Bruno Pelletier est rendu là

Centre Marcel-Dulude

Accompagné d’un répertoire fraîchement renouvelé par des chansons tirées de Rendus là, son 11e opus sorti l’automne dernier, et galvanisé par de nombreux succès, Bruno Pelletier s’amène à Saint-Bruno-de-Montarville avec un nouveau spectacle pour brûler les planches du Centre Marcel-Dulude. Étonnamment, il en sera à une première en sol montarvillois, le samedi 26 janvier. 

Après Microphonium (2009), une première réalisation de matériel original en six ans, et le projet Bruno Pelletier et le GrosZorchestre (2007), dans lequel il s’adonnait au jazz et au blues, Bruno Pelletier redevient le chanteur à voix que l’on connaît avec Rendus là, un nouvel album contenant 12 chansons. « Chaque pièce est une missive envoyée aux gens qui m’entourent, aux gens que j’aime, ma femme, mon fils, des amis, des amis disparus, ce qui en fait un disque très personnel », mentionne le chanteur, en entrevue avec le journal Les Versants.

Pour Rendus là, Bruno Pelletier a pris les commandes de la réalisation, une première pour lui. Habituellement, il coréalise ses albums, mais cette fois, il a décidé de prendre la barre et de devenir le capitaine du bateau de façon complète. « C’est une espèce de défi personnel que je me suis lancé. J’ai toujours été un gars d’équipe et je m’entoure bien; je demandais donc beaucoup de conseils à mes musiciens et mes autres collaborateurs, mais lorsqu’il s’agissait de prendre une décision finale, c’est moi qui tranchais », de poursuivre l’artiste âgé de 50 ans.         

Un album personnel aux thèmes… universels

Bien que chaque titre de l’album soit une lettre destinée à un être cher, les thèmes de ces chansons, bien qu’intimes, demeurent universels. Voilà donc le fil conducteur de Rendus là : une peine d’amitié (« On oublie »), la transmission de valeurs humaines (« J’ai posé des pierres »), le parcours d’une fin de vie (« Le blues blanc »), la vie à deux (« Rendus là », « Entre toi et moi », « Des kilomètres »), l’aveuglement d’une génération (« Tout ce qu’on a voulu »), l’amour dans son aspect parfois douloureux (« Ton amour meurt », « L’amour nous reviendra »), l’espoir devant la maladie (« Un si long chemin »), la face cachée de l’humain (« Peut-être »). « Dans ces textes, je m’adresse à mes proches, je leur parle comme si nous étions dans l’intimité, mais j’ai été surpris de constater que ces thèmes touchaient le public en spectacle, les gens qui m’écrivent par courriel ou qui me répondent sur Facebook. Cette intimité, je la partage finalement, et ces chansons, écrites pour quelques personnes en particulier, peuvent être abandonnées au plus grand dénominateur commun », explique l’intéressé. 

Mise en branle en septembre dernier, la tournée de Bruno Pelletier, qui incarne le poète Gringoire dans Notre-Dame-de-Paris, se veut un concert énergique et dynamique, à la dimension visuelle travaillée. Jusqu’à maintenant, la réaction du public est très bonne. « Je suis reconnu pour quelques ballades et un style assez doux, mais j’ai un background bien rock et un côté musicien que je mets en avant-plan dans ce spectacle. Durant notre performance, je joue de la basse, de la batterie, des claviers et évidemment, de la guitare. Ces instruments représentent mon univers musical. »

Accompagné sur scène par quatre musiciens, soit Marc Bonneau à la batterie, Jacques Roy à la basse, Julie Lamontagne aux claviers, ainsi que Louis Côté à la guitare, Bruno Pelletier s’amène à Saint-Bruno avec une programmation prévue de 20 à 23 chansons. « Avec 11 albums à mon actif et une participation dans 7 comédies musicales, nous sommes partis en tournée avec un beau problème de sélection musicale. Nous avons donc décidé d’utiliser une formule différente tous les soirs avec une vingtaine de pièces. Sur scène, il y a aussi un chapeau avec des suggestions provenant de la foule et dans lequel nous pigeons au cours de la soirée. » Ce qui donne les incontournables de Pelletier, comme « Ailleurs c’est comme ici » et « La Manic », mais aussi quelques surprises. 

Un air de famille

L’année 2012 en fut une très grosse pour Bruno Pelletier, qui a vécu un horaire passablement chargé, « à train d’enfer », comme il aime le dire. Non seulement il a travaillé pendant des mois en studio pour la réalisation de son disque, mais il est devenu le nouveau porte-parole de la Fondation québécoise du cancer en plus d’être coach vocal pour l’émission Un air de famille, sur les ondes de Radio-Canada. « Ma participation à cette émission est une belle surprise et je suis très heureux qu’on m’ait demandé d’y prendre part. C’est une expérience humaine assez incroyable, que l’on ne voit pas toujours à la télévision, et qui m’a permis de travailler sur moi-même. J’ai vécu de quoi de très spécial avec ces familles », continue celui qui a traversé l’océan pour donner des représentations en Russie durant les Fêtes.

Bruno Pelletier sera au Centre Marcel-Dulude (530, boul. Clairevue Ouest) le 26 janvier dès 20 h. Des billets sont en vente au coût de 42 $.