Une pénurie qui gagne nos pharmacies

Masques de protection contre le coronavirus

L’arrivée du coronavirus cause une pénurie de masques de protection dans plusieurs pharmacies du Grand Montréal. Une situation qui touche quatre pharmacies de Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Basile-le-Grand.

C’est le cas à la Pharmacie Jean-Coutu Saint-Bruno-de-Montarville. « En ce moment, tout a été vendu. Les tablettes ont été vidées. Nous attendons des nouvelles du siège social, à Varennes, qui est aussi en rupture de marchandise, et qui souhaite développer une stratégie pour répondre aux besoins de la clientèle », nous a mentionné un employé.

Selon lui, les gens sont actuellement en « mode panique », surtout depuis cette semaine. Il reprend : « Le masque ne change pas grand-chose, sauf peut-être apporter un sentiment de sécurité. Il n’y a pas lieu de s’alarmer; il faut faire confiance aux instances. »

En attendant, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré ce jeudi l’état d’urgence de santé publique internationale à cause du nombre croissant de pays parmi lesquels s’étend l’épidémie de coronavirus.

Du côté de la Pharmacie Jean-Coutu Saint-Basile-le-Grand, on confirme aussi une pénurie de masques de protection : « Nous sommes en rupture depuis peu parce que le Groupe PJC est aussi en pénurie de ces produits. Par contre, nous sommes sur le point de recevoir une commande d’une centaine de masques, provenant d’un autre fournisseur. »

« Pourtant, le masque assure une protection limitée. » – Sonia Guimont

Limiter à 1 seul masque par client

À Uniprix Roxane St-Jean, les masques de protection se font de plus en plus rares, au point où l’achat a été limité à un seul article par client. Une quinzaine d’entre eux avaient été vendus en moins de deux jours. Au moment de l’appel du journal Les Versants, jeudi, une quarantaine de masques étaient encore disponibles. « Nous en avons, mais ce sont les derniers. Notre fournisseur n’en a plus. »

Un constat similaire au Familiprix Extra – Christian DeBlois, qui a pignon sur rue à Saint-Bruno-de-Montarville. « Nous en avons reçu la semaine dernière, mais ils se sont vendus plus vite que d’habitude. Cette semaine, nous n’en avons plus du tout », affirme une employée du commerce.

Privilégier les mesures d’hygiène au masque

« Pourtant, le masque assure une protection limitée, donne une fausse sécurité », explique la propriétaire de Pharmacie Jean-Coutu Saint-Basile-le-Grand, Sonia Guimont. Elle conseille plutôt à la population de se fier à Santé Canada et de respecter les mesures d’hygiène adéquates.

D’ailleurs, dans une lettre adressée aux établissements scolaires et aux services de garde éducatifs à l’enfance, le CISSS de la Montérégie recommande le lavage des mains et l’hygiène respiratoire. « Lavez-vous les mains souvent à l’eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes. Utilisez un désinfectant à base d’alcool si vous n’avez pas accès à de l’eau et à du savon. Observez les règles d’hygiène lorsque vous toussez ou éternuez (couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes; si vous utilisez un mouchoir en papier, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains par la suite). Le port du masque n’est pas recommandé pour les personnes qui ne sont pas malades », peut-on lire dans le document envoyé jeudi.

D’autres produits qui partent plus vite

Les masques de protection ne sont pas les seuls articles qui passent à la caisse plus souvent que d’habitude. Selon les employés avec qui le journal a discuté, les gants de latex, les désinfectants pour les mains et autres germicides s’écoulent aussi beaucoup.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous acheté un masque de protection?