le Moyne.
Puis, une amie de la bibliothèque lui procure des œuvres théâtrales comportant des chiffres, dont Dix petits nègres, d’Agatha Christie, mais aussi 13 à table. « J’ai tout de suite su que ce serait celle-là. C’est celle qui m’a accrochée davantage. Pour son humour, son rythme, sa dynamique, ç’a cliqué dès la première lecture. En plus, le Théâtre Saint-Bruno Players l’avait déjà adaptée, il y a plus de 20 ans. Je ne pouvais pas me tromper », admet Catherine Mailloux, qui est assistée dans son travail par Jocelyne Miller.
La pièce 13 à table raconte l’histoire d’un couple, Madeleine et Antoine Villardier, qui, la veille de Noël, n’arrive pas à s’entendre sur le nombre de convives à recevoir. Lorsqu’elle consulte la liste des cadeaux qu’elle offrira à ses invités, l’épouse réalise qu’ils seront 13 à table, une véritable malédiction qui rappelle la dernière Cène. Pour conjurer le sort, Madeleine cherche une solution afin de trouver un invité ou d’en décommander un, mais chaque fois qu’elle pense avoir réussi, le hasard chambarde ses plans. L’intrigue de la pièce contient tous les ingrédients pour une soirée divertissante au théâtre : traits d’humour, idées fixes, mensonges et désir.
Malgré le titre, le décor ne contient pas de table, puisque l’action se déroule dans le salon attenant à la chambre, et la troupe a délégué uniquement sept comédiens. La pièce met en vedette les France Fleury (Antoine), Chantal Lapointe (Madeleine), Véronique Robichaud (Consuella), Marc Brunet (Jean-Charles), Nancy Couture (Frédérique), Pierre Guimond (docteur Peloursat), Élise Patenaude (Véronique), avec la participation de Claude Poitras (Dupaillon). « Je suis entourée d’une équipe solide et chevronnée, capable de bien tenir la pièce », mentionne la metteure en scène, qui est aussi, parfois, comédienne pour le Théâtre Saint-Bruno Players. Dans Tailleur pour dames, de Georges Feydeau, elle avait personnifié le rôle d’Yvonne, l’épouse de Moulineaux. Dans Les Héros de mon enfance, de Michel Tremblay, elle avait revêtu le costume du Chaperon rouge. « La différence entre les deux, comédienne et metteure en scène, est énorme. Mais il faut faire de la mise en scène pour s’en rendre compte. »
La pièce 13 à table aura lieu au Centre Marcel-Dulude (530, boul. Clairevue Ouest). Les billets, aux coûts de 18 $ (12 $ pour les aînés et étudiants) sont en vente à la pharmacie Jean-Coutu de Saint-Bruno et au Centre Marcel-Dulude.
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous déjà assisté à une pièce du Théâtre Saint-Bruno Players?
