Tous les chemins mènent à l'OSDL
Le journal est allé à la rencontre d’abonnés de l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) résidant à Saint-Bruno-de-Montarville; ceux-ci y sont bien représentés. Deux d’entre eux ont accepté de nous répondre.
L’OSDL existe depuis plus de 30 ans. Marc David, le chef, dirige 52 musiciens professionnels depuis 21 ans. En moyenne, ce sont 600 abonnés à la série Grands concerts et 135 à la série Concerts intimes au fil des ans, 100 000 élèves aux représentations scolaires des activités de la série Portée pédagogique et des dizaines de jeunes musiciens qui ont l’opportunité de se produire avec l’Orchestre. L’OSDL, c’est près de 590 concerts, 573 000 fidèles spectateurs.
L’orchestre a 31 ans, mais ce n’est que depuis 1988-89 que le public a pu s’abonner aux concerts. Micheline Coossa est d’ailleurs l’une des toutes premières.
Cette résidante de Saint-Bruno connaissait d’ailleurs Jean-Pierre Brunet, le fondateur de l’OSDL, qui s’appelait alors l’Orchestre symphonique de la Montérégie (OSMONT).
« Ma fille avait Jean-Pierre Brunet comme professeur de violon et a participé à l’un des trois orchestres de jeunes en Montérégie. Quand l’orchestre a été fondé en 1986, il n’y avait pas d’abonnement. J’ai été l’une des premières à m’inscrire lorsque cela a été possible. Je suis là depuis le début », se rappelle Mme Coossa.
« J’étais abonnée depuis plus de 20 ans à l’OSM. Cette grève a été l’occasion de découvrir l’OSDL. J’ai été surpris de la qualité et du professionnalisme de l’ensemble. » – Michel Guy
Ce qui a attiré cette irréductible passionnée, en plus du fait d’accompagner la passion de sa fille, c’est la qualité de l’orchestre. « J’ai vu l’évolution de beaucoup de musiciens. On en retrouve beaucoup avec d’autres orchestres prestigieux comme à l’Orchestre de Montréal. Aujourd’hui, j’aime la grande simplicité de Marc David, son chef d’orchestre. Il a une très belle proximité avec le public », explique-t-elle.
Au moment où les abonnements se sont ouverts, plusieurs groupes ont fait le saut, comme l’AREC, l’Association des retraités de l’éducation.
La grève de l’OSM
Un des tournants de l’histoire de l’OSDL a été la grève des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM).
En mai 2005, les 90 musiciens de l’orchestre montréalais décidaient, dans le cadre d’une négociation pour une hausse des salaires, de ne plus donner de représentations. Une période qui correspondait à l’arrivée de Kent Nagano.
C’est ce moment de crise qui a poussé Michel Guy à s’abonner à l’OSDL. « J’étais abonné depuis plus de 20 ans à l’OSM. Cette grève a été l’occasion de découvrir l’OSDL. J’ai été surpris de la qualité et du professionnalisme de l’ensemble. Je mettais l’OSM sur un piédestal, sans regarder ce qui se passait à Longueuil », indique ce mélomane de 81 ans.
Ce qui plaît particulièrement à ces deux abonnés, qui continuent d’aller à Montréal à l’occasion, c’est la facilité de se rendre à l’OSDL depuis la Rive-Sud. « C’est plus simple de se déplacer à l’OSDL quand on habite la Rive-Sud et il faut le dire aussi, c’est moins cher, ajoute M. Guy, sans perdre en qualité en plus. Rappelons que le premier violon de l’OSDL d’il y a quelques années est aujourd’hui le premier violon assistant de l’OSM. »
Une des volontés de ces deux abonnés, largement partagées par d’autres, serait de voir une offre plus grande de concerts, « dans une salle de spectacles plus appropriée que la salle Pratt et Withney. Avec ce rajustement, il y aura sûrement encore plus de monde pour venir écouter l’OSDL », de conclure Mme Coossa.
Aujourd’hui, la majorité du public de l’OSDL est un public d’abonnés.


