Une maman lance un cri du cœur

Les Amis-Soleils manquent de financement

La Montarvilloise Sylvie Guillemette lance un cri de cœur afin que des donateurs se manifestent auprès de l’organisme à but non lucratif Les Amis-Soleils. La maman d’une fillette de 9 ans vivant avec une déficience intellectuelle souhaite que cette dernière puisse continuer ses activités de loisirs, dont certaines seront coupées cet été par manque de financement.

Les Amis-Soleils offrent des activités adaptées aux personnes de 6 à 20 ans vivant avec une déficience intellectuelle et/ou autres troubles de développement, à Saint-Bruno : bricolage, arts plastiques, théâtre, sports équestres, jeux de groupe, sorties, activités de plein air et piscine. Celles-ci favorisent la socialisation, le développement perceptuel et moteur des enfants, ainsi que la confiance en soi. Malheureusement, pour éviter le déficit budgétaire, l’activité de piscine a dû être annulée pour les sessions de printemps et d’automne, et cinq postes de moniteurs seront coupés pour le camp d’été.

Selon Yves St-Pierre, président du conseil d’administration, les dons représentent environ 15 % des revenus de l’organisme. Les autres sources proviennent du programme Emploi d’été Canada (pour les moniteurs), des municipalités, de dons de particuliers, de campagnes de financement (le Grand McDon, entre autres), et de l’Agence de santé et des services sociaux.

« Depuis quelques années, nous remarquons une hausse exponentielle des cas de soutien « un moniteur pour un enfant ». L’année dernière, nous avions 14 moniteurs, pour les camps de jour. Cette année, nous avons les moyens d’en payer juste 9. De là, nous avons dû faire des choix… », précise M. St-Pierre.

Du répit pour les parents

Le temps que les enfants sont avec les moniteurs, les parents peuvent profiter de moments de répit, ce qui n’est pas négligeable quand on sait que ces familles sont à la limite de l’épuisement et se sentent très isolées…

« Les activités de piscine étaient pratiquement les seules que pouvait pratiquer ma fille. Sa déficience intellectuelle fait en sorte qu’Héloïse ne parle pas, a une surdité partielle. Elle a aussi une déformation de la colonne vertébrale et est épileptique. Notre fille n’a pas d’amis et nous demande beaucoup de notre temps, d’exprimer Mme Guillemette, dont la fille fréquente Les Amis-Soleils depuis trois ans. Les autres parents sont dans le même état d’esprit que nous. Ils se disent que ce sont toujours les plus vulnérables qui se font couper. Pour nous, ce sont constamment des défis et des batailles afin d’obtenir de l’aide… »

Les réserves s’épuisent

En 2014, les Amis-Soleils offraient 650 jours-camp aux enfants de Saint-Bruno, Saint-Basile, Beloeil et Mont-Saint-Hilaire. Cette année, les données s’orientent vers un maximum de 500 jours-camp, comme en 2012. « C’est certain que nous ne pourrons pas dépasser cela; nous n’avons pas de ressources monétaires », ajoute M. St-Pierre. C’est pourquoi l’organisme étudie toutes les solutions possibles auprès des entreprises de la région pour l’aider, en plus de demander une participation plus accrue des parents dans la recherche de financement.

Un jeune qui fréquente le camp pendant huit semaines coûte 3 000 $. Les frais d’inscription, déboursés par les parents, sont de 1 000 $; l’organisme doit donc financer le reste. « Et cette année, avec cinq moniteurs en moins, nous savons que la situation sera catastrophique pour certains parents… Mais nous ne pouvons pas nous permettre de déclarer un déficit une troisième année consécutive; les réserves s’épuisent. »

Pour aider Les Amis-Soleils, contactez Yves St-Pierre au 450 653-6028.