Conduire vert l’hiver

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Par Gabriel Provost
Conduire vert l’hiver
Le nombre de véhicules électriques dans nos villes est de plus en plus élevé. (Photo: archives)

L’heure est venue de se préparer à la conduite hivernale, mais de plus en plus de conducteurs devront s’adapter à la conduite d’un véhicule vert en hiver.

Les villes de Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie font partie de celles qui ont le plus grand nombre de voitures « vertes » au Québec. En date du 30 juin dernier, Saint-Bruno était d’ailleurs deuxième ville au Québec pour sa proportion de véhicules hybrides ou électriques sur le total de tous ses véhicules. 

Les pneus

À l’Association des Véhicules Électriques du Québec (AVEQ), le Président, Simon-Pierre Rioux, indique que le choix des pneus peut s’avérer un élément important lorsqu’arrive la saison hivernale pour garantir que le véhicule soit bien adapté aux conditions climatiques plus difficiles. « Choisir un pneu provenant d’une compagnie reconnue fait en sorte d’améliorer la conduite, mais également de réduire le bruit produit par le roulement sur la chaussée. » Comme les moteurs électriques ne font pas autant de bruit que ceux à essence, le bruit des pneus devient un facteur important pour être confortable dans l’habitacle. 

En ce qui a trait à la procédure à entreprendre pour changer ses pneus sur une voiture hybride ou électrique, M. Rioux indique qu’elle ne diffère pas de celle qui serait faite sur une voiture à essence. « Tous les garages ont les équipements nécessaires au changement des pneus pour ces véhicules. Il ne faut pas forcément faire le changement au concessionnaire à chaque fois. »

Autonomie de la batterie

En termes d’autonomie de la batterie, les conditions hivernales auxquelles le Québec fait face réduisent le nombre de kilomètres que peut parcourir un véhicule vert comparativement à l’été. Par contre, M. Rioux indique que la perte est équivalente entre les voitures vertes et celles à essence. « On perd environ 20%de l’autonomie pour les voitures électriques, alors que les véhicules à essence utilisent en moyenne 20% plus de carburant l’hiver. » Le président de l’AVEQ ajoute que les électromobilistes ont l’avantage d’avoir moins de risques de devoir subir un survoltage de leur batterie étant donné qu’elle est chauffée par auto-régulation.  

Freinage par régénération

Les véhicules verts sont équipés de systèmes de récupération de l’autonomie de la batterie par freinage. Cette opération fait en sorte que la voiture reprend une partie de l’énergie dépensée en freinant. « Il y a des niveaux plus ou moins agressifs pour la régénération de la batterie. En hiver, il est déconseillé de laisser ce mode à un seuil élevé puisque la chaussée glissante peut faire en sorte de faire déraper la voiture et causer des accidents », dit Simon-Pierre Rioux. 

Hausse des ventes

Le prix élevé du litre d’essence a fait en sorte de pousser plusieurs automobilistes à se tourner vers des véhicules verts. Or, les problèmes d’approvisionnement en microprocesseurs n’ont pas épargné le secteur automobile, qui peine à répondre à la demande grandissante d’hybrides et d’électriques. M. Rioux indique qu’il conseille « aux acheteurs de s’inscrire sur les listes d’attente des concessionnaires au moins 4 à 6 mois avant la fin de leur contrat actuel s’ils veulent obtenir une voiture au bon moment, parce qu’il y a beaucoup d’attente. » 

Que pensez-vous de la conduite hivernale dans un véhicule vert?

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