Conflits dans la communication chez les jeunes

Conflits dans la communication chez les jeunes

Le directeur de la Maison des jeunes La Butte, Martin Renaud.

Crédit photo : Archives

Chronique jeunesse

Je suis toujours épaté de voir à quel point les jeunes sont à l’affût de tout ce qui a trait à la nouveauté, surtout en ce qui concerne les téléphones intelligents.

L’ère du 2.0, c’est autant une époque d’évolution technologique aux multiples possibilités que l’instauration d’une culture de l’immédiat.
Qu’on le veuille ou non, qu’on soit prêt ou pas, qu’on l’accepte ou qu’on la repousse, la technologie est là et elle progresse très vite. Également, ce n’est pas parce que les moyens de communication sont multiples et efficaces que cela améliore nos habiletés sociales, bien au contraire.

À la Maison des jeunes La Butte, les interventions en lien avec des conflits dans les relations interpersonnelles sont nombreuses. Nous observons que la majorité de ces conflits ont été créés lors d’échanges de textos ou de conversations sur Facebook. Lorsque nous discutons avec les jeunes pour les aider à résoudre leurs situations, nous constatons que le problème se trouve très souvent sur le plan de l’interprétation dans le jeu de la communication. Un conflit qui n’est pas résolu peut entraîner des conséquences néfastes chez des jeunes vulnérables. Il faut savoir reconnaître certains signes et il ne faut surtout pas les ignorer ou les banaliser : perte d’appétit, retrait du cercle d’amis, violence physique ou verbale accrue, tristesse, apparition ou augmentation de la consommation (cigarettes, drogues, alcool)…

Dans des cas plus graves, cela peut entraîner des problèmes plus importants qui ne sont pas visibles, comme de l’automutilation et des idéations suicidaires.

Nous suggérons habituellement aux jeunes d’éviter de régler ces conflits par l’entremise des réseaux sociaux et de plutôt privilégier une rencontre en personne pour clarifier leurs propos et ramener un climat sain.

Aussi, il arrive que nous proposions aux jeunes d’agir comme médiateur pour faciliter la communication afin que chacun puisse exprimer son point de vue sur la situation. À cet effet, l’écrivain Bernard Werber a une expression qui a beaucoup de sens : « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre et ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même… »

Ainsi, en cette période du temps des Fêtes, voilà une réelle opportunité pour vous de vous rapprocher de vos ados et d’établir ou de rétablir une saine relation en mettant à jour des éléments qui, à ce moment-là, étaient restés en suspens.

Je le dis souvent aux jeunes de La Butte : « Les deux choses les plus difficiles à dire à part “s’il vous plaît” et “merci”, c’est “je m’excuse” et “tu avais raison” ». Ça fait tellement de bien quand ça sort! »

Joyeuses Fêtes de la part de toute l’équipe de la Maison des jeunes La Butte!

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